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connardise

  • Se faire traiter par une conne et écrire des insanités ? (2)

    Alors que je me faisais copieusement agressée par une connasse au téléphone, au sujet d'une facture et d'explications qu'elle ne me laissait pas lui donner en me coupant systématiquement la parole, telle la grognasse mal baisée que sa voix suggérait à mon oreille meurtrie, j'ai songé à cette histoire de roman porno. Un instant, je me suis imaginée l'écrire avachie dans mon canapé en nuisette et bas, couture devant le feu de cheminée crépitant, sirotant un verre de brandy, mes félins aux alentours, quand l'autre me raccrocha avec violence au nez, me tirant de ma torpeur délicieuse alors que j'attaquais les choses sérieuses... En effet et en toute honneté, je ne me vois pas être pornographe sans me double cliquer la souris avec régularité, au fil des pages noircies et des histoires obscènes que mon cerveau peut engendrer. La masturbation est une chose importante  dans le couple que l'on forme avec son corps et personnellement je désire continuer à avoir de bons rapports avec lui. Alors l'empêcher de m'intimer de me toucher alors que je m'appliquerai justement à inventer en mots les situations les plus excitantes, me semble au delà du raisonnable.

    J'en parlais par mail à mon amant pour le dissuader de m'encourager encore aujourd'hui et à mon plus grand désarroi, argumentant sur son propre vice de collectionneur de films porno. Il a balayé mes objections (même les plus réalistes concernant ma syntaxe, ma grammaire et mon orthographe), m'indiquant avec humour qu'il existait des ceintures de chasteté chez tous les bons marchands de jouets. Puis nous avons failli nous engueuler comme des chiffonniers sur des histoires de confiance en soi que je trouve complètement hors propos. J'ai confiance en moi, c'est comme pour la masturbation, ça me paraît fondamental pour être en paix avec soi même... avec qui n'empêche, on passe beaucoup de temps... mais je ne crois pas que je pourrai écrire vraiment, tous ceux qui trottent dans ma tête, à moitiés nus ou en porte jarretelle, sans passer pour une fille complètement borderline... d'autant plus que c'est beaucoup de travail et que j'ai présentement des patates à éplucher.

  • tacler ses collègues et écrire des insanités ?

    Aujourd'hui, je suis allée travailler avec une goutte de sperme séché sur la branche gauche de mes lunettes Kipling (avec le petit singe gravé sur le côté, genre j'ai 8 ans d'âge mental et je collectionne les dauphins en porcelaine ),un bermuda noir, un débardeur gris à rayures et mes fabuleuses docs violettes. Ce qui m'a valu, un certain regard intrigué de  la part de ma chef bien aimée.

    Ce lundi matin, c'était la rentrée de la plupart de mes collègues préférés que je maudis sur vingt générations au moins trois fois par semaine. Sous l'impulsion de mon directeur, qui ne m'autorisera à râler dans son bureau que si j'accomplis à l'avenir les sommations  mailesques d'usage aux intéressés en premier lieu ;  comme je ne suis que douceur  et que j'ai loupé plusieurs fois mon diplôme de serpillère, j'ai préparé plusieurs mails hyper courtois dès vendredi dernier, signalant mon mécontement quant au foutage de gueule manifeste de la putain de procédure, qui à moi aussi me pourrit la life. En plus soutenu et professionnel. Et pour être certaine de bien moisir le retour au bagne de tous ces connards.

    Entre temps, j'ai passé un excellent week end, ( ce qui explique le foutre sur mes binocles ) et je suis arrivée complètement radieuse sur mon lieu de travail, distribuant pour une fois sans hauts de coeur, des bises à tous mes collègues. Même mes préférés : ceux qui bavent. Ce n'est que vers 10 heures du matin que j'ai décidé de constater officiellement qu'ils n'avaient pas eu un mauvais réveil mais bien qu'ils me faisaient la gueule. A moi. Personnellement. La classe ! Emplie de fierté, j'ai harpenté les couloirs d'autant plus fringante de confiance narguant d'un petit regard entendu les fautifs, mauvais de se faire remonter les bretelles par une personne dépourvue de pénis.

    Perchée la haut sur mon nuage d'autosatisfaction, j'ai écrit  dans la journée, deux mails osés à mon mari et mon amant, qui m'ont dit tout deux d'arrêter de me cantonner à l'amateurisme  de leurs yeux et d'écrire un vrai bouquin porno. Au premier j'ai répondu "mais euhhhhhhhh.... chépa" et au second que j'étais trop laborieuse pour réussir à tenir à peu près le moche blog et écrire dans mon disque dur. L'amant m'a dit d'avoir confiance et le mari que "je pourrais me sortir les doigts du cul quand même". En attendant, je ne suis pas certaine que le roman porno soit un produit d'avenir où je pourrai devenir millionnaire facilement.

    ;-)

  • Le syndrome du Kinder Bueno.

    Aussi sûrement que la tartine qui tombera du côté confiture sur le carrelage immaculé de la cuisine,  nous sommes envahis par bon nombre d’impolis. Investis de la mission métaphysique de nous gâcher la vie en semant de ci de là, des petits rien qui nous emmerdent. Je pense à celui qui imprime un catalogue de références sans remettre de papier dans le bac prévu à cet effet; sans vérifier si par hasard une feuille qui ne le concerne pas ce serait intercédée intercalée (merci lectorat !) . Je pense à celui qui pique en douce la dernière boite d’agrafes sans le signaler. A celui qui finit le rouleau de PQ (et qui pue du cul à en faire se décoller le papier peint) sans en mettre un nouveau pour le prochain qui aurait besoin de se soulager. [Toute ressemblance avec des faits réels est loin d’être fortuite]

     

    Toutes ces petites choses. Ces petits détails. Cette discourtoisie flagrante. Cette manie de finir le café sans penser à mal mais sans penser aux autres, de bouffer tous les croissants sans partager. Cette manie viscérale de s'approprier le dernier exemplaire d'une chose. J’appelle ça, va savoir pourquoi, le syndrome du Kinder BueNo. (Comme dans la pub du même nom, avec cette fille qui elle aussi joue au foot.. alors qu'il est nulle part question de distributeurs de bonbons dans mon histoire, je sais). C'est seulement ce qui me vient à l'esprit pour décrire ce type de personnages qui invariablement, récidiveront malgré les remarques, les menaces et les tartes dans la gueule qui se perdent vers l’infini et l’au delà. Rien ne semble pouvoir les raisonner. A part la remontrance ultime du patron. Et encore. On constate deux jours d’amélioration  pour une rechute parfois plus inquiétante que l’état initial.

     

    Ils sont légion autour de moi. Ils m’encerclent au boulot. La gente masculine semble d’ailleurs, très sensible au syndrome du KB comme disent les scientifiques. Par dépit, je fais partie du club des gens qui remettent du papier dans l’imprimante dont j’use pas mal c’est vrai. Mais aussi par rébellion à  celui des meufs qui râlent et qui aboient. Et cela n’a rien avoir avec une quelconque ligue féministe. Ca me bouffe de l’intérieur de devoir subir cette cohabitation alors parfois je m'énerve quitte à passer pour une hystérique qui fait une fixette sur le papier dans l'imprimante et le stock d'agrafes.

     

    Bref, le syndrome du KB me pourrit la vie un peu plus chaque jour et  ce malgré mon armure. Sournois et insidieux, ce mal se propage à une telle vitesse qu’on gueule au début à en faire s’écrouler le faux plafond pour finir par grogner dans sa moustache (oui bon bah ça va Georges a de la moustache et alors ?) qu’on va commettre un crime sous peu si ça continue. Mais en réfléchissant, on se dit que ce serait dommage d’intégrer la prison du comté et de partager sa cellule avec une multi récidiviste du vol de rouges à lèvres à l’étalage à cause de tous ces cons qui nous emmerdent. Sans passer à l’acte on imagine user de sa double hache et de faire sauter des têtes aussi facilement que des pâquerettes.

     

    Sinon,  j’aime pas les Kinders Bueno. Je préfère les schokobons.

     

  • La mauvaise foi

    Je n'aime pas la mauvaise foi. La mienne. Celles des autres. Surtout celles des autres. Parce que pour ma part j'use très peu de la mauvaise foi étant donné que j'ai toujours raison. Enfin presque toujours. Sinon je ferme ma grande gueule. Du moins j'essaye. Ce n’est pas toujours facile d'être parfaite!

     

    La mauvaise foi je la côtoie tous les jours grâce à mon job de super héros qu'on ignore. Surtout grâce à mes clients. Mes supers clients directeurs de supermarchés. D'ailleurs si tu es directeur de supermarché je te déteste. Même si tu ressembles à Georges Clooney ou à Johnny Deep (sur ce coup là je suis d'une originalité pas croyable). Oui je te déteste. Même si je ne t'ai jamais parlé. Même si je ne travaille pas pour toi. Ce genre de haine ne se discute pas.

     

    Pas plus tard que tout à l'heure, j'ai eu l'honneur de recevoir le coup de fil de Mr le directeur d'un magasin. Et vla ti pas que le dit monsieur  me tape un scandale à propos d'une facture sans même me dire bonjour ou un autre truc du genre qui l'aurait rendu un tant soit peu poli. Bien sur, il ne me laisse pas vraiment le droit d'en placer une, alors je me mets à parler plus fort que lui dans le téléphone (j'espère que je t'ai fait paumé un peu d'audition ispèce de connard). Mais le directeur de supermarché est un être de niveau supérieur dans la discourtoisie et la malpolitesse. Une ispèce de champion olympique de la connardise.

     

    Un sourd qui a décidé de ne pas m’écouter coûte que coûte. Je le laisse causer. De toute manière, il ne me laisse aucun autre choix : il ne s'arrête pas de parler. Même quand je tente vainement de lui couper la parole pour essayer d’obtenir le numéro de la facture incriminée. Car à ce moment dans ma tête je m’entends juste dire « Mais de quoi il me parle ? ». Bah oui je fais quand même plusieurs centaines de factures, j’ai plusieurs centaines de clients… tout ça, tout ça.

     

    Pendant ce temps là, le type m'a sorti son ton le plus méprisant parce qu'il clôture ses comptes 2009 et qu'il lui faut la facture globale de ces dernier travaux au 31 décembre. Ce que je n'ai pas fait. Parce qu'on ne me l'a pas dit. Même qu'on m'a spécifié que les travaux n'étant pas terminés je devais ne facturer que 80% de la somme. Ce que j’ai donc fait bête et disciplinée.

     

    Je me défends deux secondes et demie. C'est-à-dire que j’ai à peine le temps de dire « Monsieur » que le voilà qui enchaîne comme quoi c’est scandaleux parce qu’il me l’avait dit. Je le connais de nulle part et lui se met à me soutenir sans fléchir qu’il m’avait prévenu par téléphone. J’ai une très bonne mémoire et pendant qu’il déverse son fiel je vérifie mes mails, mon carnet de note, le dossier. Que dalle oui ! Monsieur le directeur de magasin est un menteur.

     

    Du coup, j’ai perdu patience immédiatement. Déjà que j’ai mes règles depuis ce matin, je trouve Monsieur le directeur de magasin que j’ai été jusque là bien aimable. Peut être parce que t’as réussi à me clouer le bec dès le début de ce charmant entretien téléphonique. Oui. Bon. C’est pas faux. Mais là tu vas voir dès que tu reprends ta respiration, moi je reprends la main.

     

    J’arrive à lui demander si il connaît mon nom et à quelle personne il s’est adressé pour donner ses soi-disant instructions. Il n’esquive pas et s’enfonce dans ses affirmations sans être capable de répondre à la question. J’enchaîne sur la date de cet hypothétique entretien précisant qu’on est quand même janvier depuis 19 jours. Rhooooo…. Monsieur le Directeur n’a pas d’humour il monte sa voix désagréable d’un ton. Alors moi aussi, lui expliquant qu’il n’a qu’à m’envoyer un fax. Que c’est la procédure. Qu’on ne tient compte que des traces écrites. Il fulmine. Menace de se plaindre à mon patron pour mon outrecuidance et mon incapacité professionnel.

     

    Je lui crie « Dans l’attente de votre fax. Au revoir Monsieur » Faut rester polie quand même. Monsieur le Directeur est un client. Il marmonne «  Au revoir » et claque son téléphone. Heureusement mon oreille est depuis longtemps éloigné du combiné. Une certaine habitude. Je reçois le fax 10 minutes plus tard. Poli comme si nous avions eu un échange courtois. Plus question De « J’vous l’avait dit » péremptoire. Bref que de la gueule. De la mauvaise foi. Et je n’aime pas la mauvaise foi… surtout celle des autres.

     

  • Nom de code : Pauv'type !

    Un jour, un mec qui m’expliquait ses préférences sexuelles me dit très sérieusement qu’il était 300% hétéro. J’ai froncé les sourcils, pas très inspirée par cette phrase puant la testostérone à plein nez, le laissant continuer son argumentation visant à dissiper les doutes sur sa préférence pour les femmes. La trentaine, propre sur lui plutôt chic tendance trendy, il aurait pu faire cette pub pour la crème anti-ride et le roll on décongestionnant pour les yeux spécial mâle poilu et viril mais qui prend soin de sa petite peau. (Même si se badigeonner de lotion  pour un homme n’est devenu que récemment normal dans l’imaginaire collectif.)

     

    S’il m’avait juste dit qu’il était hétéro, je n’aurai pas relever. Mais là « 300% hétéro » : j’ai  trouvé  ça énorme. En soit si on analyse statistiquement le truc ça le rendait plus hétéro que la moyenne. Comment peut on être plus hétérosexuel qu’un hétérosexuel ? Pourquoi se présenter ainsi si ce n’est pas peur d’être assimiler à un groupe qu’il se défendait pourtant de ne pas stigmatiser et d’accepter dans sa grande mansuétude ? Et puis c’est quoi cette condescendance de merde, ses justifications sur ses orientations sexuelles ? Chacun ses préférences, pour le reste on est libre de faire ce qu’on veut de son corps et de s’ébattre avec qui on le souhaite, non ?

     

    Il m’a fait penser à ces gens qui se défendent d’être raciste mais qui ne peuvent pas s’empêcher de critiquer les cultures différentes de la leur, qui font des sales blagues sous couvert d’un soit disant humour qui n’a franchement rien de drôle. Heureusement qu’on ne vit pas dans ses pays où l’homosexualité est puni par la loi, car il aurait sûrement fini en première ligne de ces fanatiques qui ne peuvent pas supporter que l’on soit différent de leurs putains de préceptes arbitraires et sans fondement.

     

    « 300% hétéro » N’importe quoi. 300% de connerie et d’intolérance. Voilà ce qu’était ce mec dans sa veste bien coupée. Le genre à ne pas supporter qu’on se trompe sur son compte. Comme si c’était important. Comme si ça allait le salir ou le dévaloriser d’être par erreur assimiler à une préférence sexuelle que les gens dans leurs stupidités sans nom ne tolèrent pas encore vraiment.

     

    Ce qui pourrait être drôle, mais ne l’est en fait pas, c’est ce qu’il se confia par la suite sur la nature de son plus gros fantasme : voir deux femmes ensembles se donnant mutuellement du plaisir. On avait atteint le paroxysme de sa connerie profonde. En substance, le mec se défendait à demi mots et de façon plutôt politiquement correct d’avoir un quelconque lien avec l’homosexualité masculine, tout en m’expliquant avec sérieux et envie que ça le faisait bander de voir deux nanas se brouter le minou. J’avais sous les yeux l’intolérable et parfait exemple du type qui réfléchit avec sa bite sans se soucier de ses contradictions sur la question de l’homosexualité.

     

    Elle m’énerve cette tendance qui fait que les lesbiennes excitent le mâle qui ne jure que par sa virilité d’hétéro. Ce sont d’ailleurs souvent des amants merdiques qui ne pensent qu’à leur petit orgasme et à leur queue. Bref, le prototype du connard qui, si il le pouvait, s’injecterait quotidiennement sa dose de testostérone pour être bien certain de ne jamais virer de bord. Le genre de mec capable de casser la gueule à un autre pour faire preuve de sa toute puissance de mâle qui jamais au grand jamais ne se laissera mettre une bite dans le cul et qui pourtant prétend faussement avoir plein d’amis gays, comme pour légitimer sa tolérance factice.

     

    Le genre de mec qui mérite juste qu’on lui crache à la gueule parce qu’il refuse de laisser de la place pour les autres qui ont choisit une voie différente de la sienne. Le genre de mec que j’enculerai bien moi-même avec un gode ceinture. Le genre de mec qui pétrit de contradiction me laisserait peut être faire si j’étais avec une de mes bonnes amies pour légitimer cette pratique. Le genre de mec qui ignore que la prostate est aussi source de jouissance.

     

    Le genre de mec qui ne vaut pas le coup qu’on s’intéresse à lui. Je vais donc arrêter de le descendre en flèche. De toute manière, je pense à ce stade avoir assez fait le tour de sa connerie pour en finir avec lui …. Maintenant.