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Petit bordel actuel

  • J'ai envie de lui dire "Mets un pull connasse !" mais je n'y arrive pas.

    La lune de miel s’est terminée aux prémices d’un hiver officieusement presque là : Punkie  mon assistante me gonfle.

    Tout a commencé le jour où elle s’est pointée avec la tunique bleue et verte qu’elle s’est ramené des ses vacances au Maroc. Une tunique à manches courtes. Alors que moi-même je portais, un tee shirt à fines bretelles sous une chemise à manches longues, elle-même planquée sous un pull en laine : ce jour là il m’avait fallu gratter avec  une carte de fidélité le pare brise de la bagnole (parce que je n’ai pas l’objet adéquate) pour arriver  à bon port.  Son accoutrement anachronique pour la saison m’avait interpellé. Mais après tout il existe des personnes peu frileuses.

    Là où j’ai cru défaillir c’est quand elle a commencé à fermer la porte à cause d’un courant d’air. Tellement estomaquée de la voir nous enfermer dans notre bureau alors qu’il lui suffisait de mettre un pull, je n’ai pas su quoi dire et n’ai pas réagi. J’aime entendre le brouhaha des couloirs et ses bruits, elle m’en privait sans me demander mon reste. De plus notre radiateur ne fonctionne que sur la position maximum, alors dès qu’on ferme la porte on se sent aussi à l'aise qu'en doudoune dans un sauna. Du coup,  morte de chaud, j’avais éteint le radiateur.

    Dans l’après midi je m’éclipse un quart d’heure pour engueuler (une passion chez moi) un mec du service travaux, quand de retour à mon poste je ne peux que constater qu’on crève de chaleur : elle avait rallumé le chauffage ! J’étais dingue ! Et pendant ce temps là, elle restait bras nus à refermer la porte dès qu’une personne passant nous voir la laissait entre ouverte… Libre à elle de vouloir porter sa tunique marocaine alors qu’on peine à dépasser les 3 degré dehors, mais comment est-il possible ensuite de se plaindre du froid ? Et de me faire subir des amplitudes thermiques de barjo, moi qui m’habille en fonction de la saison ?

    J’avoue ne pas comprendre son raisonnement. Peut être est ce du à mon éducation et au fait que ma maman m’a appris les bases de la vie en communauté ? Le problème c’est qu’elle récidive encore aujourd’hui et que je ne sais pas comment lui dire. J’ai tellement peur qu’elle me propose d’enlever mon pull …

  • Nos amis de chez Citron ... Comment ça t'as deviné de qui je parle ?!

    J’aime beaucoup l’émission Complément d’Enquête sur France 2. Il se trouve que c’est en deuxième partie de soirée. En général je suis plus que psychologiquement prête à m’endormir à cette heure de la journée. Mais ce magazine étant d’un format relativement court (60 minutes) j’arrive à peu près à le suivre dans son entièreté avant le néant d’un sommeil réparateur.

    Il se trouve que la semaine dernière (jeudi 21 novembre 2013) le sujet abordé était «  le téléphone portable : l’envers du réseau ». En gros la 4G. Je n’ai pas de soucis particuliers avec la technologie.  A vrai dire, j’aime l’utiliser dans la limite de mes besoins, de mes envies et de mes possibilités, mais je dois avouer que je n’y comprends pas grand-chose. Ce n’est pas faute d’essayer de rassembler mes neurones en une parfaite petite équipe d’étudiants premiers de la classe, avec les stylos billes bien alignés dans la poche poitrine et les glands sur le mocassin bien ciré. Pourtant malgré mes efforts et mon désir d’apprendre, je suis plutôt hermétique à ce genre de sujet. Ca ne veut pas. Mon cerveau reste désespérément vide de ce genre de connaissance. J’arrive à me débrouiller mais je me sens aussi vieille que ma mère à l’époque où je programmais le magnétoscope pour lui enregistrer « Amour Gloire et Beauté » alors qu’elle-même peinait à mettre une cassette vidéo sur lecture.

     Ce qui par contre m’a beaucoup intéressé, c’est le décalage entre l’offre commerciale (donc le prix qu’on paye pour un service donné) et la réalité technique. Car en réalité la couverture 4G des opérateurs historiques n’est à ce jour pas encore complètement déployée (dixit les opérateurs eux-mêmes dans le reportage). Par contre la publicité, les nouveaux forfaits et les nouveaux téléphones, EUX, sont bien dans la place et vendus à tour de bras par les vendeurs en boutiques, alors qu’en pratique ils ne sont pas forcément utilisables dans les lieux qui nous intéressent principalement, comme le domicile ou le lieu de travail.

    Au final, est ce que ça m’étonne ? Non. Et là n’est pas la question.

    Comme je l’évoquais la semaine dernière, je viens de changer d’opérateur internet. Opérateur qui en plus de ma box, m’a confié via sa vendeuse un décodeur pour avoir la télévision par internet.

    « C’est compris dans votre offre vous ne payerez pas plus cher. »

    Soit c’est compris dans notre offre, mais cela ne fonctionne pas (après essais) : on a déjà du mal à avoir internet plusieurs heures d’affilée alors la télévision autant dire qu’on s’en cogne. Du coup nous avons décidé vendredi  dernier, le lendemain de Complément d’enquête de ramener l’appareil en boutique.

    Cette fois nous avons eu affaire à un vendeur. Nous lui exposons le problème (« Ca ne marche pas chez nous »), lui tapote notre numéro de téléphone sur son clavier, coche un onglet qui ouvre la carte de la couverture réseau sur notre commune et s’étonne « Pourtant vous êtes éligible à ce service, vous êtes dans la zone ». Et de fait, notre secteur est tout vert, tout « télévision-par-internet-friendly ».

    « Oui mais ça ne fonctionne pas chez nous, on a déjà du mal à avoir internet alors la télévision vous vous doutez qu’on peut s’en passer. »

    Le vendeur fait la moue. On doit lui mentir ce n’est pas possible autrement. Il commence à nous faire le chapitre sur les branchements et sur « comment bien appuyer sur le bouton de mise en marche ».

    Quand mon écossais de mari lui répond au bord de l’exaspération « Nous sommes en bout de ligne »

    « Ah, si vous me l’aviez dit plutôt, je vous l’aurai dit que c’est pas possible d’avoir la télé chez vous » tout en nous montrant sa putain de carte de merde qui dit le contraire.

    Voilà, voilà ...

    La prochaine fois je te raconterais comment mon opérateur va me prélever 60€ sur un dépannage, alors que :

    • Je n'étais pas chez moi.
    • Je n'ai pas signé de bon d'intervention.
    • Nous venons de les rejoindre, il y a à peine 1 mois, et cela n'a jamais fonctionné correctement (alors que ça eût marché avant avec d'autre opérateur).

    Ah bah ça y est je te l'ai raconté ... pour la petite histoire, ils vont nous déduire 30€ sur la facture suivante en geste commercial... une seule expression me vient " GROS FOUTAGE DE GUEULE" !

  • Bien le bonjour les gens.

    Je ne suis pas morte. Je ne suis pas non plus devenue mère de famille. (Bien que j’y cru deux fois pendant une semaine à deux cycles d’intervalle. Mais en fait non. La nature est une pute en uniforme, je l'ai toujours dit.)

    Ni incarcérée pour violence envers une petite vieille qui aurait eu l'outrecuidance de m'emmerder en faisant ses courses de boîtes pour chat un vendredi soir. D'une parce que je fais mes courses le jeudi et de deux parce que je suis super moderne, j'utilise ce truc foufou qui est devenu très à la mode : le drive. Mais pas celui là du Mac Do ou du Quick. Celui là qui te fait avoir tes courses alimentaires déjà balancées dans des sacs à l'effigie du magasin où tu t'approvisionnes mais sans avoir besoin d’explorer les linéaires et les rayons. Ni d’attendre à la caisse. Ni de sociabiliser avec qui que ce soit.

    J’ai eu des soucis d’ordre « inspirationnel » certes, en sus d'une montée de feignasserie intense, mais surtout je n’ai plus d’ordinateur à ma maison (par contre, ça y est ! J'ai un téléphone intelligent !). Ni de connexion internet. Enfin si, je suis mauvaise langue : entre 14h30 et 16h00 et de 1h30 à 4h45 du matin. Mais soit je travaille pour gagner ma pitance, soit je dors. Mon nouveau fournisseur pense que j’y mets de la mauvaise volonté et me demande sans arrêt : « d’éteindre et de rallumer l’appareil » ou variante « de vérifier les branchements ». Sachant que je n’ai pas attendu d’appeler le support technique pour m’exciter sur le bouton de mise en marche et sachant que les branchements se font sur trois orifices de tailles différentes, j’ai juste envie de violer l’anus de mon interlocuteur avec cette foutue box de merde. Pulsion qui je pense a traversé les pensées pures de plus d’un de mes contemporains dans une situation similaire...

    En bref, ça va bien, même si j’écris plus sur le moche blog. Mais j'aimerai bien y remédier ...

    En me sortant les doigts du cul ? Ouais... c'est pas faux.

     

  • Dernière semaine avant le paradis...

    La dernière semaine avant les vacances est à la fois la meilleure et la pire. La meilleure parce qu'elle annonce l'approche imminente de ces jours qu'on attend impatiemment et la pire parce qu'on rêve de plage, de mer et de kouign amann alors qu'on doit continuer de se rendre tous les jours au boulot.

    Ils me rendent zinzin ces derniers jours : j'ai toujours le même discours dans la bouche, je me languis en quasi permanence et seuls des gros gros litiges de merde peuvent m'ôter de la tête la couleur vert émeraude de la mer dans laquelle je vais bientôt donner la chair de poule à mon cul.

    On compte les jours en les rayant sur le calendrier mural du bureau. On compte les jours en "jour de travail" et non plus en semaine. On s'y voit déjà avec l'écossais : chatte à l'air et kékette au vent à se tartiner de crème, parce qu'on fait peut être les nudistes à la plage, mais on fait attention aux coups de soleil et au cancer de la peau de zob.

    On se rémémore les apéros plage de l'année dernière en se promettant de faire encore mieux cet été, de se trouver des nouveaux points de chute toujours plus époustouflants pour le visuel. On refait la liste des resto dans lesquels on ira forcément se lécher les doigts et les babines. Je me dis déjà que je vais pouvoir oublier mes soutifs et mes culottes à la maison, ne pas me soucier que ma robe soit trop courte ou trop décolletée ...

    Elle est telle une douce torture cette dernière semaine  avant le paradis ...

  • Sondage.

    AVERTISSEMENT : Ames sensibles abstenez vous de lire ce qui suit, car même si ça parle de chat ça parle aussi de mort atroce.

    Aujourd'hui, j'aimerai faire part à l'Internet d'une histoire qu'on m'a conté. Il s'agit d'une histoire vraie puisque c'est arrivé à mon beau frère et à ma belle soeur. Ceci dit, même si la finalité est réelle, pour ma part des doutes subsistent sur la façon dont l'évènement s'est déroulé. Par conséquent et si vous me le permettez j'aimerai bien connaître votre sentiment...

    Par une froide soirée d'hiver, il y a quelques semaines maintenant, mon beau frère et ma belle soeur ont décidé de faire des frites pour le dîner. Afin d'éviter les nuisances graisseuses et odorifantes, mon beau frère a, comme à l'accoutumée, installer l'appareil dans son garage. Par terre. Il a laissé l'huile chauffer jusqu'à temps que la diode rouge s'éteigne et il a mis ses frites à frire. Cinq minutes plus tard, il a ouvert le capot de la machine pour vérifier la cuisson et là leur chat s'est jeté dedans. Cramé par l'huile brûlante, le chat a du être euthanasié deux jours plus tard.

     Voilà c'est le moment de brider son imagination complètement. J'ai eu du mal à le faire avec la mienne et je vous conseille d'être fort pour ne pas faire la même erreur que moi.

    Sachant que ma belle soeur et mon beau frère ont des animaux mais ne les aiment pas vraiment (un peu comme pour leurs enfants d'ailleurs) et sachant que les chats sont quand même des maîtres du monde en puissance (on les nourrit, on ramasse leurs merdes et ils nous font des câlins quand ça leur chantent) est ce possible qu'un chat (même très idiot) se jette délibérément dans une friteuse en action ?

    J'attends vos impressions.

    Merci.

  • Parce que je kiffe la magie et l'accent québécois...

    Attention c'est un peu long (8 minutes environ), donc si t'as des oeufs à la coque sur le feu, abstiens-toi ou fais les durs.


    Bluffant quand même ?!!! Et qu'est ce qu'ils ont l'air sympatoche, tous !

    Si tu aimes la magie, je peux te confier que je nourris une obsession pour Dynamo depuis que j'ai vu une nuit une émission sur france 5 lui étant consacrée...

  • Double peine …

    Joufflette et Laora pensent que je n’aime pas les tags et elles n’ont pas tout à fait tort.

    Déjà, ça fout le bordel dans ma ligne éditoriale inexistante et ensuite ça me fait toujours plaisir qu’on pense à moi. Comment peut-on aimer une chose qui a ses deux effets ? En réalité, c’est refourguer le bébé qui me gonfle le plus. J’ai toujours peur d’emmerder les gens et d’en vexer d’autres. Oui moi, j’ai peur de ce que les autres pensent parfois. C’est fou cette normalité que je peux développer.

     Les 11 questions de Joufflette.

     

    1 - Imaginons que tu ouvres un parc de loisirs. Ce serait quel genre ?

    Genre Haloween qui fait peur, avec des têtes de morts, des zombies et de l’hémoglobine de synthèse.

     

    2 - Demain tu décèdes. Iras-tu au paradis ou en enfer, et pourquoi ?

    J’irai dans une boite. Une urne plutôt qu’un cercueil et pis voilà. J’ai la spiritualité d’un bigorneau alors le paradis et l’enfer, ça me fait doucement rigoler. Ceci dit mettons que ça existe. Posons l’hypothèse comme disent les mecs qui font des mathématiques difficiles, (c'est-à-dire celles qui ne servent pas à calculer le montant de la remise sur ce magnifique petit gilet en soldes), j’estime être bonne pour le purgatoire. Je ne suis pas un ange, mais je ne suis pas pour autant une grosse méchante.

     

    3 - Que feras-tu le 21 décembre 2012 (date de la fin du monde) ?

    Une partouze avec de la coke. Je n’ai jamais essayé la coke.

     

    4 - Je te dis que j'ai pas le moral, et que je m'invite chez toi pour l'apéro. J'arrive dans les 30 minutes. Qu'est-ce que tu me prépares de bon ? (boivage et mangeage)

    Pinard, fromage et charcuterie. En 30 minutes c’est tout ce que je peux faire.

     

    5 - Si tu ne devais mettre qu'une seule chanson dans ton lecteur mp3, ce serait laquelle ?

    Ces gens là de Jacques Brel mais repris par Bertrand Cantat. (dans deux semaines ce sera autre chose mais pour le moment c’est celle là.)

     

    6 - Si tu étais un/une indienne d'Amérique, quel serait ton nom (style... plume de gnou des fourrés, tu vois) ?

    Grosse-langue-dans-ta-bouche. (Parait que j’ai tendance à procéder à un examen des amygdales quand je roule des pelles.)

     

    7 - A quel jeu télévisé voudrais-tu jouer, et pourquoi ?

    La famille en Or ! Merde je n’ai pas de famille… c’est ballot.

     

    8 - Si tu ne devais acheter tes fringues que dans une boutique ou chaîne de boutiques, ce serait laquelle, hein hein ?

    Goeland. J’aime beaucoup Rock à Gogo mais Goeland y’a plus de couleurs, même si au final je n’achète que du noir.

    9 - Préfères-tu manger (en une seule fois) : 2 kilos de saucisses Knacki, ou 2 kilos de macarons, ou 2 kilos d'huîtres ?

    2 kilos d’huîtres pour maigrir tellement ça me fout la gerbe ?

    2 kilos de macarons pour faire une overdose de glucides ?

    2 kilos de saucisses parce que j’ai une chienne pour tricher ! 

    10 - Quelle torture préfères-tu subir : recevoir de l'eau dans ta bouche à la limite de la noyade, ou te faire cramer les pied au tisonnier, ou te faire enfoncer des clous dans les bras et les mains ? Et pour te montrer comme chuis sympa regarde ce qu'ils faisaient de chouette à l'Inquisition. Je suis méga gore là looool

    Personnellement je ne préfère pas subir de torture quelle qu’elle soit… déjà que l’autre jour, j’ai été obligé de regarder une rediffusion de Plusse belle la life sur France 4…

     

    11 -Quel personnage de Walt Disney (dessin animé) voudrais-tu pour ami, et pourquoi ?

    La petite sirène. Même si elle est un peu conne, elle a de beaux cheveux.

     

    Les 11 questions de Laora.

     

    1 - Quel est ton deuxième prénom ?

    Je n’en ai pas. Sérieusement. Mes parents n’avaient pas assez d’argent pour m’en payer un deuxième à l’état civil.


    2 - Qui admires-tu le plus dans ton entourage ?

    Personne.


    3 - Quel est ton plus beau souvenir d'enfance ?

    L’arrivée de ma petite sœur Brad à la maison par un froid matin de janvier. Même si j’ai changé d’avis un peu plus tard… fallait que je lui prête mes jouets… galère !


    4 - Quel est ton fromage favori ?

    En ce moment, le Saint Nectaire fermier. Je m’en ferai péter le bide.


    5 - Quelle heure est-il au moment où tu réponds à cette question ?

    Midi quarante cinq.


    6 - et donc quelle tenue portes-tu en ce moment même ? (Je veux savoir qui est encore en pyj à 15h !!)

    Une robe, une tunique, un gilet, un autre gilet, une écharpe, le tout noir. Des collants gris en laine et mes docs montantes noires. Mais j’aimerai beaucoup être en pyjama chez moi… ceci dit mon pyjama serait dans le même genre sans les docs.


    7 - Considères-tu que les amitiés nées via ton blog sont aussi réelles que celles de ta "vraie" vie ?

    Oui et encore plus quand elles se concrétisent dans le réel.


    8 - Si tu pouvais ramener à la vie une personnalité, un personnage historique, qui choisirais-tu et pourquoi ?

    Mon berger allemand. Il était tellement gentil et câlin. Historiquement c’était un grand chien. Donc ça compte.


    9 - Quel est le livre qui traine dans tes toilettes ?

    L’Essor Communal. Il ya un article passionnant sur le PLU (plan local d’urbanisme) et sur l’inauguration de la nouvelle salle de motricité de l’école primaire.


    10 - Quelle est le dernier film débile que tu as vu ?

    Idiocracy de Mike Judge… même si ce film n’est pas si débile que ça finalement.


    11 - Quelle chanson te donne envie de chialer tellement qu'elle est belle ?

    Pioneer to the falls d’Interpol.

     

    Normalement, je suis donc censée inventer onze questions à mon tour et les refiler… mais dans la mesure où la plupart des gens que je lis ont été sommé de le faire, je m’octroie le droit de  briser la chaîne. Et pis c’est tout.

     

  • Faire les soldes et atteindre ses objectifs.

    Samedi, avec ma copine Roméo qui est douce comme une piscine remplie de crème fouettée, nous avons fait les soldes avec nos découverts imminents. (Il me restait 8€25 et Roméo culminait à 13€96 sur son compte courant.)

    Au départ, en consultant le ciel franchement gris et les grosses gouttes  fraîches qui en tombaient à ce moment, nous avions dans l’idée de nous rendre dans une galerie marchande. Mais comme nous sommes des folles tordues sans parapluie avec une foi à toute épreuve, nous avons finalement opté pour le centre historique et piétonnier. Au moins, même s’il y avait un monde fou, c’était haut de plafond dans les rues. Par sécurité, nous avons dès la sortie du parking souterrain retiré chacune un billet de 10€ au distributeur, pour hypothétiquement braver un déluge dans un bar en sirotant un demi.

    D’ailleurs, à propos des parkings souterrains : comment se fait-il, dans un monde où les limites de la technologie sont chaque jour et sans cesse un peu plus repoussées, qu’il y ait des poteaux en béton bien solides partout ? C’est tellement pénible pour se garer.

    Quoi qu’il en soit, il était question pour chacune de se trouver un sac à main. En effet, il était primordial de remplacer cet accessoire incontournable pour trimballer sa vie partout avec soi : la bride du mien ne tenant plus qu’à un fil, le sien à l’agonie après un vomi de trop de son petit dernier à l’intérieur. Cela coïncidait en plus pour ma part, à une absence totale d’envie de me déshabiller sous un méchant néon et derrière un rideau qui n’atteint en largeur qu’un seul côté de la cabine d’essayage.

    Finalement il n’a pas plu, ni fait assez froid pour que nous nous refusions une bière en terrasse et plus tard un café parce qu’on avait une super envie de faire pipi… rapport au demi avalé plus tôt.

    De plus, nous avons chacune trouvé notre bonheur en matière de bagage à mains pour à peine 20€ et (roulements de tambour) en soldes ! Parce que souvent quand je fais les soldes, je ne craque que pour les articles des nouvelles collections.

    De cette après midi shopping, j’ai tiré plusieurs enseignements sur la vie en générale :

    - New Look vend cette saison d’affreuses fringues, sauf si tu te sens de t’habiller comme Tara King ou Emma Peel.

    - La majorité des fringues proposées sont tout simplement atroces.

    - Les vernis à ongles OPI de 15ml coûte 15€ chez Monoprix. Soit 1€ le millilitre.

    - J’ai une tête à chapka.

    - La chapka c’est moche.

    - Les jeunes s’habillent vraiment comme des sacs à commissions. (Avec des tas de logo sur eux donc.)

    - Nous avons toujours des têtes à nous faire appeler « mesdemoiselles » dans les cafés (mais pas au point de nous demander nos pièces d’identité pour consommer de l’alcool.)

    - Les gens disent qu’ils n’ont pas de tunes mais ils en dépensent des tonnes dans les magasins.

    - Le thé de Nature et Découverte n’est pas dégueulasse.

    - Une boutique de livres que j’adorais s’est faite croquer par une enseigne de jeux vidéos.

    - Le clochard avec son chien et son lapin est toujours là.

    - Par contre les punks à bergers allemands devaient être partis en week end à Megève.

    - Les hommes continuent de faire pipi dans la rue. Et devant tout le monde en plus.

    - Les gens n’arrêtent jamais de bouffer quelle que soit l’heure, et des trucs moins diététiques qu’une pomme.

    Et puis on a croisé Catherine Deneuve sous cortisone qui sortait du Mac Do, où qui en avait trop mangé.

    C'était vraiment une bonne journée !


    [Impossible de mettre une photo du dit sac à main... la requête n'arrive pas à hautetfort ... donc pour décrire la chose, je dirai que ma mère avait le même au début des années quatre vingt, mais en rose fluo.]

  • Comment faire pour bien commencer une nouvelle (Et dernière ?) (Faut absolument que j’arrête de faire cette blague récurrente) année ?

    Professionnellement parlant, prenez un logiciel de gestion commerciale tout merdique avec une ergonomie relativement naze et des fonctionnalités extrêmement limitées. Attendez qu’il bugge. En général c’est assez souvent, mais s’il faut attendre n’hésitez pas à bouquiner. Par exemple, j’ai terminé Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti, un cadeau de Noël de mon cher époux écossais… Mon conseil ? L’emprunter à la bibliothèque du coin plutôt que de l’acheter, car bien,  mais sans être époustouflant : je n’ai pas eu d’orgasme littéraire et pourtant j’atteins le nirvana de la lecture assez facilement et sans forcément abuser des préliminaires.

    Quoi qu’il en soit le bug arrive. De préférence par mon biais. Juste en effectuant les manipulations habituelles. Juste en travaillant bêtement comme mon contrat de travail m’y oblige les jours de semaine. Etant confrontée assez régulièrement à ce genre de problèmes, dans un premier temps, je ne m’énerve pas et relance la machine. Sauf qu’en 2012, ça ne suffit plus et qu’il me faut contre toute attente contacter l’informaticien de la société. Ou plutôt la personne qui fait office d’informaticien, parce que c’est le moins nul de tous en cette matière et qu’il a un compte Facebook et peut être même un Twitter. (Ca se trouve il a même une adresse Gmail.)

    Malheureusement, cette fois, il n'est d’aucune utilité pour remettre sur les rails de la gestion commerciale le logiciel qui occupe la majeure partie de mes journées.  Il téléphone donc au support technique de l’entreprise qui nous a arnaqué en toute beauté en nous équipant de cette bouse. Pour que ce soit plus rigolo, le numéro sonne occupé jusqu’à l’heure du déjeuner. L’informaticien m’informe alors qu’il réitérera son appel à 14h. J’enfonce bien profond un sandwich au jambon torchon dans ma gorge, pour patienter et ne pas lui hurler dessus que ça me gonfle au point d’avoir envie de tuer un chaton.

    Plus tard dans l’après midi, après de nombreuses parties de Spider solitaire, il redevient possible d’utiliser l’outil. Mais une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule (à 15h55 ma motivation au travail est déjà rentrée à la maison et boit un cappuccino), j’apprends des lèvres gercées de l’informaticien, qui devrait faire des efforts de présentation tout de même, que le bug a effacé une partie de mon travail de décembre.

    Cette information capitale ne fait que traverser mon cerveau en mode veille depuis le bug, persuadée qu’il ne s’agit là que d’une sale blague de geek qui vivrait toujours chez sa mère à 34 ans. Et à la cave. Ce qui est le cas de cette personne désignée sous le nom d’informaticien.

    Mais son rire gras ne suit pas. Il reste très sérieux. Je commence à flipper. Autant que lorsque j’ai vu Insidious de James Wan.

    Un silence perturbant prend ses quartiers dans mon bureau.  Une boule d’amarante blanche roule sur le carrelage comme dans les westerns américains. Sauf que je n’ai pas de flingue pour lui faire cracher la pilule, ni de cheval, ni de bottes de cowboys, ni une hygiène corporelle douteuse.

    Il doit avoir perçu un changement infime dans mes yeux, car instinctivement il recule vers la porte. Tout en douceur, sans geste brusque, comme si j’allais lui tirer dessus avec ma carabine et lui exploser le fion à grands coups de chevrotines.

    Sa main effleure enfin la poignée de la porte. On entendrait une mouche péter si le ventilateur de mon ordinateur ne se prenait pas pour un ouragan dans les plaines infinies du Kansas. J’attends toujours une suite à cette histoire de perte de données. Mes sourcils doivent être les plus beaux accents circonflexes de tout le comté. Il prend une large inspiration comme s’il allait battre le record européen d’apnée. Pour enfin me dire : « Il n’y a pas de sauvegarde, il faut tout ressaisir. » Et il part dans le couloir en marchant vite et sans faire de bruit avec ses baskets moches pleines de logo.

    J’ai un léger arrêt cardiaque. Ma vision se trouble quelques instants et je choisis de croquer une pomme pour me calmer. Il est quatre heures, c’est tout à fait à propos.

    En rongeant le trognon, je reprends mes esprits et entame une recherche sur la location des croix de Saint André. Il semblerait que ce genre de dispositif ne se loue pas dans le commerce. J’envisage le prix de sa construction : deux planches bien solides, des gros clous rouillés pour le tétanos, quelques mètres de chaînes …

    Martyrdom_of_andrew.jpg

    Pour bien commencer l’année, j’ai très envie de torturer l’informaticien de mes deux, même pas fichu de faire une sauvegarde correcte. J’aurai enfin un prétexte valable pour m’acheter un martinet (j’en ai remarqué de sublimes en cuir de connard véritable) et des pinces crocodiles à tétons en acier chirurgical.

     

    Petit bonus culturel : l’expression « de mes deux » exprime comme chacun sait (sauf les heureux détenteurs de skyblog) la dévalorisation, la déconsidération et le mépris. Plus encore, il est sous entendu ici que « mes deux » sont relatives au monde testiculaire. (De mes deux = de mes couilles.) (Fascinant...)

  • Ou alors j'ai du PQ coincé sous la semelle de ma doc.

    Les caméras de télésurveillance m’en sont témoins, je n’ai jamais volé dans les supermarchés. J’en suis bien incapable. Le méfait se lit sur mon visage nerveux. La honte, la crainte de se faire pincer transpire par tous mes pores. Il n’y a, à la rigueur, que dans les bars et les restaurants où je peux me laisser tenter à chaparder une pinte ou un cendrier. Il suffit que le tenancier se foute de notre gueule de clients ou nous serve de la bouffe pas terrible, pour que les tasses à café finissent dans mon sac à main, comme réparation du préjudice subit par nos estomacs, notre bonne humeur et notre porte monnaie.

    Mais alors que nous réglons scrupuleusement tous nos achats,  nous avons pu ces derniers temps constaté que nous étions la cible privilégiée des vigiles de supermarchés et plus spécialement ceux des Carrefours Market. Pas que nous soyons fanatique de cette enseigne (nous n’avons même pas la carte de fidélité), mais parfois pour le peu qu’il nous faut, nous ne faisons pas le détour par la grande bourgade la plus proche et ses hypermarchés.

    L’écossais autant que moi-même ne supportons plus d’être escortés dans les allées, scrutés dès que nous déposons une pâte feuilletée ou du coulis de tomates dans le chariot. Cette suspicion est incroyable. Ensemble ou séparément, inévitablement, les vigiles des Carrefours Market nous suivent dans les dédales du magasin comme de dangereux délinquants ou des bandits de grands chemins.

    Pendant ce temps là, un troupeau de jeunes campagnards envahit le rayon alcool pour remplir leurs baggys ridicules de bouteilles de whisky et passent en caisse uniquement le coca, le jus d’orange et les chips. Il est certain que nous faisons moins peur qu’une bande de petits couillons qui se croient surpuissants dès qu’ils sont en banc comme les thons.

    Sincèrement, je ne pense pas être parano, ni avoir une dégaine de pauvresse qui pourrait laisser croire que je n’ai pas les moyens de consommer ce que je choisis dans les linéaires. Et quand bien même d’ailleurs. Je vérifie également à chaque fois que ma jupe n’est pas coincée dans mon collant, laissant libre cours à mon cul de se donner en spectacle. Je conçois que les vigiles fassent leur travail mais beaucoup moins qu’ils me prennent pour cible de manière systématique, alors même que je ne leur offre aucun prétexte pour alimenter des soupçons à mon égard.

    Ou alors ils lisent le moche blog et m'admirent. Franchement, y'a pas de quoi.