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Georges et son moche blog. - Page 3

  • Trois types de conducteurs à qui je pèterais bien les dents.

    Sommes-nous tous égaux, d’un point de vue comportemental, avec un volant entre les pognes ? N’étant ni psychologue, ni sociologue, ni statisticienne, je ne saurai que parler de mon petit cas personnel : à savoir qu’en voiture, j’ai une propension à développer un vocabulaire très ordurier envers trois types de personnages.

    1.       Monsieur ou Madame Moyenne.

    Monsieur ou Madame Moyenne a sans aucun doute la bosse des maths. Ce qui ne reste strictement à rien puisqu’il ou elle n’use même pas de ce don pour calculer les distances de sécurité sur l’autoroute.  J’ai l’honneur d’en rencontrer régulièrement sur la portion de trajet biquotidien entre ma demeure et mon lieu de travail. Il s’agit d’une magnifique départementale sans ornière, reliant un village à une zone portuaire fluviale, à l’ombre d’une bordure de forêt. Sur cette route bucolique la limitation est de 90 km/heure, sauf à l’approche du port et de quelques maisons où il est indiqué que la vitesse à respecter descend à 70 km/heure. C’est dans ce genre de configuration que Monsieur ou Madame Moyenne entre en action en roulant du début à la fin de cet axe à 80. Sans même avoir de « A » collé au cul. En effet 90 + 70 = 160 / 2 = 80. Je ne vois que cette explication.

     

    2.       Monsieur ou Madame Clignotants-en-option.

    Monsieur et Madame Clignotants en option ont sûrement du avoir une enfance difficile et grandir dans un environnement hostile, où la consommation était réfléchie car exceptionnelle. Peut être même qu’il n’y avait pas l’eau courante chez leurs parents, que leurs chambres étaient installées dans la grange avec le troupeau de brebis et qu’à Noël ils avaient une orange ou une patate pour jouer. Vraisemblablement, ces personnes ont du fortement économiser pour s’offrir un véhicule une fois adulte, car dans les ronds points, au mépris du code de la route, ils n’usent jamais de leurs clignotants. De peur de les abîmer ou de devoir racheter une ampoule j’imagine. Quand on a vécu dans un certains dénuement, avoir des clignotants sur sa bagnole est  un luxe immense qu’il ne faut pas dilapider.

     

    3.       Monsieur Je-suis-monté-comme-un-poney-va-te-faire-enculer ou Madame Je-suis-plus-belle-que-toi-et-donc-je-t’emmerde.

    A l’inverse des précédents, ces gens là n’en ont rien à foutre de l’éco-conduite et de faire attention à leurs consommations de carburant… et l’avenir de la planète ? Encore plus rien à foutre. Leurs ennemis jurés ? Tous les autres véhicules osant s’aventurer sur la chaussée qu’il s’approprie en roulant comme des gros tarés quelque soit l’engin qu’il pilote. Doubler sur la ligne blanche est aussi naturel pour eux que de faire pipi le matin après une bonne nuit de sommeil. Le danger et les risques  ne les inquiètent pas, eux conduisent trop bien pour se sentir concernés par la mortalité sur la route. De toute manière, ce ne sont pas eux qui roulent mal, ce sont tous les autres qui se trainent le cul dans leurs caisses de merde. Leur audace est telle, qu’ils sont capables d’effectuer une manœuvre de dépassement sans aucune visibilité dans le brouillard, tout en faisant preuve de violence à l’égard du conducteur dépassé par moult gestes grossiers du majeur. Et sans même avoir la moindre once de sentiments suicidaires. C’est dire s’ils sont vraiment très cons.

  • PET-IDIOMA

    La première fois qu’elle vit la publicité sur une chaîne du câble, Alma pensa tout de suite qu’il s’agissait là d’une énième arnaque. Mais le matraquage marketing consciencieux orchestré sur tous les médias, lui donna finalement l’envie d’en savoir un peu plus, annihilant ses premières réserves quant à ce nouveau produit. Sur internet, elle apprit  que des études et des expériences sur le sujet avaient été menées depuis de longues années par des scientifiques tous plus sérieux et prestigieux les uns que les autres : le collier que la société PET-IDIOMA commercialisait aujourd’hui en était le fruit.

    Alma vivait seule avec Angus, depuis que son mari s’était défenestré l’année dernière pour s’écraser dix neuf étages plus bas, sur la place du marché. Et plus précisément dans l’étal de crustacés du poissonnier. Depuis Alma n’avait plus jamais acheté de crevettes roses, malgré la gourmandise d’Angus pour ce met. Angus qui présentement miaulait à en décoller du papier peint, pour qu’elle daigne lui servir ses croquettes nappées d’un peu de pâté en gelée et lâche enfin l’écran de son ordinateur.  Elle s’exécuta sans attendre, elle n’aimait pas oublier son gros chat noir et blanc, son plus proche compagnon qui n’allait pas tarder à ronronner comme un moteur de lave vaisselle, la tête dans sa gamelle.

    En observant Angus se délecter, elle sut qu’elle allait lui offrir le collier PET-IDIOMA, même s’il coûtait un prix vraiment élevé.  Elle se passerait de ses deux séances mensuelles à l’institut de beauté, se rendrait au bureau en vélo plutôt qu’en bus, n’achèterait plus de fringues jusqu’à nouvel ordre, ni de parfum, ni de bijoux, ni quoi que ce soit de superflu. Elle économiserait assez pour enfin discuter avec Angus et savoir ce que ses grands yeux verts si expressifs pouvaient bien vouloir dire. Elle économiserait pour ne plus être seule entre les quatre murs du petit appartement dont elle avait hérité à la mort d’Arnaud.

    Pendant de longs mois, Alma s’en tint à ses résolutions. En dehors de ses journées de travail, elle restait la plupart du temps dans son appartement avec Angus sur les genoux loin des tentations, à lire et relire les avis de consommateurs sur le site de PET-IDIOMA. Malgré sa cherté, de nombreuses personnes avaient  succombé et la plupart ne tarissaient pas d’éloge sur le collier qui avait complètement transformé la relation entretenue avec leur animal de compagnie préféré. Il n’y avait que deux témoignages qu’Alma trouvait un peu inquiétants. Le premier avait été posté sur le site de PET-IDIOMA par une certaine KIM.B qui se plaignait d’avoir découvert grâce au collier que son Siamois la détestait et la méprisait plus que la femme de ménage. Le second écrit par PAULJONES55 expliquait que le collier avait révélé au grand jour l’idiotie de son chihuahua incapable de dire autre chose que « manger » et « chaussette rose ».

    Tout cela prêtait à sourire, certes, mais Alma s’inquiétait un peu de ses rares retours négatifs. Angus n’était qu’un chat de gouttière après tout, alors que tous les clients de PET-IDIOMA semblaient posséder des chats ou des chiens de race. Comme s’il ressentait ses doutes, Angus ronronna de plus belle sur les genoux d’Alma pour apaiser son angoisse. Il releva la tête pour planter ses yeux verts dans les siens, comme pour lui faire comprendre qu’elle n’allait pas être déçue.

    Un an s’écoula entre la décision d’Alma d’acquérir un collier PET-IDIOMA et la composition de son code sur le terminal de paiement du magasin de technologie. Le paquet sous le bras, elle s’empressa de rentrer pour retrouver Angus et enfin entendre ce qu’il avait à lui raconter. Fébrile, elle l’appela dès qu’elle mit un pied dans l’appartement. Angus se prélassait sur le canapé. Elle fit valser son manteau, son sac à main, ses chaussures et entreprit d’extraire de la  boite remplie de chips en polystyrène, le précieux collier PET-IDIOMA. Elle l’avait pris en rouge, pour contraster avec le poil noir du cou d’Angus, elle n’allait plus chez l’esthéticienne et faire les boutiques, pour autant elle n’en avait pas perdu son sens du style ! Le collier ressemblait à n’importe quel collier, il suffisait juste d’ajuster le haut parleur qui lui permettrait de converser avec Angus. Après avoir décortiqué des centaines de fois la fiche technique du produit durant cette année, Alma savait parfaitement comment s’y prendre : installer la batterie miniature dans le boitier, le placer à l’endroit exact des électrodes et enfin le fixer à l’aide du velcro.

    Alma enfila le collier PET-IDIOMA  autour du cou d’Angus et appuya sur le petit bouton noir pour le mettre en fonctionnement. Angus la regardait avec attention. Elle eut même l’impression de le voir sourire.

    -          Angus ? Dis quelque chose mon chat …

    -          Achète moi des crevettes roses Alma et fais moi de la mayonnaise, j’en rêve depuis si longtemps.

    Alma resta interdite posée sur le bord du canapé. Elle n’aurait jamais cru que la première parole d’Angus serait un ordre.

    -          Alors qu’est ce que tu attends ? Je rêve depuis si longtemps d’en manger, tu ne m’en as pas acheté depuis que tu as poussé Arnaud par-dessus le balcon parce qu’il voulait te quitter.

  • Se dire je t'aime.

    Dans certains couples, ces quelques mots ne sont jamais prononcés ou alors à titre exceptionnel, pour des occasions bien particulières. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas d'amour entre eux, ni d'autres façons de l'exprimer plus silencieusement et qui leur appartiennent (un geste, un regard ...).

    Se dire je t'aime n'a jamais rien garanti. Il parait même que le mec qui bat sa femme, parce qu'elle a fait trop cuire les nouilles, est capable de le lui dire, en la regardant dans le violet de ses yeux au beurre noir.

    D'autres le répètent tout le temps. Quinze fois par jour. Pour un oui ou pour un non. Parce que l'autre a fait du café ou ramasser les chaussettes sales. A tel point que les mots se dénaturent, perdent de leur portée et de leurs puissances.

    Et puis il y a mon cas personnel. Qui aurait plutôt tendance à appartenir au deuxième groupe, aux hystériques du "je t'aime". Sauf que je râle quand le linge sale traîne ailleurs que dans le sac prévu à cet effet et que je dis simplement "merci" quand l'écossais me propose une tasse de jus. Mais il est indéniable que je dis et écris aussi beaucoup "je t'aime" ou "moi aussi je t'aime". Voir même "je t'aime à la folie folle" ou "je t'aime comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma".

    Je me rends bien compte qu'à trop le dire je les tue un peu mes mots d'amour, mais je ne peux pas m'en empêcher. Et ce qui me rassure, c'est qu'il m'arrive encore très souvent d'avoir besoin de le dire à mon écossais, comme si ma vie en dépendait et avec la sensation que ces mots dont j'use et j'abuse, sont trop petits pour exprimer tout ce que je ressens à son égard, tout ce qu'il représente pour moi.

    Hier soir encore, j'étais assise près de lui sur le canapé devant la télé. Il suivait les infos de 20h avec attention, pendant que je me foutais un peu des nouvelles préférant l'observer du coin de l'oeil. Et comme une évidence, j'ai su une fois encore que je l'aimais plus que tout et qu'il était urgent de bien lui faire comprendre... encore une fois. Alors je lui ai dit "je t'aime". Avec la larme à l'oeil, parce que mes mots ne traduisaient même pas le dixième des sentiments que j'éprouve pour lui ...

    Du coup, je l'ai carrément fait flipper. Il n'a pas vraiment compris pourquoi je me mettais dans un état pareil, alors que 5 minutes plus tôt je m'étais énervée contre mon téléphone qui n'avait rien trouvé de mieux que de me faire perdre pour la huitième fois le niveau 70 de Jewels star. Il m'a prise contre lui avant que je ne me mette à renifler et m'a dit qu'il m'aimait plus que tout ... pour la deuxième ou troisième fois de la journée. Et il m'a serrée fort dans ses bras me demandant si je le savais, avec un brin d'angoisse dans la voix, comme si le reste de sa vie dépendait de ma réponse.

    Je ne sais pas pourquoi on se le dit si souvent, pourquoi on a si peur de se perdre parfois ... Je sais juste que se dire "je t'aime" n'est pas si anodin.

    [ C'est bon, j'ai fini, maintenant tu peux aller vomir des arcs en ciel.]

  • Punie des cheveux.

    Aujourd'hui, comme il m'arrive de le faire parfois, j'ai piqué un pull de l'écossais. Pour avoir l'impression qu'il me fait un câlin sans fin tout au long de ma journée et aussi parce que je kiffe grave le gilet gris en grosses mailles style "papy" (à cause des boutons en simili cuir ou en véritable plastique c'est selon) que je lui ai dégoté pendant les soldes au supermarché. (Bah oui soyez pas snobs, il m'arrive de trouver des chouettes fringues au supermarché. D'ailleurs souvent on me complimente dessus même après avoir annoncé leurs provenances honteuses.)

    Au départ, je l'avais repéré pour moi, mais quand il l'a vu, ses yeux se sont transformés en coeurs, alors je n'ai pas eu le courage de briser le sien. J'ai un peu regretté ma mansuétude quand je lui ai dégoté par la suite une veste/caban à carreaux gris et bleu marine de toute beauté, que j'adorerais lui piquer mais qui ne me flatte pas par sa coupe, loin d'épouser ma féminité. (On ne se moque pas merci.) Bref il était trop tard, malgré cette trouvaille, pour lui arracher à ce moment là des mains, le gilet de papy que je continue de trouver canon.

    Tout ça pour dire que ce matin, je lui ai piqué pour la deuxième ou troisième fois. Avec une petite jupe noire, des collants noirs, un chemisier noir et mes docs violettes, son gilet parfait une silhouette qui me plait beaucoup. (En même temps, c'est la mienne de silhouette... et c'est tellement mieux de ne pas être en conflit avez son moi-même.) En plus il est hyper chaud, ce qui ne gâche rien.

    Sauf qu'aujourd'hui, le gilet de papy a décidé de venger son propriétaire qui a un peu râlé ce midi, au téléphone, quand il a appris que je lui avais encore piqué son précieux. Le gilet de papy a décidé de faire de l'électricité statique ! Ce qui fait hyper plaisir à mes cheveux et à moi même.

     

  • Parfois encore...

    ... je suis un peu (beaucoup) triste. Ca se bouscule dans mes canaux lacrymaux pour jaillir, ça veut saloper mon mascara, me faire renifler et obliger tous les gens qui s'en aperçoivent à venir me consoler. Alors qu'on ne me consolera jamais. Qu'il faut vivre avec ce truc là en se disant qu'il n'est pas dramatique, qu'il ne me prive pas de mes jambes, de ma tête ou de ma capacité à respirer, qu'il ne me fera jamais crever sauf peut-être de chagrin... si je m'écoute. Mais j'ai arrêté de faire ça, de laisser passer la boule qui obstrue ma gorge, d'ouvrir les grandes eaux : je les ravale comme une grande et je me force à sourire, espérant que ça sauvera mon apparence et m'évitera les questions. Plus je m'entraîne et plus j'y parviens, me récompensant à l'occasion en me bâfrant de pâtisseries au chocolat.

     

  • Parce que je kiffe la magie et l'accent québécois...

    Attention c'est un peu long (8 minutes environ), donc si t'as des oeufs à la coque sur le feu, abstiens-toi ou fais les durs.


    Bluffant quand même ?!!! Et qu'est ce qu'ils ont l'air sympatoche, tous !

    Si tu aimes la magie, je peux te confier que je nourris une obsession pour Dynamo depuis que j'ai vu une nuit une émission sur france 5 lui étant consacrée...

  • Lettre ouverte aux fashion-victimes.

    Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

    Je vais la faire courte, parce qu'il est plutôt dans vos habitudes de regarder des photos que de lire... Ouais je sais c'est un peu méchant, mais réaliste quand on compte le nombre de pages consacrées à de la publicité pour produits de beauté ou de luxe dans vos magazines de mode préférés. (Biensûr que je pense à Elle mais pas que.)

    Si je reprend du service en ce 31 janvier, c'est pour vous dire un truc de la plus haute importance : vous avez l'air très con avec vos bonnets à pompon en plein centre ville, sans un pet de neige et sans combinaison de ski aux coloris plus ou moins douteux.

    J'aurai pu ajouter des photos de vous les arborant sur vos blogs avec la fierté de celui ou celle qui n'a pas encore compris qu'il ressemblait à une truffe avec un pompon sur la tête. (Ca va c'est pas trop salop de dire truffe ? J'ai hésité avec crétin des alpes pour tout vous dire ...) Mais ma grandeur d'âme et la flemme m'empêchent présentement de vous épingler au moche blog, comme on jette en pâture des poussins morts aux faucons dans les spectacles médiévaux.

    Bien à vous cependant...

    Georges

    PS : Sincèrement le bonnet à pompon c'est mignon uniquement sur mon neveu de trois ans qui a tendance à baver sur toutes les vitres qui croisent sa route (On a eu chaud le jour où il s'est attaqué à celle de l'insert de la cheminée : on avait pas encore allumé le feu.)

  • Still alive ?

    Me demandait Mister Super Olive ... et d'autre gens via ma boite mail et à qui je n'ai même pas répondu ...

    La réponse est oui. Même si j'ai horreur de rendre des comptes. Encore plus sur l'internet. Oui, je sais, ça fait connasse de dire ça, mais on ne se connait pas finalement. Alors si je veux disparaître, pourquoi je me gênerai ? Certains ne se sont pas posés de question en le faisant avant moi...

    Ca fait encore plus connasse d'utiliser cet argument, j'en conviens, puisque moi même j'ai su et je sais m'attacher à des présences virtuelles qui racontent des jolies choses sur la toile...ou des trucs marrants, ou dégueulasses ... ça dépend de l'humeur du moment.

    Qui puis-je si j'ai le désamour du moche blog et de l'internet ? De ma façon d'écrire en me lourdant systématiquement sur l'accord du participe passé ?

    Les nouvelles ?

    J'ai le cheveux qui a poussé et me chatouille l'épaule.

    Je tricote à tel point que je pourrai être accusée de vouloir faire disparaître le mouton de la surface de la terre.

    Je bosse à en devenir peut être bientôt chef d'autre chose que de putains de factures.

    Je n'ai toujours rien dans le bide.

    Mais bon, dans l'ensemble ça va bien. L'écossais aussi.

     

     

  • Journaliste de M6, t'es vraiment rien qu'une baltringue de suceuse.

    L'autre soir, comme souvent à cette heure là, avec mon écossais à l'épaule en vrac (souvenir de vacances suite à la pratique d'un sport extrême : le cerf volant), j'étais devant la télé à regarder les infos. Histoire de rester informée donc. Ceux de la sixième chaîne sont parfaits pour se faire, étant donné qu'ils durent une dizaine de minutes ce qui suffit amplement à faire le plein de misère, de crise économique, de faits divers et de mascarades politiques. J'ai beau lire tout ça sur l'internet dans la journée, j'aime assez voir un petit résumé le soir. C'est l'occasion pour l'écossais et moi d'en discuter. Quand ça en vaut la peine. Et l'autre soir, je dois dire que j'ai été servi : Johnny venait de se faire hospitaliser en Guadeloupe.

    Que cette nouvelle ouvre l'édition de 20 heures de la sixième chaîne alors qu'une tempête menace les Etats Unis, que des roms viennent de se faire expulser et que des tas de civils meurent en Syrie, c'était déjà plutôt honteux, mais le pire allait venir.

    Oui pire que ça.

    Le putain de journaliste ouvre son sujet par cette phrase qui me restera longtemps en mémoire et sûrement pas pour les bonnes raisons : "Le calvaire de la star a commencé [unité de temps dont je ne me souviens plus] dans sa résidence de St Barth."

    Comment peut-on utiliser le mot "calvaire" et les mots "résidence de St Barth" dans la même phrase ? Sans vouloir minimiser les problèmes de santé de ce monsieur que je n'aime pas, "calvaire", ce ne serait pas un peu disproportionné pour une bronchite mal soignée ? D'ailleurs "mal soignée" ça veut bien dire qu'il n'a pas pris soin de lui. Ca veut bien dire ce que ça veut dire. De là à qualifier cela de "calvaire" ... je reste pantoise devant une connerie si monumentale.

    Si tu me lis la baltringue, fais moi plaisir et achète toi un dictionnaire ... et un cerveau aussi.

     

     

     

     

     

    calvaire, nom masculin

     
    Sens 1 Monument fait d'une croix commémorant la Passion du Christ [Religion]
    Sens 2 Succession d'épreuves difficiles et de souffrances [Figuré]. Synonyme affliction
  • Parfois y'a même plus de sopalin, alors on se mouche et on s'essuie les yeux avec du PQ.

    Quand j'étais jeune je ne pleurais pas devant les films tristes. Ca ne me  faisait ni chaud ni froid, c'était de la fiction, des acteurs, de la mauvaise musique romantique ou tragique. Rien de plus. Et puis un jour, j'ai lu Love Story de Erich Segal.  En une nuit de semaine, juste avant un contrôle d'histoire géographie au collège. Et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Toutes sans exception. C'était la première fois.

    Quelques temps plus tard, j'ai vu le film avec ma mère, qui n'a pas cessé de me demander gentiment de me calmer et d'arrêter de chialer comme une madeleine. Mais comme dans le bouquin, Love Story me mettait dans un état atrocement pas possible.

    Ce fut longtemps l'exception lacrymale.  Cependant, je dois reconnaître qu'à mon indifférence froide aux situations qui tirent la larme, c'était  substitué certaines émotions. Que j'ai longtemps contenu. Et puis, un certain écossais est rentré dans ma  vie. Ce mec en jupe, c'est un dur, un vrai ... qui peut pleurer devant le journal de 20 heures (et sûrement pas à cause du foot) (il me jetterait le livret de famille à la gueule s'il savait que je vous cause de ça)...

    Et c'est drôlement contagieux ... pas plus tard qu'il y a 10 minutes j'ai vu  la fin de bref sur le replay... et bin j'ai pleuré... est ce que c'est vraiment honteux ?

    Et puis parce que je l'ai au moins une heure par jour dans la tête depuis le Doudou :) ... La tristitude.