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Connerie intrinsèque - Page 5

  • Moi aussi j'ai parfois été une stagiaire de l'extrême.

    Du temps (qui commence à être un peu lointain mais pas trop non plus), où j'effectuais avec dévotion un BTS d'assistante de gestion en alternance, je suis restée un après midi entier devant un courrier de la veille, tapé par mes soins avec quatre doigts, mais furieusement corrigé dans la présentation par la gérante à ce moment.

    En effet, je n'avais pas encore été initié au traitement de texte. J'usais sauvagement de la touche de tabulation et de la barre d'espace pour tenter d'aligner un peu mes paragraphes. En sus, je salopais lègerement sur les bords, les usages de la correspondance en vigueur dans les entreprise.

    En gros de loin et sans trop lire, ça aurait pu passer. Et jusqu'à ce jour d'ailleurs, elle n'avait jamais vraiment lu une seule de mes productions.

    Tout ça pour dire que j'ai passé un après midi entier (livré à moi même car elle était partie en rendez vous) à me demander ce qu'elle voulait dire par le terme "justifié" à côté du seul et unique paragraphe de plus de  deux lignes. (J'écrivais en douze pour ampouler le fait qu'on retournait des documents signés pour un marché public.)

    Justifier quoi ? Qu'on renvoit des papiers qu'on nous a demandé de remplir ?

    La gérante étant injoignable cet après midi là, le courrier n'a pas été posté vu que je ne comprenais pas la mention "justifié" en marge de mon torchon imprimé.

    Or il aurait fallu.

    Je me suis faite incendiée bien comme il faut.

    Bon, plus tard j'ai appris que ça n'avait eu finalement aucune conséquence pour la boite.

    M'enfin voilà. Moi aussi j'ai été stagiaire de l'extrême, un peu, au début de ma carrière. (Ouais maintenant je me la pète grande prêtresse de la facturation)

  • Considération fromagère.

    La convivialité d'une raclette en amoureux réside en partie dans le fait que l'on peut s'accaparer plusieurs poêlons par personne et ainsi ne pas attendre des plombes que le fromage fonde pour le faire chavirer sur une pomme de terre à proximité d'une tranche de jambon blanc.

    Testée et approuvée par mes soins pas plus tard qu'hier soir.

    Mon abnégation et mon dévouement pour les grandes causes me perdront ... Surtout que le frigo regorge de restes de charcuteries, et le filet, de patates prêtes à cuire à l'eau.

  • Vrac (pour une fois).

    L'écossais est devenu un homme, un vrai, un tatoué, ya quinze jours. Je lui ai offert pour son anniversaire qui approche. Depuis qu'il peut se passer de la couche de vaseline et du film alimentaire, il fait des bisous à son épaule et caresse souvent l'encre qui la décore. Je dois avouer que pour l'instant, je n'ose pas trop y toucher. J'ai peur de l'abimer tellement je le trouve beau. Ceci dit, ça me conforte dans ma conviction que je ne sauterai jamais moi même le pas. Je préfère garder l'épiderme neutre même si un petit crâne mexicain pourrait être très joli. Le courant steampunk me plait bien aussi. Mais non. (Et je n'ai même pas peur des aiguilles.) (M'enfin dans la vraie vie du quotidien je ne cours pas après les piqûres et autres prises de sang non plus.)

    Cette semaine, je verrai deux épisodes de Koh Lanta : la rediffusion de la semaine dernière en replay (avant hier) et l'émission de demain. Je suis joie et exhaltation.

    En ce moment, j'en ai marre des appels aux votes. Et des concours. Mais Unicks l'explique vachement bien alors je ne vais pas m'étendre.

    Le propriétaire du terrain derrière chez moi, où stationnent des taurillons et deux bâtiments m'a donné une citrouille... ou peut être un potiron, je ne sais pas. En fait, il me l'a laissé sur le pillier du portail en notre absence. L'été d'ailleurs, c'est mieux : c'est courgettes géantes. Parce que le monsieur, sa passion c'est de faire pousser des grosses espèces de légumes. Et donc, avec mon énorme curcubitacée, j'ai l'intention de tenter l'expérience Jack-O-Lantern. Parce que jamais on ne mangera ce truc, on préfère les courgettes géantes. (Si j'arrive à faire un truc potable, je mettrais des photos non photoshopées, promis.)

    Je veux m'acheter des collants rouges, des robes en laine (ou pas) (c'est pas encore complètement validé comme désir), des gilets tous doux. Et me mettre au tricot pour me faire une écharpe rayée, genre Harry Potter. (Sans déconner.)

    Le pistolet à peinture c'est le mal. (C'est sans appel.)

    Au supermarket, ils vendent un coffret Westmalle  : un verre, quatre bouteilles 23 ou 24€. (J'ai envie de foutre un smiley qui cligne de l'oeil mais je me retiens.)

    Ma soeur Brad vient passer le week end à la maison le mois prochain, peut être avec son amoureux à veston. C'est cool.

    J'ai trop de boulot parce que j'ai eu une augmentation de facturation (et de tunes youhou !). L'embauche d'un contrôleur de gestion qui n'est autre que le gendre du patron me stresse également un peu. (Je pressens le mec chiant.)

    Demain midi, je suis en week end. Comme d'hab. (Ouais je me la pète.)

  • A cette heure matinale, l'assemblée siège toujours sur le muret.

    Le congrès des rouleaux de PQ vides se tenait sur le bord du muret des toilettes. Tous en rang d'oignons, certains encore étaient drapés de leur dernière feuille, avec laquelle essuyer même le plus petit pipi du monde est une opération à risque. Un représentant des essuie-tout était perdu au centre de ces quatre confrères des toilettes, qui se disputaient sur la dette des berlingots de javel et du bidule qui sent bon quand on tire la chasse et que l'eau mousse à son contact... Celui à l'extrême droite semblait le plus virulent dans ce débat, hautement décisif pour la suite du maintien du budget des accessoires d'entretien de la salle de bain.

    A force de voir plusieurs fois par jour, cette ribambelle de  cinq cadavres en carton, se tenir bien droits sur le muret, à hauteur du regard quand on communie avec la lunette, plutôt que dans la poubelle jaune (celle dédié aux déchets et autres emballages non souillés de bouffe), j'ai comme qui dirait un peu lâché la rampe de la réalité vraie. En témoigne le paragraphe précédent. Je voulais immortaliser les participants de ce sommet pour illustrer mon propos, mais l'appareil photo de blogueuse mode de l'écossais n'a plus de pile ... enfin de batterie... la-pile-du-futur-d'aujourd'hui-qu'il-faut-brancher-sur-le-courant... (j'ai un niveau très vintage en technologie par moment.)

    A cette heure matinale, l'assemblée siège toujours sur le muret.

     

  • Je n'aime pas les grecs ...

    Bien sûr, je ne parle pas des gens qui boivent du ouzo en dansant le sirtaki avec des chaussons à pompons, mais bien du sandwich également désigné par le mot "Kebab" chez les jeunes de province, qui en ont fait l'élément principal de leur alimentation équilibrée, au détriment du bon vieux hamburger du clown d'outre atlantique. (Je suis allée à la grande ville ce week-end où j'ai pu en tirer cette conclusion et d'autres concernant leurs goûts de chiotte en matière de musique et d'élégance.) (Ayé je me conduis comme une vieille pour qui c'était mieux avant.) Je n'aime pas le grec. Par contre, je vendrais ma soeur à poil pour une bonne moussaka bien gratinée et ne provenant surtout pas du rayon des plats surgelés d'un quelconque magasin de la grande distribution. Ca déchire trop tout l'univers, la moussaka, comme truc grec. La féta un peu moins, mais ça reste pas mal aussi, avec du raisin ou du melon et du jambon fumé. Par contre le sandwich à la viande y'a pas moyen de moyenner que je me sustente avec. Enfant, j'ai trop souvent observé les mouches forniquer sur le bout d'animal mort, planté sur la broche dans la devanture du restaurant turc depuis si longtemps, que des inspecteurs de l'hygiène attenteraient sans aucun doute à leurs jours à l'aide de leurs surchaussures. (J'étais tellement impressionnable à cet âge là.) Ceci dit je mange des américains. Pas ceux qui portent des jeans, aiment les pistolets et faire des films avec des tas d'explosions et des filles siliconées qui portent des bikinis trop petits. Je parle des sandwich à la viande hachée.

    Finalement l'américain est-ce mieux que le grec ?

    (On a les problèmes existentiels qu'on mérite.)

  • Expérimentation mailesque.

    Peut on envoyer un mail sans destinataire dans "A" mais seulement dans "Cc" me suis-je aujourd'hui demandée ?

    La réponse est oui.

    La preuve (possibilité en cliquant d'agrandir dans une autre fenêtre) :

    expérimentation mailesque.JPG

    Tu noteras la grosse maîtrise du logiciel Paint.

  • Mettons que.

    Mettons que parfois, même si c'est très mal, je télécharge des films sur l'internet. C'est tellement simple de braver la loi en un clic. Tellement à la portée de ma souris sans fil qui aurait bien besoin que je lui change ses piles. Mais pas des films trop récents parce que j'ai peur des courriers recommandés de l'Hadopi et de tomber sur un enregistrement pirate de mauvaise qualité, où le son ne serait pas synchronisé correctement avec l'image.

    Mettons qu'à la suite de cet acte de délinquance avéré contre la création intellectuelle, j'oublie mon forfait dans un coin de ma tête pleine de courants d'air. Jusqu'à un certain samedi soir ou plutôt que de jouer aux fléchettes avec mes amis après un bon repas hautement calorique et une tarte aux pommes du jardin, on se décide pour changer de la routine habituelle, à finir la soirée devant la grande télé.

    Mettons que je leur propose de regarder un film stocké sur mon disque dur, en assurant qu'il est super, vachement plein de suspense et qu'il plaira forcément à tout le monde puisque personne ne l'a vu. Et parce que je connais bien leurs goûts à tous ...  et patati et patata.

    Mettons qu'ils acceptent à force d'insistance de ma part, qu'on s'installe confortablement dans le canapé et les fauteuils avec des bonbons et un pack de bières, qu'on éteint les lumières pour faire une ambiance cinéma qui fait peur et qu'au dernier moment, je fais râler tout le monde prêt à s'en foutre plein les mirette parce que je veux aller faire pipi.

    Mettons qu'ils ne me tuent pas à grands coups de capsules lancées à pleine vitesse dans ma face et mes fesses, que je ne meurs pas de me faire huer avec véhémence par mes meilleurs copains du monde que je ferais n'importe quoi pour eux, sauf à l'instant présent où je les considère comme une sale bande de rabats joie intolérants face à mon envie pressante d'uriner.

    Mettons qu'après avoir exprès pris mon temps dans les toilettes pour punir leur impatience, je sois enfin revenue dans le salon prête à appuyer sur le bouton lecture de la manette de la console qui cause en wifi avec mon ordinateur. Mais là il se trouve que je me suis souvenue d'une super blague qu'on m'a dite à la pause café et que je veux leur raconter tout de suite de peur de l'oublier ...

    ... C'est trois mecs dans un bar qui boivent un coup. Le premier s'exclame : "putain ma femme elle est trop conne, elle a acheté une tondeuse et on n'a même pas de jardin. Le deuxième lui répond : "Bin la mienne elle est encore plus conne, elle a acheté une voiture, elle a même pas le permis". Le troisième mort de rire leur réplique : "La mienne c'est pire. L'autre jour, je fouillais dans son sac à main et j'ai trouvé une capote alors qu'elle a même pas de bite."

    Mettons que tout le monde a rigolé pendant vingt minutes tellement ma blague était bonne et qu'au bout de tout ce temps j'ai enfin appuyé sur le bouton ... et là... comment dire... une dame qui devait avoir très chaud étant donné qu'elle était toute nue dans sa cuisine, a commencé à caresser nonchalamment un concombre posé là sur le plan de travail, avant de se le fourrer dans la chatte sans autre forme de procès et en poussant des couinements pas très convaincants.

    Heureusement tout ceci n'est qu'une pure hypothèse fantasmagorique. L'usage de l'expression "Mettons que" en faisant foi. Parce que télécharger c'est mal ! Surtout, quand au lieu de ton film à suspense, tu te retrouves avec un film de cul pas terrible.

    Et pis l'un de mes potes l'avait déjà vu en plus... à la fin elle se fait surprendre par le jardinier qui la baise dans toute la maison avant la traditionnelle éjac' faciale. 

     

  • Putain !

    Cet été, j'ai tout fait pour que cela n'arrive pas. Et avec succès. J'ai tellement horreur de ça.

    Il aura fallut attendre le 30 septembre pour que la catastrophe survienne : j'ai des putains de marques de bronzage sur les pieds. Celles de mes sandales. On dirait un zébre.

    Putain !

  • Mon petit côté délinquante.

    En changeant nos chiottes il y a quelques semaines de cela, l'écossais a eu la maladresse en testant la chasse d'eau de laisser tomber le bouton dédié à cet usage dans la cuvette. Il vit depuis sa vie dans notre fosse toutes eaux avec le papier à cul, le pipi, le caca et tout ce qui se stocke à cet endroit. Dès lors, je n'ai eu de cesse de démonter toutes les toilettes où je me soulage. Sauf chez mes amis parce que je les aime bien. J'ai pu constater que dans la plupart des lieux publics, les systèmes de vidange sont comme scellés à la faïence. Sûrement pour dissuader les vandales de mon espèce. Au travail j'ai eu comme un espoir en réussissant à le dévisser. C'était sans compter sur la multitude de types de chasses différentes. Mais pourquoi ces choses ne sont pas standardisées putain de bordel de merde ?

    mes nouveaux chiottes qui font pas nouveaux.jpg

    (voilà, voilà)

    De rage, j'ai tenté ce jour là de saboter le sèche-mains des toilettes des filles avec du scotch et puis j'ai renoncé de peur qu'on ne retrouve mes empreintes digitales sur le papier collant. (En vrai je n'ai pas réussi.) (Je ne suis pas Mac Gyver.) (Et tant mieux pour moi, il a une coupe de cheveux à chier.)

    (note programmée pour cause de Koh Lanta)

  • Petit bonheur idiot.

    Pourvue d'un haut niveau de débilité et d'une faculté à rire assez prégnante, je ne peux que m'enthousiasmer face à certains petits détails de la vie. Parfaitement consciente, qu'ils n'enchantent que moi, je tiens tout de même farouchement à les partager, quitte à essuyer un regard incrédule et une vanne sur le niveau de cuisson de ma cervelle (bouillie ?) ou mon âge mental. Dans le meilleur des cas, on m'honore d'un "elle est mignonne" mi amusé, mi consterné. Et le pire c'est que j'aime ça. 

    Ce matin, en affranchissant nonchalamment quelques factures avec la machine prévue à cet effet, que j'adore manipuler d'ailleurs, j'ai obtenu en bas à gauche sur l'écran à cristaux liquides, à l'endroit où s'affiche le total du mois, un très beau 666. Ravie, j'en ai fait part à ma collègue du standard qui passait par là.

    Je n'aurai pas du. Ses yeux sont devenus gros comme des soucoupes volantes. Elle a mimé un crucifix avec ses doigts en tremblant, avant de s'enfuir pour se mettre en boule sous son bureau. Et maintenant elle me passe mes lignes téléphoniques en m'appelant Damien.

     

    incomprise je suis

    Harvey Stephens / Damien dans La Malédiction (1976)

     

     

     

    En réalité, j'exagère. Elle n'a pas compris mon petit bonheur idiot. Elle a juste opiné du chef par pure politesse ou peut être (mais ce n'est pas sûr) par sympathie.

    N'empêche que ma version est vachement plus drôle.