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Connerie intrinsèque - Page 2

  • Prise de grade.

    La vie de bureau devient si douce quand on se voit octroyer une assistante. Une assistante avec des fleurs dans les cheveux, des oreilles transpercées de piques en acier chirurgical et un tatouage qui comme un lierre, court tout le long d’une de ses jambes. Une assistante qui porte des hauts de toutes les couleurs, des jupes bariolées, un sac à main Desigual, et que j’ai surnommé Punkie, en référence à une petite Brewster  à couettes qui squattait la télé à tube de ma jeunesse.

    Ce que je préfère avec Punkie, c’est quand elle se présente aux réunions à des interlocuteurs inconnus, comme « l’assistante de Georges » : je suis immédiatement grisée par le pouvoir et amusée par le regard que ces gens me lancent, en se demandant si je suis quelqu’un d’important, puisque pourvue d’une assistante. Même si l’assistante en question pourrait travailler dans un studio de tatouage et de piercings.

    Faut que les gens arrêtent d’avoir des préjugés : on peut très bien être rock and roll et maîtriser la comptabilité.

  • Trois types de conducteurs à qui je pèterais bien les dents.

    Sommes-nous tous égaux, d’un point de vue comportemental, avec un volant entre les pognes ? N’étant ni psychologue, ni sociologue, ni statisticienne, je ne saurai que parler de mon petit cas personnel : à savoir qu’en voiture, j’ai une propension à développer un vocabulaire très ordurier envers trois types de personnages.

    1.       Monsieur ou Madame Moyenne.

    Monsieur ou Madame Moyenne a sans aucun doute la bosse des maths. Ce qui ne reste strictement à rien puisqu’il ou elle n’use même pas de ce don pour calculer les distances de sécurité sur l’autoroute.  J’ai l’honneur d’en rencontrer régulièrement sur la portion de trajet biquotidien entre ma demeure et mon lieu de travail. Il s’agit d’une magnifique départementale sans ornière, reliant un village à une zone portuaire fluviale, à l’ombre d’une bordure de forêt. Sur cette route bucolique la limitation est de 90 km/heure, sauf à l’approche du port et de quelques maisons où il est indiqué que la vitesse à respecter descend à 70 km/heure. C’est dans ce genre de configuration que Monsieur ou Madame Moyenne entre en action en roulant du début à la fin de cet axe à 80. Sans même avoir de « A » collé au cul. En effet 90 + 70 = 160 / 2 = 80. Je ne vois que cette explication.

     

    2.       Monsieur ou Madame Clignotants-en-option.

    Monsieur et Madame Clignotants en option ont sûrement du avoir une enfance difficile et grandir dans un environnement hostile, où la consommation était réfléchie car exceptionnelle. Peut être même qu’il n’y avait pas l’eau courante chez leurs parents, que leurs chambres étaient installées dans la grange avec le troupeau de brebis et qu’à Noël ils avaient une orange ou une patate pour jouer. Vraisemblablement, ces personnes ont du fortement économiser pour s’offrir un véhicule une fois adulte, car dans les ronds points, au mépris du code de la route, ils n’usent jamais de leurs clignotants. De peur de les abîmer ou de devoir racheter une ampoule j’imagine. Quand on a vécu dans un certains dénuement, avoir des clignotants sur sa bagnole est  un luxe immense qu’il ne faut pas dilapider.

     

    3.       Monsieur Je-suis-monté-comme-un-poney-va-te-faire-enculer ou Madame Je-suis-plus-belle-que-toi-et-donc-je-t’emmerde.

    A l’inverse des précédents, ces gens là n’en ont rien à foutre de l’éco-conduite et de faire attention à leurs consommations de carburant… et l’avenir de la planète ? Encore plus rien à foutre. Leurs ennemis jurés ? Tous les autres véhicules osant s’aventurer sur la chaussée qu’il s’approprie en roulant comme des gros tarés quelque soit l’engin qu’il pilote. Doubler sur la ligne blanche est aussi naturel pour eux que de faire pipi le matin après une bonne nuit de sommeil. Le danger et les risques  ne les inquiètent pas, eux conduisent trop bien pour se sentir concernés par la mortalité sur la route. De toute manière, ce ne sont pas eux qui roulent mal, ce sont tous les autres qui se trainent le cul dans leurs caisses de merde. Leur audace est telle, qu’ils sont capables d’effectuer une manœuvre de dépassement sans aucune visibilité dans le brouillard, tout en faisant preuve de violence à l’égard du conducteur dépassé par moult gestes grossiers du majeur. Et sans même avoir la moindre once de sentiments suicidaires. C’est dire s’ils sont vraiment très cons.

  • Se dire je t'aime.

    Dans certains couples, ces quelques mots ne sont jamais prononcés ou alors à titre exceptionnel, pour des occasions bien particulières. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas d'amour entre eux, ni d'autres façons de l'exprimer plus silencieusement et qui leur appartiennent (un geste, un regard ...).

    Se dire je t'aime n'a jamais rien garanti. Il parait même que le mec qui bat sa femme, parce qu'elle a fait trop cuire les nouilles, est capable de le lui dire, en la regardant dans le violet de ses yeux au beurre noir.

    D'autres le répètent tout le temps. Quinze fois par jour. Pour un oui ou pour un non. Parce que l'autre a fait du café ou ramasser les chaussettes sales. A tel point que les mots se dénaturent, perdent de leur portée et de leurs puissances.

    Et puis il y a mon cas personnel. Qui aurait plutôt tendance à appartenir au deuxième groupe, aux hystériques du "je t'aime". Sauf que je râle quand le linge sale traîne ailleurs que dans le sac prévu à cet effet et que je dis simplement "merci" quand l'écossais me propose une tasse de jus. Mais il est indéniable que je dis et écris aussi beaucoup "je t'aime" ou "moi aussi je t'aime". Voir même "je t'aime à la folie folle" ou "je t'aime comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma".

    Je me rends bien compte qu'à trop le dire je les tue un peu mes mots d'amour, mais je ne peux pas m'en empêcher. Et ce qui me rassure, c'est qu'il m'arrive encore très souvent d'avoir besoin de le dire à mon écossais, comme si ma vie en dépendait et avec la sensation que ces mots dont j'use et j'abuse, sont trop petits pour exprimer tout ce que je ressens à son égard, tout ce qu'il représente pour moi.

    Hier soir encore, j'étais assise près de lui sur le canapé devant la télé. Il suivait les infos de 20h avec attention, pendant que je me foutais un peu des nouvelles préférant l'observer du coin de l'oeil. Et comme une évidence, j'ai su une fois encore que je l'aimais plus que tout et qu'il était urgent de bien lui faire comprendre... encore une fois. Alors je lui ai dit "je t'aime". Avec la larme à l'oeil, parce que mes mots ne traduisaient même pas le dixième des sentiments que j'éprouve pour lui ...

    Du coup, je l'ai carrément fait flipper. Il n'a pas vraiment compris pourquoi je me mettais dans un état pareil, alors que 5 minutes plus tôt je m'étais énervée contre mon téléphone qui n'avait rien trouvé de mieux que de me faire perdre pour la huitième fois le niveau 70 de Jewels star. Il m'a prise contre lui avant que je ne me mette à renifler et m'a dit qu'il m'aimait plus que tout ... pour la deuxième ou troisième fois de la journée. Et il m'a serrée fort dans ses bras me demandant si je le savais, avec un brin d'angoisse dans la voix, comme si le reste de sa vie dépendait de ma réponse.

    Je ne sais pas pourquoi on se le dit si souvent, pourquoi on a si peur de se perdre parfois ... Je sais juste que se dire "je t'aime" n'est pas si anodin.

    [ C'est bon, j'ai fini, maintenant tu peux aller vomir des arcs en ciel.]

  • Punie des cheveux.

    Aujourd'hui, comme il m'arrive de le faire parfois, j'ai piqué un pull de l'écossais. Pour avoir l'impression qu'il me fait un câlin sans fin tout au long de ma journée et aussi parce que je kiffe grave le gilet gris en grosses mailles style "papy" (à cause des boutons en simili cuir ou en véritable plastique c'est selon) que je lui ai dégoté pendant les soldes au supermarché. (Bah oui soyez pas snobs, il m'arrive de trouver des chouettes fringues au supermarché. D'ailleurs souvent on me complimente dessus même après avoir annoncé leurs provenances honteuses.)

    Au départ, je l'avais repéré pour moi, mais quand il l'a vu, ses yeux se sont transformés en coeurs, alors je n'ai pas eu le courage de briser le sien. J'ai un peu regretté ma mansuétude quand je lui ai dégoté par la suite une veste/caban à carreaux gris et bleu marine de toute beauté, que j'adorerais lui piquer mais qui ne me flatte pas par sa coupe, loin d'épouser ma féminité. (On ne se moque pas merci.) Bref il était trop tard, malgré cette trouvaille, pour lui arracher à ce moment là des mains, le gilet de papy que je continue de trouver canon.

    Tout ça pour dire que ce matin, je lui ai piqué pour la deuxième ou troisième fois. Avec une petite jupe noire, des collants noirs, un chemisier noir et mes docs violettes, son gilet parfait une silhouette qui me plait beaucoup. (En même temps, c'est la mienne de silhouette... et c'est tellement mieux de ne pas être en conflit avez son moi-même.) En plus il est hyper chaud, ce qui ne gâche rien.

    Sauf qu'aujourd'hui, le gilet de papy a décidé de venger son propriétaire qui a un peu râlé ce midi, au téléphone, quand il a appris que je lui avais encore piqué son précieux. Le gilet de papy a décidé de faire de l'électricité statique ! Ce qui fait hyper plaisir à mes cheveux et à moi même.

     

  • Lettre ouverte aux fashion-victimes.

    Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

    Je vais la faire courte, parce qu'il est plutôt dans vos habitudes de regarder des photos que de lire... Ouais je sais c'est un peu méchant, mais réaliste quand on compte le nombre de pages consacrées à de la publicité pour produits de beauté ou de luxe dans vos magazines de mode préférés. (Biensûr que je pense à Elle mais pas que.)

    Si je reprend du service en ce 31 janvier, c'est pour vous dire un truc de la plus haute importance : vous avez l'air très con avec vos bonnets à pompon en plein centre ville, sans un pet de neige et sans combinaison de ski aux coloris plus ou moins douteux.

    J'aurai pu ajouter des photos de vous les arborant sur vos blogs avec la fierté de celui ou celle qui n'a pas encore compris qu'il ressemblait à une truffe avec un pompon sur la tête. (Ca va c'est pas trop salop de dire truffe ? J'ai hésité avec crétin des alpes pour tout vous dire ...) Mais ma grandeur d'âme et la flemme m'empêchent présentement de vous épingler au moche blog, comme on jette en pâture des poussins morts aux faucons dans les spectacles médiévaux.

    Bien à vous cependant...

    Georges

    PS : Sincèrement le bonnet à pompon c'est mignon uniquement sur mon neveu de trois ans qui a tendance à baver sur toutes les vitres qui croisent sa route (On a eu chaud le jour où il s'est attaqué à celle de l'insert de la cheminée : on avait pas encore allumé le feu.)

  • Still alive ?

    Me demandait Mister Super Olive ... et d'autre gens via ma boite mail et à qui je n'ai même pas répondu ...

    La réponse est oui. Même si j'ai horreur de rendre des comptes. Encore plus sur l'internet. Oui, je sais, ça fait connasse de dire ça, mais on ne se connait pas finalement. Alors si je veux disparaître, pourquoi je me gênerai ? Certains ne se sont pas posés de question en le faisant avant moi...

    Ca fait encore plus connasse d'utiliser cet argument, j'en conviens, puisque moi même j'ai su et je sais m'attacher à des présences virtuelles qui racontent des jolies choses sur la toile...ou des trucs marrants, ou dégueulasses ... ça dépend de l'humeur du moment.

    Qui puis-je si j'ai le désamour du moche blog et de l'internet ? De ma façon d'écrire en me lourdant systématiquement sur l'accord du participe passé ?

    Les nouvelles ?

    J'ai le cheveux qui a poussé et me chatouille l'épaule.

    Je tricote à tel point que je pourrai être accusée de vouloir faire disparaître le mouton de la surface de la terre.

    Je bosse à en devenir peut être bientôt chef d'autre chose que de putains de factures.

    Je n'ai toujours rien dans le bide.

    Mais bon, dans l'ensemble ça va bien. L'écossais aussi.

     

     

  • Journaliste de M6, t'es vraiment rien qu'une baltringue de suceuse.

    L'autre soir, comme souvent à cette heure là, avec mon écossais à l'épaule en vrac (souvenir de vacances suite à la pratique d'un sport extrême : le cerf volant), j'étais devant la télé à regarder les infos. Histoire de rester informée donc. Ceux de la sixième chaîne sont parfaits pour se faire, étant donné qu'ils durent une dizaine de minutes ce qui suffit amplement à faire le plein de misère, de crise économique, de faits divers et de mascarades politiques. J'ai beau lire tout ça sur l'internet dans la journée, j'aime assez voir un petit résumé le soir. C'est l'occasion pour l'écossais et moi d'en discuter. Quand ça en vaut la peine. Et l'autre soir, je dois dire que j'ai été servi : Johnny venait de se faire hospitaliser en Guadeloupe.

    Que cette nouvelle ouvre l'édition de 20 heures de la sixième chaîne alors qu'une tempête menace les Etats Unis, que des roms viennent de se faire expulser et que des tas de civils meurent en Syrie, c'était déjà plutôt honteux, mais le pire allait venir.

    Oui pire que ça.

    Le putain de journaliste ouvre son sujet par cette phrase qui me restera longtemps en mémoire et sûrement pas pour les bonnes raisons : "Le calvaire de la star a commencé [unité de temps dont je ne me souviens plus] dans sa résidence de St Barth."

    Comment peut-on utiliser le mot "calvaire" et les mots "résidence de St Barth" dans la même phrase ? Sans vouloir minimiser les problèmes de santé de ce monsieur que je n'aime pas, "calvaire", ce ne serait pas un peu disproportionné pour une bronchite mal soignée ? D'ailleurs "mal soignée" ça veut bien dire qu'il n'a pas pris soin de lui. Ca veut bien dire ce que ça veut dire. De là à qualifier cela de "calvaire" ... je reste pantoise devant une connerie si monumentale.

    Si tu me lis la baltringue, fais moi plaisir et achète toi un dictionnaire ... et un cerveau aussi.

     

     

     

     

     

    calvaire, nom masculin

     
    Sens 1 Monument fait d'une croix commémorant la Passion du Christ [Religion]
    Sens 2 Succession d'épreuves difficiles et de souffrances [Figuré]. Synonyme affliction
  • Parfois y'a même plus de sopalin, alors on se mouche et on s'essuie les yeux avec du PQ.

    Quand j'étais jeune je ne pleurais pas devant les films tristes. Ca ne me  faisait ni chaud ni froid, c'était de la fiction, des acteurs, de la mauvaise musique romantique ou tragique. Rien de plus. Et puis un jour, j'ai lu Love Story de Erich Segal.  En une nuit de semaine, juste avant un contrôle d'histoire géographie au collège. Et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Toutes sans exception. C'était la première fois.

    Quelques temps plus tard, j'ai vu le film avec ma mère, qui n'a pas cessé de me demander gentiment de me calmer et d'arrêter de chialer comme une madeleine. Mais comme dans le bouquin, Love Story me mettait dans un état atrocement pas possible.

    Ce fut longtemps l'exception lacrymale.  Cependant, je dois reconnaître qu'à mon indifférence froide aux situations qui tirent la larme, c'était  substitué certaines émotions. Que j'ai longtemps contenu. Et puis, un certain écossais est rentré dans ma  vie. Ce mec en jupe, c'est un dur, un vrai ... qui peut pleurer devant le journal de 20 heures (et sûrement pas à cause du foot) (il me jetterait le livret de famille à la gueule s'il savait que je vous cause de ça)...

    Et c'est drôlement contagieux ... pas plus tard qu'il y a 10 minutes j'ai vu  la fin de bref sur le replay... et bin j'ai pleuré... est ce que c'est vraiment honteux ?

    Et puis parce que je l'ai au moins une heure par jour dans la tête depuis le Doudou :) ... La tristitude.

  • Parfois je dis "des fois" alors que je sais que ça ne se dit pas.

    Donc des fois,  tu te retrouves avec des gens. Tu ne sais plus trop pourquoi parce que c'est le quatrième verres que tu t'enfiles et puis finalement tu te souviens que c'est juste du jus d'orange que tu  bois sans soif,  parce que t'es au goûter d'anniversaire de ton neveu de quatres ans (avec toute sa famille) ; à qui t'as acheter le magnifique convoyeur avec pelleteuse Play Mobil parce que ton mari c'est quand même un peu le parrain du môme qui a voulu un Dark Vador sur son gâteau au caramel et à la vanille (et qu'il l'a eu.) (C'est fou ce que font les boulangers des  années 2012.)

    Et donc des fois, tu rencontres des gens qui sont la belle famille de ta belle famille (du côté de la pièce rapportée en plus), c'est à dire pas grand chose, en tout cas, pas de quoi s'en vouloir d'avoir omis de présenter des voeux de bonne année via un texto type, envoyé à tout le répertoire de ton téléphone intelligent : ces personnes ne sont même pas inscrites dans la liste de tes contacts !

    Malgré cette  profonde méconnaissance de ces personnes qui mangent comme toi du gâteau et boivent du jus d'orange assis sur le même canapé où tes fesses reposent, des fois tu leur parles au plus grand dam des leçons de morale de ta mère sur le fait d'entamer une discussion avec un inconnu qui t'offre des bonbons (le taux de sucre de Dark Vador était du côté obscur du diabète ce qui entre dans le cadre du discours de nos parents sur les inconnus qui appâtent les enfants dans la rue pour les violer et les tuer avec des scies rouillées ou des pistolets).

    Bon tout ça pour dire que des fois, y'a des gens dont tu ignorais l'existence (et dont tu te fous de l'existence aussi) qui te parles de blogs... "Ah oui cette chose sur internet où des gens racontent des trucs" tu réponds, pour avoir l'air un peu cultivé de la cervelle. Et là l'un des gens se met même à citer des sites que tu connais. Mais tu fais genre tu ne connais pas, car d'un coup d'un seul, t'es revenu en mémoire que  t'en avais un toi aussi, un truc sur l'internet. Et même que tu t'es dit "tiens ça fera une note pour mon blog, depuis le temps que je n'ai pas écrit dedans."

    En tout cas des fois moi je suis un peu une quiche... je ne savais pas qu'ils existaient pour de vrai les Carbon Kevlar ... Bon ça ne va pas révolutionner ma vie non plus... mais quand même ...

  • Une tranche pas trop fine s'il vous plait.

    Ce matin, je suis allée voir mon directeur. Celui qui a un cul sexy. Et des cheveux gris sexy. Mais c'est tout. Car il voue un culte à  la limite de l'indécence à ce jeu débile où des mecs tapent avec leurs pieds dans un ballon (quand ils y parviennent sans tomber et en faisant genre d'avoir aussi mal à leur cheville que s'ils avaient des calculs rénaux) (il parait que la douleur est similaire à celle de l'accouchement.). Il a même des posters Panini dans son bureau. Des machins collector de l'AS St Etienne et de l'époque où porter la nuque longue témoignait d'un sens du style pointu et prononcé. Et dire que je pensais que c'était interdit au plus de quatorze ans d'avoir des affiches de ses idoles dans sa piaule.

    Je m'avance vers lui, assis dans son fauteuil pourvus d'accoudoirs (dans notre société c'est ainsi qu'on sait qui est important et qui ne l'est pas) (et même que si le fauteuil est en cuir, c'est que t'as des actions dans le business) et commence à lui poser des questions sur un truc trop chiant pour qu'ici je développe plus. 

    Et finalement je lui dis :

    "Donc j'aurai plus de boulot?"

    Il me répond :

    "Oui"

    Alors je lui dis :

    "J'ai pas le temps d'avoir plus de boulot, je ne m'en occuperai pas"

    Et là il me dit :

    "Jai jamais dit que tu t'en occuperais."

    Donc naturellement je réponds :

    "Oui mais vous m'avez dit que j'aurai plus de boulot ?"

    Son téléphone sonne (et je soupçonne que ça l'arrange), il conclut :

    "Oui t'aura plus de boulot"

    J'ai la désagréable sensation qu'il m'a prise pour un jambon. (d'où ce titre parfaitement douteux.)