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La fois où l'écossais a fait la formation de sauveteur secouriste du travail.

La semaine dernière, l’écossais râlait. Et pourtant,  ce n’est pas spécialement son habitude à mon mari, rempli habituellement à ras bord de bonhomie. Mais quel était donc le pourquoi du comment de ce changement d’humeur ? Il devait tout simplement commencer le lendemain son stage de secouriste du travail et ça ne le mettait pas en joie. Trop de responsabilité, trop de sang et autres trucs corporels dégueulasses, trop d’histoire de santé. En bref : regardé Grey’s Anatomy  pas de soucis ! Apprendre la position latérale de sécurité, franchement moyen bof … Pourtant pas le choix, il avait été inscrit d'office par sa hiérarchie.

Bien entendu, j’ai tenté de trouver des arguments le motivant - c’est le devoir de toute bonne épouse - lui parlant du savoir qu’il allait acquérir et de la fierté qu’il pourrait avoir à dispenser les gestes de bases en cas de problème … Il m’a tout bonnement répondu qu’il se contenterait d’appeler les secours et qu’il n’avait pas besoin d’une formation pour se souvenir du numéro des urgences : « surtout qu’il est enregistré sur mon téléphone d’abord ! »

- Oui mais si c’était moi ? 

- Mais toi c’est pas pareil, bien sûr que je te sauverai !

- Et tes collègues que t’aiment bien, qu’on est copain avec maintenant ?

- Mes deux « ma couille » ?

- Bah oui tes deux « ma couille » !

- Bon d’accord, je te sauverai toi, ma mère, ta mère et tous mes « ma couille », ceux du boulot et ceux de la vie privé.

Le deal était conclu, mais la mauvaise humeur toujours au coin de sa bouche.

Le lendemain soir, rentrant  fourbue d’une journée à relancer du client qui trouve n’importe quel prétexte fallacieux pour ne pas payer, il m’a accueillie tout sourire. Je lui ai alors posé la première et innocente question d’usage du soir, (mais forte importante quand on veut une vie de couple un peu sympa avec de la communication et tout et tout) : « Ca va bien, t’as passé une bonne journée ? ».

S’en ai suivi un tsunami de mots et de phrases… Enjoué ! Enthousiaste ! Et même ravi  l’écossais ! En bref, moi dans toute ma splendeur ! En tant que spécialiste du revirement d’humeur (je râle très bien avant de finir par aimer les choses qui ne me tentaient pas… ou qui me faisaient peur…  aussi, parfois… sans vouloir le reconnaître bien entendu), j’en viens à croire qu’Alain Souchon avait raison. Si on passe l’amour à la machine et bah parfois on déteint sur l’autre.

« Et demain, j’ai trop hâte d’y être, on va pouvoir faire les victimes et se faire maquiller avec des produits qu’on utilise au cinéma. » conclut-il tout heureux.

Et dire qu’il avait râlé toute la soirée précédente … je trouve ça mignon.

Commentaires

  • En vrai, il avait peur que quelqu'un aille regarder sous son kilt pendant les exercices non ?

  • pourtant il est pas très pudique cet homme tu sais ... :)

  • Comme un gamin quoi ! C'est mieux dans ce sens là remarque que déçu et tirant la gueule derrière !

  • Exactement, mais comme je suis un peu pareille... je ne lancerai pas la pierre, Pierre.

  • D'un autre côté j'aurais râlé aussi. Ma seule conception du secourisme étant d'achever les blessés.

  • hihihihihihi !
    avec toi on sait à quoi s'en tenir au moins !

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