Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Une tranche pas trop fine s'il vous plait.

    Ce matin, je suis allée voir mon directeur. Celui qui a un cul sexy. Et des cheveux gris sexy. Mais c'est tout. Car il voue un culte à  la limite de l'indécence à ce jeu débile où des mecs tapent avec leurs pieds dans un ballon (quand ils y parviennent sans tomber et en faisant genre d'avoir aussi mal à leur cheville que s'ils avaient des calculs rénaux) (il parait que la douleur est similaire à celle de l'accouchement.). Il a même des posters Panini dans son bureau. Des machins collector de l'AS St Etienne et de l'époque où porter la nuque longue témoignait d'un sens du style pointu et prononcé. Et dire que je pensais que c'était interdit au plus de quatorze ans d'avoir des affiches de ses idoles dans sa piaule.

    Je m'avance vers lui, assis dans son fauteuil pourvus d'accoudoirs (dans notre société c'est ainsi qu'on sait qui est important et qui ne l'est pas) (et même que si le fauteuil est en cuir, c'est que t'as des actions dans le business) et commence à lui poser des questions sur un truc trop chiant pour qu'ici je développe plus. 

    Et finalement je lui dis :

    "Donc j'aurai plus de boulot?"

    Il me répond :

    "Oui"

    Alors je lui dis :

    "J'ai pas le temps d'avoir plus de boulot, je ne m'en occuperai pas"

    Et là il me dit :

    "Jai jamais dit que tu t'en occuperais."

    Donc naturellement je réponds :

    "Oui mais vous m'avez dit que j'aurai plus de boulot ?"

    Son téléphone sonne (et je soupçonne que ça l'arrange), il conclut :

    "Oui t'aura plus de boulot"

    J'ai la désagréable sensation qu'il m'a prise pour un jambon. (d'où ce titre parfaitement douteux.)

  • Dans la série, je devrais arrêter d'oublier que je suis déjà vieille.

    Samedi, je voulais aller à la mer, voir les falaises et d'autres trucs maritimes, mais il faisait moche, froid et gris. Alors l'écossais m'a embarquée pour la séance de 14h15 au cinéma du patelin d'à côté.

    En patientant sagement dans la queue pour payer nos tickets, nous avons remarqué les regards insistants sur nos gueules et interloqués sur mes collants violets de toute beauté (sans parler des lacets jaunes fluo des docs martens de l'écossais).

    Et là sans crier gare, quelques instant après avoir pris connaissance de notre environnement sociétal, nous nous sommes ramassés un putain de coup de vieux dans la diagonale de nos faces.

    Ce n'était vraiment pas malin d'aller voir Hunger games.

    Heureusement que c'était bien. Un peu long. Mais bien.