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  • Excuse validée.

    310520111480.jpgPourvus de trois chats et d'une chienne, nous sommes dans l'obligation de valser quotidiennement quelques minutes, avec le balai de coiffeur, d'un pas léger et enjoué sur le pavé. A ce jour, il s'agit de l'outil le plus efficace pour ramasser la majeure partie des poils semés par la faune, dans le but de se tricoter des slips pour l'hiver et accessoirement de vivre dans un milieu non hostile aux fringues noires et à l'intégrité des potages. Habituellement, l'écossais est responsable de cette corvée, maniant la pelle et la balayette comme personne, avec une sensualité digne de son charmant sourire de plombier.

    Sauf aujourd'hui.

    En effet, l'homme à jupe à carreaux s'est vu attribuer par son directeur, les clés d'une voiture de service neuve. Si habitué à être le dernier et le plus mal servi, il n'a eu de cesse toute la journée, de m'entretenir joyeusement par mail de son nouveau joujou à quatre roues. J'aurai du me douter, intriguée par des fragments de croquettes vertes et des agglomérats en forme de pelote de laine animal sur le sol, qu'il avait failli à ses devoirs ménagers.

    " T'as passé le balai ?" lui demandais-je sachant pertinemment que non.

    "Bah non. J'avais pas que ça à faire. Je devais m'occuper de ma nouvelle voiture, mettre les logos autocollants, les tapis de sol et lui faire des bisous pour qu'elle s'habitue à la cour. T'es marrante toi !"

    (non c'est toi qui est drôle.)

     

     

     

    (M'en fous de toute manière, moi j'ai un crâne de vampire à cornes collé sur le cul de ma zafirate, ça a plus de gueule que des logos moches.)

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  • Les qualités écossaises ou pourquoi je l'aime.

    Parce qu'il est parfait.

    Par exemple, l'écossais sait faire du pain avec une machine dédiée à cet effet et tondre la pelouse tout en restant élégant, grâce à la combinaison fashion du poil de torse au vent, d'un treillis sans culotte en dessous et d'une paire de docs fatiguées. Il est aussi capable, lorsqu'il est en congé, de se lever avant moi pour me préparer mon sandwich et me faire couler un café avant que j'aille bosser, tout en m'ayant fait profiter des bienfaits de sa grosse kékette au préalable. (Je laisse à l'imagination du passant virtuel la tâche de se faire une idée de ma mine réjouie et de mon sourire déjà si idiot de bon matin.)

    Donc non seulement l'écossais est parfait, mais en sus il est extrêmement prompt à s'excuser.

    L'autre soir, on regardait un film à la télé que nous n'avions jamais vu. Le suspense était à son comble, le dénouement s'annonçait proche. En même temps il restait à peine dix minutes avant que ne débute un reportage scientifique sur les gogos danseuses et les discs jockey. Pelotonnée contre l'écossais dans le canapé, les yeux écarquillés, la bouche ouverte, le souffle court, je buvais les paroles du premier rôle entrain de nous révéler les clés de l'intrigue. Quand inopinément, la chaîne fut changée, au moment le plus crucial. Biensûr, je me suis mise à hurler au scandale et à la machination, avant que l'écossais ne me dise tout penaud :

    "Oups pardon, j'ai marché avec mes fesses sur la télécommande."

    Parfait et rigolo.

  • 69-Démontage de cliché animalier.

    Un vent souffle un court instant dans le salon. Ce n'est ni le Mistral, ni la Tramontane. Pas même un Alizé. Mais plutôt un vent anal. Un pet comme qui dirait. Juste à côté de moi, entrain de trainer sur l'internet, auprès de l'écossais qui se tape Pékin Express. A ras du sol. J'oserai même penser que l'origine se situe dans la périphérie du panier en plastique à animal domestique. Mes yeux décrochent de l'écran d'ordinateur pour se poser sur ce coin dédié à la faune, près du boudha géant en plâtre peint en doré. Mes soupçons se confirment. Ma grosse se sniffe le cul genre "c'est moi qu'a pété ?".

    Et là comme tous les soirs le chat noir se met à miauler, en se dandinant du bout de ses petits chaussons blancs, sur le pavé. Il se précipite vers sa dulcinée contre nature, en ronronnant comme un moteur de grosse voiture. Elle le regarde l'air de dire "OK mais je te renifle d'abord le trou de balle", puisque que comme toujours il finit par la laisser le manipuler d'un coup de museau, pour que sa truffe se retrouve à ce niveau, avant de pouvoir s'installer confortablement avec elle. Pour se faire des câlins et limite aussi se rouler des pelles.

     

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    (c'est sûrement parce qu'ils sont assortis)

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    (aucun n'animal n'a été maltraité ou obligé de pauser pour cette prise de vue)

  • Envie, jalousie, violence.

    Je n’assume pas d’être une connasse qui voudrait cracher à la gueule de toutes ces femmes qui portent en bandoulière le fruit de leurs entrailles. A grands coups de pieds je dégagerai les poussettes qui encombrent l’ombre des trottoirs. Je pisserai sur le toboggan et dans le parc à sable du square. Je ne mettrais pas de muselière à mon molosse pour leur faire peur, qu’elles dégagent avec leurs mômes et leurs bonheurs. Qu’elles ne me demandent plus naïvement « Et toi alors qu’est ce t’attends ? ». J’attends le bus Pouffiasse. Celui qui me mènera à l'endroit où tu as expulsé de ton gros bide, l’enfant qui dort dans tes bras en bavant et où l’on pratique aussi l’aide à la procréation. Avec mon poing américain, je lui péterai ses dents pour que le sang dans sa bouche l'empêche de se désoler pour mon système reproductif déficient. Pour ne pas qu'elle m'assène la remarque qui m'assassine parmi toutes celles qui me donnent envie de crever des yeux : "les médecins font des miracles de nos jours". Où est le putain de miracle dans une kyrielle d'examens, dans ce sentiment d'être coupable de son infertilité, dans la tronche que tire un spécialiste en blouse blanche informe ? Je ne sais pas comment ces connes font pour le croire... enfin si, elles ne subissent pas de protocole, pour tenter tant bien que mal d'être en cloque. Elles n'attendent pas des années pour espérer pisser sur un batônnet à 7€90. Elles ne scrute pas spécialement le calendrier pour baiser. Elles m'insupportent de trouver normal d'en chier des ronds de chapeau sans se plaindre et en louant les progrès de la science. Lorsqu'elles minaudent ce refrain entendu, mes mains ont envie de distribuer des pains dans leurs petites gueules d'heureuses mamans... J'ai honte d'être une connasse car j'ai mal à mon instinct. Mais j'en suis une, putain !

  • Promotion.

    Je ne sais pas trop comment cela se fait-ce, mais ma chef me voue une admiration sans borne, malgré ma lègère tendance à la procrastination, ma passion pour la glande et cette tendance impétueuse à ouvrir ma grande gueule quand il le faut mais aussi quand je ne devrais pas. Serait-ce pour mon physique de rêve ou mes blagues à deux balles ? Je crois que le mystère n'est pas prêt d'être élucidé et restera entier jusqu'à la fin du monde. En 2012.

    Durant mon entretien individuel annuel, j'ai été fort suprise d'apprendre qu'elle envisageait pour moi de plus grands desseins que ceux que je servais jusqu'alors, avec le minimum syndical de loyauté exigé dans ma branche.  J'ai opiné du chef et me suis retenue de rire comme une baleine devant sa ferveur à l'encontre de mon travail et de mes capacités à monter les échelons de la réussite. En sortant de son bureau, j'ai même fait une révérence pour déconner. Le pire c'est qu'elle a adoré.

    J'ai donc endossé une partie de mes nouvelles responsabilités ce lundi. Et aujourd'hui (à défaut d'avoir l'augmentation de salaire immédiatement - il faut bien faire ses preuves un minimum), j'ai reçu des mains de mon directeur, le premier signe distinctif de ma nouvelle fonction : une chaise. Neuve la chaise. Pour faire s'asseoir mes interlocuteurs qui jusqu'à présent se contentaient de danser d'un pied sur l'autre, inquiets de savoir à quelle sauce j'allais les bouffer.

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  • La question du dimanche n°51

    Sujet philosophique cette semaine. Tout droit sorti d'un rêve bizarre où je passais l'oral du bac, avant d'aller planter des chats dans des pots, pour faire des offrandes aux zombies. L'examinateur en tenue de maître SM (tellement évident avec le fouet en bandoulière et les pinces à tétons accrochées à la ceinture) m'a demandé :

    "C'est quoi ta réponse à tout ?"

    (petite réflexion en faisant "euh..." de façon vachement intellectuelle)

    "Dans ton cul ?"

    Qui n'est pas la bonne réponse. En fait, l'examinateur était à moitié zombi par sa mère. Et comme j'avais faux, il a voulu me manger le poignet.

    Mais je m'en suis quand même sorti.

    Parce que le réveil a sonné.

     

     

     

     

    Pour planter un chat il faut : un chat (donc) et un pot (évidemment).

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    Et un tuteur vert.

     

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    Ne surtout pas arroser, ça l'empêcherai de germer.


  • Privé d'onanisme.

    "Masturbe toi et le cancer de la prostate tu préviendras"

                                                                                               Docteur Bézette

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    En déplacement, pour gagner un peu plus de caillasse, entre collègues, ils ont tendance à partager les chambres d'hôtel pour ménager leurs frais. Ce qui fait que cette semaine, l'écossais n'a pas pu s'adonner à sa passion (enfin l'une de ses passions, dont j'ai l'honneur de faire parti.) : la branlette. Véritable violon d'Ingres, en dehors de sa pratique avec ma collaboration, il aime se peloter la bite dans la salle de bain.

    Je ne fais pas parti de ce groupuscule de femmes l'intégrant difficilement dans leurs vies de couple, au même titre que le visionnage de films pornographiques en streaming, cul nu dans le fauteuil de bureau. Personnellement, n'en ayant rien à foutre, je me vois d'autant moins la ramener étant donné ma propre activité relativement soutenue en la matière.Comme de toute façon, on n'arrive pas à faire de gosse, je ne vois pas pourquoi il se priverait de commettre des génocides dans ses chaussettes (la plupart du temps). En plus, ça n'est pas mauvais pour la santé. Au contraire.

    Cela dit, cette semaine, du fait de son exil professionnel et de sa cohabitation dans une suite de Formule Un, l'écossais n'a pu pratiqué ses croyances. Fort marri, il n'eut de cesse dès le deuxième soir, de me faire part de son désarroi, me faisant exploser mon forfait de vingt texto. Pauvre de lui à se plaindre de sa condition et de ses bourses trop pleines. Moi horriblement perverse, prenant un malin plaisir de lui causer de ma bouche sur sa bite et autres charmantes réjouissances.

    Mais à force de soirées à pianoter tant de gros mots du sexe, j'ai dépassé les bornes des limites en lui envoyant sans préambule : " Précoce, me fais pas un remake de scary movie dredi soir" comme toute réponse à son premier texto du jour : "Je jouis à l'idée de te casser les pattes arrières en regardant ton petit cul".

    Il a boudé presque vingt trois minutes avant de me dire que je lui manquais. Mais comme j'avais des restes de gnoccis à la sauce "tomates cuites / bleu d'auvergne fondu" à finir pour le dîner, je ne m'en suis pas vraiment aperçue.

    Je suis un peu bidon comme épouse parfois.

  • Translation. (Enfin si on veut)

    Le mystère d'hier a été élucidé grâce au Miroir de Narcisse puis confirmé par Cécile et Madame Sophie, dans les commentaires.

    En effet, lors de ma dernière conversation téléphonique avec l'écossais, entre deux "tu me manques", "je m'emmerde", "je t'aime", "ya pas de courrier", "t'as mangé quoi ?" et "moi aussi", je lui ai demandé si "sandwich bretzel" c'était pas le mot écossais pour désigner une moricette.  Ce à quoi il a répondu : " Bin oui ! T'es pas bilingue depuis le temps qu'on couche ensemble ?".

    Au lieu de raccrocher furieuse, j'ai émis un rire idiot. Parce que c'est vachement drôle quand même. C'est bien ce qui m'aura le plus manqué cette semaine. A égalité avec la pilosité de son torse, sur lequel j'ai repéré dernièrement trois poils blancs, qui me permettent de le traiter de vieux et le faire râler; mais aussi parce que j'aime bien m'y blottir (c'est tout doux !). Et aussi un peu à égalité avec sa personne dans son entièreté. En fait.

    Plus que un dodo !

    Je suis présentement entrain de cramer mon mini forfait en SMS cochons. J'adore vraiment le vocabulaire "écossais"...

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    [J'ai été informé qu'il n'y aura pas de photo de moricette. Donc, pour toute réclamation, envoyez un mail à l'attention de l'écossais. Je transmettrai.]

  • Le mystère de l'intriguant sandwich-bretzel.

    Hier au téléphone, l'écossais a piqué ma curiosité à vif, en me relatant son déjeuner constitué d'un sandwich-bretzel, sans être capable de m'expliquer concrètement la gueule du concept, faute d'un forfait illimité et d'une interlocutrice en pleine possession de ses moyens intellectuels. (j'aime m'autotraîner dans la boue de la stupidité). Alors il m'a promis de tâcher de prendre en photo la chose en question, afin de dissiper la trouble incertitude dans laquelle je me débats depuis, incapable de ne pas focaliser mes pensées sur ce curieux met que je ne parviens pas à visualiser dans ma tête habituellement pleine de bordel.

    J'imagine très bien son air affligé à l'autre bout de la France, quand je me suis arrêtée sur ce détail de sa journée et que je me suis mise à poser de nombreuses questions à ce propos. Je suis certaine qu'un instant, il s'est senti heureux en déplacement, loin de mes conversations improbables, ravi d'avoir échappé au papier et au stylo que j'aurai fourré dans ses mains pour qu'il me fasse un dessin.

    Il faut se rendre à l'évidence, je suis parfois beaucoup moins reposante qu'un repas au restaurant entre collègues à parler de cul ...  et un peu aussi du boulot. Pour faire genre.

     

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  • La dernière photocabine du monde.

    le blog à 1000 mainsQuand j'ai entendu la nouvelle au journal télévisé, mon sang n'a fait qu'un tour. Moi qui ne crois en rien, j'ai pourtant murmuré  "mon Dieu" devant l'écran plat à technologie 3D que mes enfants m'ont offert à Noël dernier, pensant me faire plaisir, alors que cela ne fait qu'aggraver mes problèmes de vue. C'était déjà un tel déchirement de ne plus pouvoir être flashé quatre fois, avec l'avènement du numérique. A cette  douce époque, avec mon tendre mari, l'on se disputait pour conserver dans nos portefeuilles notre préférée. Puis nous avons partagé les mêmes clichés, non sans une certaine nostalgie de l'argentique et de notre passé fortement marqué par cette invention.

    En effet, c'est en ouvrant le rideau d'une photocabine où je venais de me faire tirer le portrait pour les besoins d'un renouvellement de passeport, que j'ai croisé son regard noir pour la première fois. Je me suis affalée de peur sur le tabouret que je venais de régler laborieusement pour que mon visage soit en phase avec le cadre. A la suite de quoi, il a éclaté de rire, sans pouvoir s'arrêter,  à en avoir les larmes aux yeux. Vexée comme un pou, je me suis redressée et comme il me fallait absolument ces photos, je suis restée à le regarder se foutre de moi tout en me demandant simultanément de le pardonner entre deux pouffements. Finalement et parce que j'avais grand soif, j'ai accepté de boire un verre avec lui et de coucher le premier soir sans me poser plus de question, puisqu'il était parfait.

    Et voilà qu'aujourd'hui, ils vont retirer la dernière photocabine du métro. Tout ça par la faute de cette saleté de téléphone portable, qui n'en est plus un avec ses multiples fonctions et applications. Quand je les vois, mes enfants avec leurs petits, tous soudés à leurs "smartphones" à baragouiner sur les réseaux sociaux ou jouer avec des animaux virtuels, et bien ... je ne préfèrerai pas les voir. Me contenter d'un texto ou d'un mail à la teneur aussi enrichissante que leurs rares apparitions pour le déjeuner dominical. Faute de rentabilité et malgré le soutien du Ministère de la Culture pour le maintien de cet appareil en fonctionnement, comme faisant partie de notre patrimoine, le public n'a pas adhéré. Même moi. Depuis la mort de mon mari, je n'ai jamais pu me résoudre à m'y faire photographier seule.

    Finalement, le Ministère de l'Identité, du Recensement et des Flux Migratoires a imposé que tous les téléphones soient munies de leur application. Je n'ai pas tout compris parce que je me fais vieille, mais il semblerait que toutes photos d'identité officielles soient désormais prises avec leur programme et transférer en direct par message. Même chose avec l'empreinte digitale de l'index. En fonction de ses données et si l'on est déjà recensé, on peut récupérer le document au commissariat le plus proche de son domicile au bout de 48 heures. Une vérification minitieuse par un fonctionnaire de police sera effectué pour éviter toute fraude. Et la dernière photocabine sera démontée demain soir.

    Je n'ai pas réfléchi plus de cinq minutes ce jour là. J'ai enfilé mon caban, pris mon cabas sous le bras et me suis rendue dans une grande surface de bricolage qui longe justement mon lotissement. Puis j'ai pris le métro jusqu'à la station de l'hôtel de Ville. Sur le trajet, je ne pensais qu'à lui et à toutes ces petites photos remisées dans une boîte à chaussure dans le placard de l'entrée. Depuis longtemps, je n'avais plus le coeur de les regarder. Je préfèrais simplement m'en souvenir comme de notre jeu favori.  Un sourire, une grimace, un baiser. Une fois mes seins à l'air et mon pull sur la tête. D'autres fois des lunettes de soleil, un bonnet ridicule, une fausse moustache.

    Personne ne m'a prêté attention. On s'en fout des vieilles qui boîtent dans les couloirs du métro. Même quand j'ai sorti les chaînes toutes neuves et le gros cadenas, les usagers ont a peine levé le nez de leurs écrans. Si j'avais été un train, il en aurait été tout autrement. Je n'étais pas encore un buzz, enchaînée à la dernière photocabine du monde, pour protester contre sa disparition et intimement d'une partie de ma vie heureuse. Mais m'étouffant mortellement d'avoir avaler la clé de travers, je l'étais devenue.

     

    Photo Louise Imagine

    Participation au jeu 6 du blog à 1000 mains