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  • Georges écrit de la main droite et mange de la gauche. *

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    Sur une initiative de la Peste qui fait de très beau gribouilli de fleurs en plus d'avoir une écriture particulièrement spéciale et artistique.

    *Du coup, je ne sais pas me servir correctement d'un couteau à poisson. Comme la Chauve Souris. (ouais je balance !)

  • Mon déo m'a trahi mais sûrement pas ma connerie.

    79943578.jpgMon déodorant m'a lâché du côté gauche, en reposant le combiné avec délicatesse, comme pour atténuer l'énormité de la chose que je venais de lâcher de ma douce voix dans les trous du téléphone. Mon déodorant sans sel d'aluminium biensûr, car selon ma soeur Brad, c'est le mal et le cancer du nichon assuré. Depuis cette incroyable révélation, je ne cesse d'ailleurs de décortiquer les étiquettes des sticks, parce que le gaz des sprays, c'est le matin beaucoup trop froid et traumatisant pour mes aisselles frileuses. La chair de poule des dessous de bras ne passera pas par moi.

    J'observais donc l'objet de télécommunication de mes yeux exhorbités, comme une carpe devant un poisson pané à la tomate, quand l'odeur de sueur assaillit mes narines délicates fraîchement récurées. Subitement, j'ai pris ma tête dans mes mains à défaut de pouvoir me terrer dans un trou de souris ou sous une dalle de linoléum jaune pisse, réalisant la honte dans laquelle je venais de me draper copieusement, en disant "bisous" à mon patron, au lieu d'un pudique "au revoir" comme le veut la convention.

  • Réflexions peu profondes et honnêteté intellectuelle.

    je ne serai jamais victor hugo, ni virginie despentes,Il fut un temps, où comme un français sur deux, un matin sur quatre, me prenait l'envie irrépressible d'écrire un bouquin, l'envie irrésistible de devenir écrivain. Je rêvassais à un plausible succès, à ma joie d'accepter l'invitation de Denisot pour discuter de mon style et de refuser celle d'Ardisson dont les tics de langage m'énervent. J'imaginais croiser mes lecteurs à des séances de dédicaces à la Fnac ou l'Armitière, affublée d'une perruque bleue et de lunettes fantaisies pour préserver mon anonymat. Parce qu'être lu par ses parents en toute connaissance de cause, je trouvais ça craignos. Et puis dans les squares, les trains ou la salle d'attente du médecin, j'aurais ainsi observer en toute quiétude les gens entrain de lire mon roman, leurs airs absorbés, leurs petits sourires en coin, leurs haussements de sourcils et autres mimiques que mon histoire susciterait. Avec l'explosion des ventes, j'aurais pu claquer ma démission avec emphase et claquement de porte théâtral, pour me consacrer au second opus de ma carrière d'aligneuse de mots en caractère d'imprimerie. Alors portée par cette ambition, je m'attellais à dégrossir l'une des dernières intrigues que je garde parfois sous le coude, avant de me rendre compte qu'irrémédiablement elles sentaient le rechauffé voir le plagiat inconscient pur et simple. Je me creusais la tête un peu plus et finissais par estimer qu'une de mes idées vaudrait la peine que je me penche sur elle. Je dégrossissais les personnages, réfléchissais aux lieux, à l'angle d'attaque et surtout au dénouement. Le temps filait tant la lenteur de ma réflexion s'étirait et dès le lendemain j'abandonnais mon projet bien consciente de ne pas avoir les épaules assez larges malgré ma carrure de bûcheronne pour le mener à bien. C'est pour ça que j'ai un blog. C'est moins décourageant. Un jour efface l'autre et je peux quand même regarder les épisodes inédits de Docteur Maison sans culpabiliser de ne pas bosser sur mon très hypothétique roman.

  • La question du dimanche (de Pâques) n°50

    Oeuf ou poule ?

    Oeuf ! Mais pas en chocolat. Ceux là on les achète toujours après le lundi de Pâques, ils sont en promo.

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  • La poubelle de table est hasbeen, sauf si elle remplace un vase déjà plein.

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    En entrant dans la cuisine ce matin, pour me préparer le petit café bien serré indispensable à tout bon début de journée, j'ai découvert que du lilas violet offert par mon gentil et vieux voisin, avait poussé dans mon authentique et vintage poubelle de table. Auparavant, cet objet à détritus admirable que personne ne m'envie, en imitation terre cuite, contenait les galets plats et blancs que je m'étais procurés chez Ikéa, avec une plante d'eau ainsi qu'un vase géant, pour y entreposer deux poissons japonais noirs aux yeux exhorbités, prénommés respectivement Heckel et Jeckel. Ces derniers ont survécu sept semaines dans cinq litres d'eau que je leur changeais religieusement tous les vendredis, avant d'opter pour le suicide collectif en se bouchant les branchies grâce à leurs nageoires vaporeuses. Leur bocal a retrouvé son utilisation d'origine et accueille désormais des fleurs, présentement les magnifiques roses de mon anniversaire, d'où la décision de l'écossais de se rabattre sur cet objet fort peu utilisé de nos jours. D'ailleurs cela a-t-il été le cas un jour ? Même Wikipédia reste évasif sur la question, n'y consacrant qu'une ligne, quand on aimerait une rétrospective, où l'on apprend qu'elle se trouvait sur la table lors de fêtes ou de longs repas. Quid de ceux composés de pommes de terre en robe des champs ? (Quand j'étais petite je croyais que c'était en robe de chambre). Pourquoi ne pas réintroduire cet ustensile pour l'occasion, près du beurre salé et non loin des tranches de jambon blanc ? Ceci dit un simple ramequin peut faire l'affaire, même qu'avec l'écossais on appelle ça une bolinette à soucis. Parce que c'est une expression jolie.

     

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    Poisson japonais et globuleux.

  • Les claques.

    Il y a celle qui sur ma joue livide et étonnée, a laissé des traces de doigts rouges et brûlantes pendant vingt quatre heures, un goût d'incompréhension teinté de rancoeur dans la bouche et dont la seule motivation était une phrase banale dite au paternel du haut de mon adolescence pleine de boutons : "T'aurai pu prévenir"... Un geste indélébile qui attendait la moindre faille pour se manifester, qui sans mon bras devant le visage pour le protéger, ce serait reproduit à de nombreuses reprises.

    Il y a celle qui n'a pas d'existence physique, mais qui fait des ravages au moral, le démantèle par petits bouts, qu'il faudra recoller sans l'aide de super glue, avec juste un élan de volonté, qui dans le meilleur des cas sera porté par une vague de soutien. Une de celle qu'on préferait recevoir au sens propre, histoire de n'avoir qu'à attendre que s'estompe la douleur de l'épiderme meurtri. Une de celle dont on pense ne jamais se relever, sauf qu'on finira quand même par retrouver la capacité d'avancer avec et malgré elle, parce que la vie est ainsi faite et ne nous laisse pas d'autre choix.

    Enfin, il y a celle qui ressemble à une tape amicale dans le dos qu'un vieux camarade administrerait. Comme celle que j'ai prise samedi dernier à Boulogne sur Mer, ville qui grâce à la virtuosité d'un illustre webmaster inconnu paraît bien plus jolie sur son site internet qu'en réalité. Une petite claque comme on aimerait en recevoir plus souvent, dont on aurait du mal à se plaindre. Une de celle qui t'explique qu'avoir des craintes était bête, que le virtuel peut être une base solide en amitié, que cette fille à la voix charmante, accompagnée d'un géant fort sympathique, tu as du la connaître dans une vie antérieure, pour te sentir aussi bien à  dévorer des moules au roquefort avec les doigts à sa table, à boire des coups en terrasse en sa compagnie, à te balader avec elle sur une plage qui t'a pourri les godasses.

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    Rencontre au sommet entre deux paires de docs : "Et toi alors, t'as combien de trous?" (crédit photo Unick's Iphone)

    Mon humble participation au concours de ma pote qui fête ses un an de chauve souris... d'ailleurs ça fait combien en année de chien ?

  • La question du dimanche n°49

    Makeupoftea me demande aujourd'hui : "Vous vous êtes rencontrés commeeeeeeeeeeent avec l'Ecossais? Et il connait pas un Irlandais?"

    La première fois que l'écossais, alors simple gars de service, m'a aperçue, j'avais 18 ans. Je ne me souviens pas vraiment de lui, à peine plus de la soirée dans un champ à boire des bières et participer à un feu de camp. Mais lui m'avait remarqué avec mes cheveux longs jusqu'aux reins et mon patte d'ef ringard vert bouteille en velours côtelé.

    Nous devons notre deuxième rencontre à son amitié avec le frère de mon ex. Il y a donc bientôt sept ans. A cette époque, le samedi soir nous profitions de la chaleur de l'été pour encore  une fois, boire des bières et griller des saucisses au dessus d'un feu.  Mon ex était un gros con qui ne s'occupait guère de moi et réclamait pourtant que je le suce sans rendre la monnaie de l'acte à ma chatte. Soit disant qu'elle lui donnait mal à la gorge. Mes études en alternance que je venais de terminer avec succès, m'avaient tellement accaparer que j'étais envers lui et son attitude résignée. Presque persuadée que l'amour c'était juste bon pour les bouquins de la collection Harlequin et les actrices américaines de cinéma mièvre. Quand j'ai remarqué ces petits regards du futur écossais, sa façon de me servir avec prévenance un verre quand celui ci était vide, d'observer ma technique de confection des bracelets brésiliens que je tressais comme au temps de mes quatorze ans, avec de la déprime en plus et des rêves en moins. Je n'osais croire mes impressions. Après tout il était marié à une fille que je ne trouvais pas désagréable.

    Et puis finalement au cours de cet été, nous sommes devenus supers potes avec une prédilection pour les grosses marrades. Sauf qu'un soir, entraînées par la valse du couple vodka - pomme, nos peaux se sont effleurées et dans le blanc des yeux immédiatement nous nous sommes dits : "on va faire une connerie...". Qui s'est produit dans l'alliance de nos lubrifiants de muqueuses buccales plus tard dans la nuit derrière une cabane de jardin.

    Un divorce (le sien, j'étais personnellement contre l'institution du mariage) et six années plus tard, il m'a invitée à la pizzeria où je lui ai demandé de devenir ma femme (il a su me faire virer de bord). L'impulsion à l'originie du choix du kilt comme costume d'époux pour être assorti à ma robe de princesse agrémentée de têtes de mort chapeautées de haut de forme.

     

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    Pour conclure, l'écossais ne connait pas d'irlandais... en même temps il l'est pas vraiment, écossais.

  • 300 ème note pour mes 30 berges.

    J'ai trente ans ! Je suis joie, exaltation, hystérie et bonheur. J'ai été gâtée. J'ai eu des robes, des livres, des fleurs et même quelques flatteurs se sont empressés de me dire que je ne faisais pas le nombre d'années que j'affiche depuis cette après midi au compteur de ma jauge de vie. J'ai eu des mails, des textos et même une note m'a été consacrée par une chauve souris sur son blog. Sans compter les gonzesses d'Hellocoton, toujours là au rendez vous...

    Ce soir, je ne faisais rien de spécial. Maintenant que je suis vieille, je me dois de me coucher tôt les soirs de semaine. Et puis samedi dernier, j'ai déjà commencé à faire la bringue en me faisant péter la panse au restaurant avec des copains. Cette année, je me la joue comme Paris Hilton qui fête aussi ses trente années en organisant plusieurs fiestas tout au long de 2011. Personnellement je me contenterai de ce joli mois d'avril pour faire la fête avec tous mes amis et ma famille...

    Sinon aujourd'hui, j'ai fait couper mes cheveux par ma coiffeuse à domicile adorée, prénommée Georges... et comme Memy me le demandait voilà le résultat :

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    Je fais carrément mon âge, j'ai des cheveux blancs d'abord !

    Le moche blog reprendra son activité normale dès la 301ème prochaine note... avec quelques perturbations : je suis en vacances à la fin de la semaine. Merci encore pour toutes vos attentions et vos petits mots, qui m'ont accompagnée tout au long de cette agréable journée.

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    Le magnifique bouquet que mon adorable écossais de mari m'a offert en plus d'une foultitude de paquets... et ma tête de trentenaire toute ravie ... et un peu mangée par le soleil aussi.

     

     

     

  • Flemme.

    Méga grosse flemme.

    Et soleil.

    Méga beaucoup de soleil.

    D'ailleurs, mon nez a cramé hier, pendant que je torturais les mauvaises herbes et les branches mortes du rosier bizarre qui fait deux mètres cinquante de haut.

    Une couverture à l'ombre et un écossais m'attendent, faut que je file.

  • Vis ma vie de Paris-Brest.

    paris-brest.jpgDès que la boulangère m'eut déposé délicatement avec mes frères de fournée dans la vitrine, je m'endormis dans mon papier dentelé, encore tout éreinté du séjour de ma pâte à choux avec les baguettes, dans le grand four à bois de son mari. A mon réveil, les autres Paris-Brest avaient déjà tous disparus, me laissant subir seul les propos rébarbatifs des éclairs au chocolat sur la flambée du cours du cacao. Je tentais d'entamer la conversation avec une tarte au citron meringuée plutôt sexy, mais cette dernière m'ignora trop occupée à faire du rentre dedans à un baba bourré au rhum brun. Les rares clients de l'après midi n'achetèrent que du pain pas trop cuit et firent la causette à l'apprentie qui s'entraînait à être aimable et ne pas tripoter tout le temps son piercing au menton, tandis que je m'ennuyais sous le plexiglas, impatient de connaître mon destin dont personne ne m'avait informé. A l'heure de la sortie des écoles maternelle et primaire situées en face de la boutique, quelques enfants vinrent choisir des bonbons multicolores et chimiques qu'ils payèrent avec de la petite monnaie donnée par leurs mères. Les quelques croissants rescapés du matin furent vendus avec les chocolatines. Les pâtisseries m'ignoraient toujours, faisant le vide autour de moi au gré de la demande de la clientèle. Une de mes amandes effilées semblait vouloir se faire la malle, quand enfin une jeune femme aux long cheveux dorés me choisit avec une boule de campagne. Avant d'être enfermé, dans ma boite, je remarquai son tatouage au poignet, une sorte de petit soleil stylisé. Commença alors mon voyage, balloté au bout de la ficelle de bolduc bien à l'abri dans mon carton blanc, j'entendais les bruits de la rue et ceux de ses talons hauts. Bercé dans le noir, je finis par m'endormir de nouveau, un peu inquiet tout de même de connaître la suite des évènements. C'est la fraîcheur de ma crème au beurre pralinée qui m'extirpa de mon sommeil agité. Dans la pénombre, je ne distinguais que des ombres inquiétantes. Je fus parcouru d'un frisson et sursautai quand le rôti de boeuf me salua pour me demander mon nom. Je n'eus pas le temps de lui répondre qu'une veilleuse s'alluma au dessus de moi. Simultanément, j'aperçu une brique de lait et une bouteille de jus de pomme s'éloigner et compris alors en voyant la main au bout du poignet tatoué s'immiscer dans ce local froid, que la porte avait été ouverte par la jeune femme blonde. Surpris de constater que j'étais dans une assiette, c'est avec curiosité que je m'apprêtais à vivre la suite et mon moment de gloire. Elle me posa sur la table, à côté d'une tasse et près d'une petite cuillère dont elle se saisit. Le petit soleil qui ornait sa peau, me parut encore plus magnifique qu'auparavant. Elle me saupoudra de sucre glace, j'eus envie d'éternuer, quand une douleur inimaginable transperça ma couronne supérieure. Elle m'avait arraché un énorme bout de pâte à choux, qu'elle trempa dans son café fumant avant de l'enfourner dans sa bouche. Et très vite elle recommença  jusqu'à me manger complètement. Jusqu'à temps que je meurs broyé entièrement sous ses molaires pour finir désintégrer par l'acide de son estomac. Je ne pensais pas que la mort était si atroce ni qu'elle avait la beauté cruelle de dents parfaitement blanches.

    Une recette de Paris-Brest

    Ma participation au concours de Joufflette pour les un ans de son blog qui pue.