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  • Google translate m'a vexée.

    Parfaitement. Cette multinationale n'est qu'une chienne en chaleur mal ligaturée des trompes, un sac à vomi qui a longuement servi sur un long courrier, une méduse qui s'échoue avec son banc de copines sur la plage des vacances pour lesquelles la location d'une villégiature a coûté un rein, un bras et un vieux plan épargne logement nourri régulièrement depuis une bonne douzaine d'années. Et je pèse mes mots.

    Jusqu'à aujourd'hui, je n'avais rien de particulier à lui reprocher, mais depuis que j'ai découvert que le moche blog pouvait être traduit en anglais par l'entremise de ses serveurs aux performances démentes, je ne suis que rage et exaspération. En effet, si l'on procède à la magie de la traduction assistée par ordinateur, la fille de service devient "the maid". C'est à dire suivant les différents robots traducteurs qui habitent l'Internet international : la bonne, l'employée de maison, la femme de chambre.

    Je crie au scandale, au foutage de gueule, à la volonté  manifeste de m'empêcher de conquérir la blogosphère anglo saxonne, le monde tout entier et la planète Mars.

    Par la même occasion, comme des milliers de profs de langues avant moi, je démontre aux gamins scolarisés que cela ne sert à rien de tricher par la biais de ces outils diffamatoires et infamants.

    Comme quoi, je peux être d'utilité publique quand je veux. Si seulement Google translate me foutait pas des bâtons dans les trous...

     

    aspirateur,chiffon à poussière,lit au carré,et mon cul c'est du poulet aux hormones

     

  • Chutttttttttttt !

    Azerty-blonde aimerait que je lui avoue sept secrets, qui du coup vont le devenir beaucoup moins ...

    1 - J'ai des poils entre les seins. Heureusement, j'ai deux pinces à épiler dans ma salle de bain.

    2 - Parfois, je fais exprès de péter au lit pour faire enrager l'écossais. Sauf qu'en général il riposte de manière bien plus pestilentielle que moi. (et en plus il secoue la couette pour faire remonter l'odeur).

    3 - L'autre jour au boulot, j'ai mesuré mes pieds parce que j'envisageais de m'acheter des Faguo (mais les rouges sont en rupture de stock alors j'ai renoncé) et je fais au millimètre près un 40 parfait.

    4 - Quand j'étais môme, le mot "cochon" me faisait mourir de rire, à en pisser dans ma culotte.

    5 - Je parle dans mon sommeil. Il m'arrive de réveiller l'écossais en pleine nuit pour lui poser des questions, l'engueuler ou lui tenir une conversation inintelligible. Et je ne me rappelle jamais de rien.

    6 - Je préfère avoir les cheveux sales, ils sont plus facile à coiffer... enfin à décoiffer.

    7 - J'ai toujours voulu me faire un tatouage mais je n'ai jamais réussi à trouver un motif dont je ne me lasserai pas, ni l'endroit où j'aimerai me le faire dessiner.

    tag, sept secret, azerty-blonde, chut

    Pas de passage de tag, qui aime se sert !

     
  • Mucus.

    Dimanche matin, je me remettais, les yeux encore fermés, d'un énième rêve sur le nucléaire et d'autres choses farfelues... Avec le chanteur de l'orchestre de rue dont je faisais parti, nous avions perdu à la courtepaille, ce qui avait réjoui le joueur de trombone dont les cheveux longs puaient l'oignon. Malgré la fraîcheur de nos tatouages faits sur le port de pêche quelques minutes auparavant (une sirène rousse sur le mollet pour lui, un nain de jardin obèse sur le biceps pour moi), nos vives protestations et notre manque d'appétit, nos collègues musiciens ont arraché ma robe rouge de danseuse de tango, sa chemise rayée en lin, pour nous équiper de combinaisons anti radiations blanches et jaunes, afin que l'on descende en catimini dans une grotte, récupérer les ingrédients d'un bon petit déjeuner pour l'ensemble du groupe avec lequel nous devions nous produire au stade de France le soir même. Et surtout ne pas prendre les Miel Pops à l'origine de la radioactivité dans notre garde manger souterrain ...

    J'aime particulièrement ces premières minutes d'éveil encore embourbé dans la sensation de sommeil et la chaleur de la couette, où si l'on se grouille le neurone, on peut reconstituer les rêves qui nous ont occupé toute une partie de la nuit et déjà sur le point de se perdre dans le néant de notre subconscient. Je me faisais toujours à poings fermés la réflexion que l'actualité avait une influence particulière sur mon univers onirique, quand Ticha s'est approchée de mon visage en ronronnant. Elle s'est installée près de moi sur l'oreiller. Ses moustaches me chatouillaient les narines qu'elle s'est mise à renifler. Un coup de sa langue râpeuse m'a fait subitement ouvrir les yeux avec cette idée répugnante qu'elle s'était peut être léché l'anus juste avant, pour finalement constater qu'elle ne faisait rien d'autre que de déguster l'une de mes crottes de nez qui dépassait.

     

    un doigt dans mon nez

     

    Petit bonus Wikipédia :

    "Le mucus chez l'être humain

    La manifestation la plus évidente du mucus est le mucus nasal, très liquide lors des rhumes, qui sort du nez lorsque l'on se mouche ou que l'on éternue. La muqueuse nasale de 100 cm2 secrète en moyenne 1 à 2 litre de mucus nasal par jour alors que l'homme respire quotidiennement 10 000 litres d'air. Ce mucus entraîne avec lui poussière et microbes vers la gorge grâce aux cils vibratiles. Avalés, ce mucus et ces détritus sont détruits dans l'estomac."

    Et après on engueule les mômes qui bouffent leurs crottes de nez ...

  • La question du dimanche n°47

    En janvier 2011, une brève de la plus haute importance a attiré le curseur de ma souris sans fil : il y aurait en réalité treize signes astrologiques. Une sombre histoire, comme quoi les théories babylonniennes en la matière ne serait plus d'actualité, dans la mesure où les positions du soleil, de la terre et des constellations ne seraient plus les mêmes qu'à cette époque. Etant donné l'importance de cette nouvelle, je me suis empressée d'en informer ma copine Unicks  deux mois plus tard, en me lamentant de perdre mon signe et de devenir alors selon ces nouveaux calculs, poisson. Je n'ai rien contre les poissons. Même que j'en mange en papillote avec des petits légumes, de la crème et de la moutarde, mais je ne veux pas être poisson. Les écailles très peu pour moi. Alors elle m'a posé cette question du dimanche : Pourquoi les gens sont ils si attachés à leur signe astrologique ?

    Parce figurez vous qu'en commentaire de cette brève sur l'internet, j'étais loin d'être la seule à râler. Je ne crois pas un instant aux horoscopes depuis que j'ai quatorze ans, alors que le mien m'avait promis le grand amour et que je me suis pris un rateau magistral par le fils de la prof de français qui avait des yeux bleus à s'arracher la culotte. Je dois dire que j'avais déjà des doutes auparavant, mais ce jour là j'ai cessé de croire au pouvoir de l'alignement des planètes et des étoiles dans des maisons, sur ma vie en générale et amoureuse en particulier. Pourtant lorsqu'on me le demande, j'annonce toujours fièrement mes origines zodiacales et je connais même mon ascendant grâce à MSN astrologie (j'ai beaucoup de chose à faire au travail, voyez vous). Cela dit si on y réfléchit un peu, quelle fierté puis-je tirer d'être Bélier ascendant Lion ? C'est vrai quoi, je suis un bélier avec une crinière ou un lion avec des sabots. Je ne vois pas trop où se trouve la classe, le glamour et l'érotisme. Cependant, par un sentiment que je ne contrôle pas, je suis fière de ça. Je trouve même que ça m'excuse d'avoir un sale caractère et de parfois foncer dans le tas sans faire se connecter mes neurones. Alors pourquoi sommes nous si attachés à notre signe ? Peut être parce qu'on peut leur faire dire n'importe quoi et se trouver des circonstances atténuantes bidons. Et ce ne sont pas les voyantes et astrologues qui vont me contredire. Je ne vois que cette explication comme étant à peu près valable.

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    Horloge astronomique de Prague.

  • L'odeur du printemps.

    A la vue des jonquilles qui s'étalent dans les plates bandes, des petites fleurs jaunes qui ornent les talus dans ma campagne, on s'imagine l'odeur du printemps empreinte d'un parfum délicat allié à une senteur chlorophyllienne qu'aucun spray désodorisant pour chiottes n'arriverait à égaler. Mais la réalité est tout autre et la vie en ma contrée n'est pas une publicité mensongère sur la ruralité, où les vaches seraient aussi blanches entre leurs tâches qu'un caniche fraîchement sorti du toiletteur, où l'agriculteur serait aussi sexy dans ses bottes en caoutchouc kaki, qu'un mannequin au torse glabre d'une campagne Giorgio Armani affiché sur une sucette près d'un passage piéton. En effet, le printemps chez moi, il pue le fumier frais. Mais à force, j'aime bien. En tout cas je trouve ça plus authentique que les gaz d'échappement.

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  • Vieillir et voir se creuser un fossé.

    82462965.jpgJe regarde ses lèvres bouger, ses sourcils se soulever, ses mains virevolter pour ponctuer son discours. Il m'explique la vie sans autre prétexte que celui de pouvoir se prévaloir d'un millier de jours de plus que moi à son compteur. Je sens mes yeux derrière mes binocles s'aggrandir et se perdre dans le vague de la peinture étalée au mur. Sa voix s'efface derrière le rythme de la musique que j'ai choisi pour accompagner cette soirée que j'imaginais agréable et qu'il gâche avec ses leçons de morale, ses façons d'imposer son point de vue sans se rendre compte de son acharnement. Je regrette de lui avoir parler des places de concert que nous nous sommes offerts pour une date de décembre. J'ai beau lui avoir dit que nous avions choisi des billets placés plutôt que dans la fosse, il ouvre depuis dix minutes sa grande gueule et explique de long en large, la différence entre le prix des places dans la fosse et celles numérotées. Comme si nous étions assez crétins lors de notre achat pour ne pas avoir déceler la subtilité. J'ai envie de le baffer, mais je me contente de soupirer, tandis que l'écossais tente en vain de le lui dire. Mais saoûler par ses propres paroles, il n'entend rien. Plus tard, lui qui depuis des mois n'a pas changé une poignée de porte toujours en évidence dans l'emballage plastique sur la table basse de son salon, pique à vif l'écossais en lui faisant remarquer qu'il n'a toujours pas pris le temps de réparer le lave vaiselle. Je me retiens de lui demander ce que ça peut lui foutre. Les années d'amitié ont le pouvoir de me faire taire alors que je suis habituellement capable de foncer dans le tas sans me soucier des conséquences. Le temps s'allonge et je vide la bouteille de vin. Je n'ai plus envie de rebondir, de donner des nouvelles, de raconter des anecdotes du boulot, de couper le flot continu de ses paroles. Je suis abrutie par ses changements, lui qui auparavant m'écoutait, tenait compte de mes mots, de mes sourires, de mes coups de gueule. Sa compagne enceinte et mon mari écossais eux aussi ont capitulé : nous voilà tous trois à hocher la tête devant son monologue. En d'autre temps, je me serai révoltée, j'aurai imposé ma voix et couper la sienne. Mais plus maintenant. Plus depuis cet autre jour, où il m'a affirmé que je ne pouvais pas comprendre ce qui se tramait dans son crâne, sa nouvelle maturité fruit de sa future paternité. Je me suis mordue la lèvre en levant les yeux au plafond pour retenir une larme rebelle. Et cet idiot a osé me dire que j'étais belle. Sans se soucier du putain de coup de poignard qu'il m'avait à l'instant, enfoncé dans le coeur. J'ai reculé pour ne pas qu'il me touche le bras. Il a été surpris et a laissé se dessiner sa ride du lion. Il allait m'abandonner dans la cuisine puis s'est ravisé : "Si c'est parce que tu n'arrives pas à tomber enceinte, pas la peine de me le faire payer." Abasourdie, je suis restée muette un moment. J'ai allumé une cigarette alors que je ne devrais pas et en une seconde j'ai fait le deuil d'un meilleur ami qui ne l'était plus.

  • L'écossais me dit que je confonds avec les cartes de fidélité des supermarchés.

    Je suis très déçue. Dimanche, les habitants de mon canton étaient exemptés de déposer dans l'urne leurs petits bulletins pour les élections cantonales. Moi qui aime tant me rendre en pyjama à la mairie pour voter, signer n'importe comment le registre et voir ma carte d'électrice être ensuite tamponnée... D'ailleurs, je n'ai jamais encore réussi à ce qu'elle soit complétée en totalité, à cause du désintérêt chronique de ma jeunesse pour cette activité puis de nombreux déménagements. Est ce qu'on gagne quelque chose ? Un drapeau français ? Un sac de courses en coton bio à l'effigie de Marianne ? Un pin's parlant qui chante la Marseillaise ? Je m'interroge sérieusement ...

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  • La question du dimanche n°46

    Dans un mail intitulé "La question du dimanche" Céline alias LadyMadd m'a écrit avec raffinement l'interrogation suivante :

    Mais bordel de merde de pute borgne !!! Quand est-ce que tu va finir par nous le montrer ce putain de beau vernis que t’as gagner par chez moi, merde à la fin ???

    On notera sa profusion de gros mots et mon manque d'éducation. Bin ouais quand je gagne, je ne suis pas du genre à me la raconter sur le moche blog. Mais je dit toujours "Merci beaucoup" dans une correspondance privée.

    En attendant, je suis bien embêtée, parce que sur les photos (que je prends avec un téléphone portable que n'utilise plus l'écossais car je ne suis pas une bonne blogueuse digne de ce nom) de la note la masturbation assistée, j'ai ce fameux vernis holographique à paillettes, gagné lors du concours de l'Amour chez LadyMadd, sur les ongles. Et on ne voit rien du tout. Pourtant je l'adore, il est trop classe ! On dirait que mes ongles ont forniqué avec un petit poney arc en ciel.

    Voici donc le fameux vernis venu rejoindre ma grande collection qui maintenant s'élève à trois flacons. Même que l'écossais dirait : "Trois  de trop.", parce qu'il a horreur de ça. Et ça me fait bien marrer venant d'un type qui porte des jupes à carreaux.

    entrer des mots clefs

    Et donc on ne voit rien sur la photo.

    entrer des mots clefs

    Là non plus.

    entrer des mots clefs

    Toujours pas.

  • 68 - Le goût du porto dans mon coeur.

    108195503.jpgCe soir, à défaut de vin rouge ou blanc, je sirote un petit verre de porto. Je n'aime pas trop le porto et pourtant je claque la langue à chaque gorgée, imitant un tic de mon défunt grand père qui s'octroyait un doigt de ce breuvage les rares fois où il prenait l'apéro. Il n'aimait pas spécialement l'alcool et n'en prenait que quelques centilitres aux grandes occasions. Un cancer du foie l'a emporté il y a deux ans, alors qu'il lui restait à mes yeux qui se brouillent encore de larmes, de belles années à vivre. Autant ne pas se demander, comment une cirrhose a pu l'atteindre et s'aggraver au point de le tuer en quelques mois. J'aurai aimé lui présenter l'enfant que je n'arrive pas à avoir dans un lit juste en jouissant, qu'il le prenne dans ses bras, qu'il se mette à lui raconter des histoires de ponts et de barrages. Son métier de les concevoir a tellement influencé ses conversations. Il a vécu au Vietnam, au Mexique, en Russie. A connu le communisme, les tremblements de terre et la guerre froide. Je connaissais toutes ses histoires et parfois baillait quand il m'expliquait d'obscurs calculs de charge pour la poutre de son grenier ou la marquise de sa maison en Bretagne, où j'ai hâte de retourner cet été. A la fin de sa vie, lassé des conflits avec son fils, mon père, ce scientifique amoureux du rationnel, citait le Dalaï Lama en exemple. Personne ne soupçonnait sa maladie dont il s'est gardé de nous informer.

    Il serait là encore aujourd'hui, nous parlerions nucléaire. Il m'expliquerait que nous ne pouvons pas décemment nous en passer, que les énergies renouvelables ne sont pas encore assez performantes pour nos gourmands besoins et que de toute manière, maintenant que nous avons les deux pieds dedans, il serait inconscient de nier tous les déchets qu'il nous serait impossible de retraiter. Je serai d'accord sur ce dernier point mais j'aurai l'espoir qu'il fasse fausse route sur la première partie de son exposé, tout en sachant pertinemment que mes connaissances en la matière n'arrivent pas à la cheville des siennes. Il me surprendrait par la compassion qui émanerait de ses yeux bleus délavés, pour ma naïveté et mes bouffées d'utopie. Il ferait un don conséquent à une association sans rien avouer de son geste et de sa générosité. Il répéterait simplement "Pauvres gens" en montant le son de la télévision pour nous faire taire et écouter les informations alarmantes, les dires des journalistes, ne se refuserait pas de contredire certaines données. Mon grand père était si cultivé que je le croyais bien plus facilement que les versions officielles dont on peut nous abreuver.

    Aux beaux jours, je me souviens, il nous emmenait en rase campagne pour regarder les étoiles loin de la pollution lumineuse de la ville et nous raconter les constellations, les planètes, la voie lactée dans sa lunette d'astronomie. Je ne l'écoutais pas vraiment mais posais des questions de temps à autre pour relancer ses chuchotements plein de savoir qui berçait mes rêveries. J'humais l'air et l'odeur de l'eau de Cologne dont il aimait se parfumer. Je me sentais si petite devant l'univers mais en sécurité à ses côtés.

    J'aurai aimé que tu sois là ce soir pour partager un petit verre de porto avec moi. Pour une fois je n'aurai pas râler intérieurement d'entendre pour la centième fois la même histoire de ponts, de barrages, de comètes ou de galaxies.

  • Quoi faire ? Quoi penser ?

    103462858.jpg2012 j'ai longtemps cru que c'était une blague. Même que je la faisais. La blague. Genre, auprès de la toute jeune banquière au fard à paupière vert d'eau et aux ongles aux bouts carrés, qui s'escrimait sur son ordinateur à saisir notre dernier prêt en date pour un monospace allemand d'occasion : "oh c'est pas  grave de s'endetter de toute manière la fin du monde c'est pour l'année prochaine." Et aussi à la question cruciale qu'a engendré cet achat : "Et les enfants c'est pour bientôt ?", "Pour quoi faire on sera bientôt en 2012." (avec un air malaimable pour faire comprendre que ce genre de raccourci me tape sur les nerfs quand je ne réponds pas à la place,  un truc en rapport avec ma chienne,  qui a besoin de place dans l'habitacle sur roues, comme tout membre d'une famille qui se respecte).

    De manière générale, 2012 c'était la bonne excuse pour ne pas être raisonnable. A quoi bon, puisqu'on allait se prendre une météorite dans la gueule ou un truc du même acabit, qui réduirait à néant notre planète et nos petites vies vouées à se procurer un salaire pour ensuite le dépenser avec nos cartes en plastique nominatives dans les supermarchés. 

    Un jour, j'ai lu un article qui prétendait que les incas s'étaient gourrés. Ou plutôt que la conversion entre leur calendrier et le notre avait été mal faite par nos contemporains en charge de cette étude. Que nous aurions 50 à 100 ans de répit avant la catastrophe planétaire qui nous tuerait tous. Dans l'entrefait, j'ai lu aussi qu'une météorite devait s'écraser sur la terre. Et puis quelques jours plus tard, sous couvert de la crédibilité de la Nasa, elle ne devait plus que seulement nous frôler, sans engendrer la fin tragique de nos civilisations consuméristes. Comme par hasard. Sur ce coup là, on a le cul bordé de nouilles. Ca tombe plutôt bien parce qu'à la carbonara c'est vachement bon. Saupoudré d'un peu de comté rapé, ça devient divin.

    Pendant ce temps là, on déboise à tire larigot pour faire pousser du palmier à huile dont on tire un produit dégueulasse et dangereux. Il y a du PEHP dans le nutella, c'est à dire du plastique hautement toxique. L'infertilité des couples explose. Les innondations sont de plus en plus fréquentes dans notre pays et ailleurs, tout comme les périodes de sécheresse et autre dérèglements climatiques. Et voilà que la terre se met à trembler comme jamais, que la mer crache sa vague surdimensionnée sur l'archipel japonais et l'une de ses centrales nucléaires, qu'un nuage radioactif se forme, que le monde des dirigeants s'affole, effrayé par les conséquences de ses actes, de ses avancés technologiques.

    J'enfile les clichés comme les mômes des macaronis sur un fil pour la fête des mères.

    Je continuerai de faire des sales blagues sur 2012, parce que c'est ma nature de rire de ma vie quand elle n'est pas drôle, quand elle me fait des coups de putes, quand les autres m'emmerdent avec leurs questionnements à deux balles pour jouer la comédie de la sociabilité entre bipèdes. Parce que se laisser aller au désespoir, c'est se tirer une balle dans le pied ou se couper la main avec laquelle on écrit et on mange des légumes bourrés de pesticides.

    Edit : ce ne sont pas les incas mais les mayas. Merci Virginie !