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  • La question du dimanche n°44

    L'attachante Memy avec qui je partage entre autre, l'amour des bêtes, m'a posé cette question du dimanche : "Est ce que ta grosse te fait aussi la danse de la gamelle à 18h54 tous les soirs ?".

    Communément pour Memy et son ours, l'écossais et moi même, une grosse désigne une rottweiller, nos mémères rottweiller, qui contrairement aux faits divers ne sont pas obligatoirement des bouffeuses de visages infantiles ou des combattantes sanguinaires sur lesquelles des abrutis misent de la tune. Une grosse c'est ça :

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    Ca dort sur sa tenture africaine, dans le fauteuil avec les papattes emmêlées.

    Personnellement, son alimentation n'est pas à base de mollets dodus, mais tout simplement de croquettes en mode open bar, parce que notre grosse elle bouffe quand elle a faim comme une grande. Alors une danse de la gamelle à heure fixe, nous n'avons pas la joie de connaître. Non, nous avons plutôt le droit de la voir se tantiner du cul, sa queue en forme de joy stick frétillante, se régaler de croquettes dès que nous rentrons, soit du boulot, des courses au supermarket, d'une soirée entre amis... autant de fois que nous la laissons seule dans la journée. Et le soir, quand nous regardons un film, elle s'en ramène quelques unes dans le salon, qu'elle croque nonchalamment à nos pieds, comme les gens qui boulottent des chocolats ou des bonbecs devant la télé.

    Sinon elle bouffe des os de petit poney sur son tapis poilu rouge.

     

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    Je n'aimerai pas être un os de petit poney...

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    Os de petit poney et chaussettes rayées à orteils indépendants (technologie issue de la recherche spatiale) 

     

  • Moquage.

    Ce matin, l'écossais prenait son troisième café en perfusion en tentant d'intimer à ses paupières, l'ordre de rester ouvertes malgré la fatigue de la semaine déjà bien entamée, quand je suis descendue les cheveux en vrac, l'haleine réglementaire de petit poney et les croûtes au coin de mes yeux injectés de sang par le manque de sommeil. De sa douce voix rauque, il m'apprit alors que nous avions reçu dans la nuit, un texto de mon cousin Jeannette qui ne m'a pas donné, ni pris de nouvelles depuis l'an deux mille sept. Le message avait pour but d'annoncer à tout son répertoire téléphonique, dont nous faisons à notre plus grande surprise visiblement parti, la naissance de sa seconde fille, répondant au doux prénom d'émi (qu'ici j'écris de manière phonétique pour le bon déroulement de la fin de mon histoire).

    Tout en me grattant gracieusement les fesses par dessus ma nuisette, j'ai demandé à l'écossais en baillant :

    - Euh "émi"... comme Amy Winehouse ?

    - Non, plutôt comme  Emmy Awards.

    - Ah ...

    - Pareil.

     

     

  • De toute manière j'avais choisi une fillière littéraire au lycée.

    Il y a quelques mois, j'en avais entendu parler. J'avais refoulé les mots, qui formaient des phrases, qui avaient un sens, que mes yeux avaient lu horrifié. Et voilà que l'information refait surface : le sexe oral déclencherait des cancers de la bouche et de la gorge. Conclusion d'une étude américaine tout à fait sérieuse. Certains fils d'actualité s'amusent même à titrer que ces activités buccales cochonnes seraient plus dangereuses que le vilain tabac qui pue, mais qui remplit les caisses sans fond de l'Etat. Je suis abattue que d'honorables chercheurs américains me gâchent mon plaisir de mettre des bites sous ma langue et parfois aussi des clitoris. Que vais-je devenir quand après les baisers langoureux, les caresses, les déshabillage à tâtons, j'approcherais les lèvres de l'objet de mon excitation ? Insidieusement, me reviendront les mots assassins de ces résultats édifiants menés par des empêcheurs de sucer en rond ? J'envisage de me trépaner pour me désinfecter le cerveau à l'eau de javel tellement ça me traumatise, tellement je vais devoir déployer des trésors d'ingéniosité pour ne pas envisager cette terrible sentence dès que je compterai gratifier avec malice l'intimité d'un être humain qui me sera cher. Les scientifiques sont définitivement des emmerdeurs quand ils se mettent à étaler leurs découvertes. Si j'en avais un sous la main, je l'attacherai au radiateur avec des menottes commandées sur un site cochon, devant une gamelle de croquettes pour chien saveur poulet, je lui passerais en boucle les Anges de la téléréalité, sa matière grise se mettrait en ébullition dans sa boîte cranienne et ferait fondre ses neurones d'éminent professeur de mon cul... et je serai vengée.

  • La patate chaude des dix coups de coeur.

    Julhya de Ma vie de boulet m'a refilé la patate chaude des dix coups de coeur, celle qui veut que l'on confie dix choses qui ont déclenché un sourire, une grande satisfaction, un instant de bonheur fugace ou durable, un papillon qui fait des chatouilles dans le ventre ...

    1. La moutarde au basilic avec des frites dorées juste comme il faut. Une alliance orgasmique pour les papilles.
    2. Black Swan de Darren Aronofsky qui m'a fasciné et donné la chair de poule.
    3. La reprise de la saison de patins à roulettes. La vitesse, la découverte de muscles endormis, la saine fatigue qui donne au sommeil la lourdeur du plomb et l'arrivée imminente de mes nouveaux bébés dénichés par l'écossais...
    4. Une belle affaire sur ebay : Doc Martens noires, taille 40, 14 trous, portées deux fois car trop grandes, à 60€ frais de port inclus. De quoi mettre à la poubelle mes principes sur l'achat de chaussures d'occasion. (vivement que la factrice me les dépose dans la boîte aux lettres.)
    5. De savoir que le fils de deux ans de mon pote Olga me trouve jolie et se fait toujours une joie de venir à la maison. Craquer quand il me laisse une petite place à côté de lui pour mettre mes fesses sur le canapé. Fondre quand il se lance dans une longue tirade dont je ne comprends qu'un mot sur dix.
    6. Mes deux dernières victoires aux fléchettes contre des mecs habituellement plutôt doués et surtout la petite danse ridicule pour asseoir mon hégémonie sur eux et les narguer.
    7. Un couple d'amis adorable, avec qui l'on se marre comme des baleines, avec lesquels une complicité naturelle s'est installée immédiatement, avec qui l'on aime passer des soirées à papoter et parfois à se faire des gros câlins.
    8. D'avoir poser mes trois semaines de congés d'été et surtout d'avoir encore une semaine de vacances à prendre avant le 31 mai.
    9. D'avoir réaliser que cette année, nous fêterons nos 7 ans de vie commune avec l'écossais.
    10. D'avoir obtenu une très bonne note à mon entretien professionnel individuel alors que parfois j'en branle pas une.

     

    Je transmets la patate chaude à Unicks, Joufflette et Barack Obama.

  • La question du dimanche n°43 ...

    ... est exceptionnellement reportée au prochain dimanche en raison de la reprise de la saison du patin à roulettes...

    quad 7 que j'aime déjà d'amour

    quad 7 que j'aime déjà d'amour

     

    Mes nouveaux bébé à roulettes que je devrais recevoir cette semaine... je les aime déjà d'amour !

     

     

     

     

     

    (message personnel à l'attention de mes rollers Salomon DR70 XTR SYMBIO pour homme (non je n'ai pas de trop grands pieds pour avoir la version femme, c'est juste un copain garçon avec de petits pieds qui me les a donné) : je vous aime toujours autant, n'ayez crainte, je ne compte pas vous abandonner lâchement dans la forêt. Ni vous laisser prendre la poussière et les toiles d'araignées dans le garage pendant toute la saison.)

  • Roman et nostalgie.

    Je suis heureuse de l'abondance de romans qu'a écrit Stephen King. Je n'ai pas encore eu le loisir de tous les lire en format poche et je me félicite d'en acheter parfois, ou de les emprunter, bien souvent, à mes amis, comme une boulimique qui bave devant la vitrine d'une pâtisserie dégueulant d'éclairs et de Paris Brest. Quand j'ai commencé Brume -Paranoïa avant hier en avalant une première cuillère à café de lentilles en salade, que je m'étais apporté pour déjeuner au travail, dans un tupperware en ferraille, j'ai eu le vertige de lire la date apposée en pied de son introduction, dont le ton m'a donné l'impression d'être à ses côtés dans un bar miteux hantés d'habitués, alcooliques par ennuis, à écouter ses mots couler de sa bouche, comme le flot de l'eau de pluie tourbillonne le long des trottoirs, aspirée par les égouts. Trois ans. J'avais trois ans quand ce maître de l'effroi, de l'horreur et du fantastique a mis le point final à cette introduction dont l'incipit est le suivant : "Attends - juste quelques minutes - J'ai envie de te parler ... et puis je vais t'embrasser. Attends...". T'embrasser dans le noir, t'embrasser dans la peur, t'embrasser même si tu déjeunes assise par terre sur l'asphalte, assise dans un coin de cette friche industrielle où ta société a trouvé son nouveau siège, sur une terrasse qui surplombe une huilerie abandonnée où l'on faisait frire des lamelles de pommes de terre pour en faire des chips, d'où l'on voit le fleuve qui nonchalamment se traine vers l'estuaire, en charriant des bouts de plastiques et même parfois des cadavres. On le sait, car de temps à autre, l'hélicoptère de la gendarmerie survole l'eau glauque comme un insecte tourne avec entêtement au plafond de ma cuisine les jours d'été. Trois ans. Trois fois rien. Des parents qui s'aiment encore. Une insouciance intacte. Des préoccupations importantes, comme celle de savoir à quelle heure commence Récré A2 ;   que le mercredi ma mère faisait une charlotte aux poires et au  chocolat, le dimanche un cake marbré que l'on mangeait en forêt de Maisons Laffite ; que le pantalon de jogging jaune de ken était dans la valise rose de ma barbie brune qui s'appellait Marina... Trois ans quand un vieux routard de l'épouvante mettait le point final aux premières pages de son treizième livre. Trois ans et des trous dans la mâchoire, des dents en moins consciencieusement rangées sous mon oreiller en plumes pour la Souris, énièmes arnaques de parents qui finiront par se déchirer devant un juge des affaires familiales. Trois ans à l'époque de la première publication et aujourd'hui trente ans pour bientôt...

    Continue de me faire frissonner Stephen, je t'en prie.

  • Homme parfait et long métrage.

    Dans la journée de lundi j'ai reçu un mail de mon écossais de mari m'invitant au restaurant le soir même, dans un élan de romantisme dont lui seul a le secret, puisqu'en tant qu'amoureuse pourrie, je n'avais rien prévu, pas même une barre autour de laquelle me dandiner en nuisette transparente et indécente. Comme j'aime le manger et l'homme poilu en jupe à carreaux, que je voue une admiration sans borne pour ceux qui font la cuisine à ma place, je n'ai pas longtemps tergiversé et à 20 heures pétantes nous nous présentions affamés à la réception de l'auberge pour faire valoir notre réservation. Installés près du bar à la lueur d'une bougie chauffe plat, toute la salle s'offrait à nous en spectacle. Du petit couple soudé par les mains à celui que les nombreuses années d'union murait dans le silence à peine perturbé par le tintement des couteaux contre leurs fourchettes, entrain de disséquer le tartare de saint jacques et de petits légumes provençaux, que j'avais moi même choisi au menu spécialement proposé pour la Saint Valentin. Dans un coin de la véranda, une tablée de plusieurs couples mit à l'épreuve notre esprit mal placé. Dès que nous les eûmes remarqué hilares suite à une remarque salace de l'un des hommes qui parlait assez bruyamment, nous ne pûmes nous empêcher de croire que leur soirée se terminerait en partouze au club de cul du coin. A l'opposé, une énorme femme enceinte ne cessa de chiper dans l'assiette du futur papa, qui finit par lui faire une scène, excédé de la voir se ruer sur tous ses morceaux de filet de boeuf alors qu'elle avait comme moi choisi l'excellente dorade nappée de sauce au homard... Au dessert qu'il fallait partager, du fait de la malice du cuisinier, nous laissâmes de côté l'analyse sociologique des hôtes de la soirée et les potins de nos journées pour nous régaler d'une mousse au chocolat à se taper le cul par terre, accompagnée d'une glace au champagne et d'un gâteau à la framboise. L'écossais me fit de magnifiques déclarations entre deux cuillères et deux orgasmes gustatifs. Par la même occasion, il me confirma la sortie du lendemain pour le cinéma et le dernier Aronofsky que je veux voir depuis la sortie de la première bande annonce en américain, alors même que je doutais de son envie de voir une Nathalie Portman en pointes et en tutu devenir folle à lier.

    L'homme parfait est à moi.

    Et Black Swan, j'ai vachement bien aimé. L'écossais aussi.

  • La question du dimanche n°42

    Lunefantasy me demande : "Pourquoi t'as pas de petite culotte rouge dans ton tiroir ?

    Parce que je l'ai mise sur ma tête, j'ai un gala de catch cette après midi.

     

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    Je vais les atomiser !!!!!!!!!!!

     

  • La Saint Valentin pour les nuls.

    Tous ces coeurs rouges qui envahissent les vitrines du centre ville ne sont pas une incroyable coïncidence. Les étalagistes ne se sont pas concertés lors d'une grande assemblée générale secrète, ni eu la flemme de trouver des idées originales de décoration. C'est un fait du calendrier, lundi nous serons le 14 février, jour de la Saint Valentin.

    Si tu es un garçon en couple ou en instance de l'être.

    Achète un cadeau rouge ou en forme de coeur ou les deux. Et si tu es fauché, écris un poème ou propose de lui faire un langoureux massage. Si ta chérie te dit qu'elle ne veut rien pour cette fête, ne la crois surtout pas. De toute manière, même si elle est sérieuse, un cadeau de ta part lui fera plaisir ou précipitera votre liaison vers la rupture, ce qui signifie que ce n'est pas la bonne et qu'il est superflu d'avoir un quelconque regret.

     

    Si tu es un fille équipé d'un petit ami ou d'un prétendant sérieux.

    Ne réclame pas ! C'est malpoli. Tu ferais honte à tes parents et à leurs principes d'éducation. Suivant l'attitude de ton chéri en cette occasion, tires en les conclusions qui t'arrangeront, mais ne sois pas mesquine, c'est l'attention qui compte avant tout. Si d'aventure, tu t'en foutais comme de ta première plaquette de pilules, réjouis toi d'avoir un présent alors que ce n'est pas ton anniversaire ou d'être avec un homme qui partage tes convictions.

     

    saint valentin, la fête de tous les dangers,

     

  • Fatigue et ronflements.

    En ce moment et surtout depuis le week end dernier, avec l'écossais, nous sommes crevés avant même qu'il soit l'heure de rejoindre notre lit conjugal king size et notre couette douillette en fibres synthétiques. Faut dire que la semaine dernière, nous sommes allés chez ma copine Carlos qui s'est reproduit il y a un an et demi. Il se trouve que le fruit de ses entrailles aime faire la grasse matinée jusqu'à au moins 8h30 et accessoirement balancer des mandarines à la tête des gens mal réveillés. A se demander pourquoi on désire tant avoir un enfant ...  Les pulsions humaines sont vraiment étranges et terrifiantes. Cela dit en ce moment, nous ne risquons pas grand chose, tant nous nous s'endormons comme des enclumes, à peine la tête posée sur nos oreillers en plume d'oiseaux, que ma mère m'a offert à Noël il y a maintenant quelques années.

    Alors, depuis dimanche, nous nous promettons mutuellement d'accomplir sans faute, dès le lendemain, notre devoir de couple heureux. Et hier soir tout en se mettant nu pour aller rêver qu'il sait voler en agitant très vite les bras (un thème récurrent de ses songes du moment), il m'a dit en baillant longuement :

    - Je te dois un rapport sexuel.

    - Avec les intérêts, me suis-je empressée de répondre pour le taquiner.

    - Oui mais je suis encore fatigué ce soir ... je vais prendre un sous traitant.

    Mais le sous traitant n'avait plus de piles assez puissantes pour me faire vibrer. Alors nous avons juste fait un gros câlin plein de tendresse avant de se mettre à ronfler comme des turbines de Boeing 747.

    C'était aussi très bien.

    ... et au delà de me faire rire, ça me fait penser à Faithfullyyours et ses propos.