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  • Le retour de la drama queen en mal de gosse.

    J'aimerai bien ne pas lui en vouloir. Seulement voilà, je suis une femme aigrie. Aigrie de ne pas être foutue de me faire engrosser dans un lit. Comme elle. Sans me prendre le choux avec des conneries que j'ai jadis appris en cours de biologie. De devoir tomber enceinte par le pouvoir des éprouvettes, je ne l'accepte pas. J'espère un jour me faire à cette idée. Mais le jour n'a pas l'air de vouloir se présenter à mes neurones et à mes tripes qui gueulent à l'injustice. Elle me demande plus de considération vis à vis de son état. Elle ne veut pas comprendre que j'en attends autant d'elle, même en étant vide comme la brique de lait qu'on remet par flemme au frigo parce que la poubelle est pleine. Elle me dit que la science fait des miracles, sans un instant prendre conscience des contraintes que cela implique : la froideur des instruments et les comptes d'apothicaire. Sans vraiment comprendre que ce n'est pas si simple. Elle ne conçoit pas que je bave devant ses facilités et que par dessus le marché, je m'en veux de ne pas me réjouir avec plus de force pour ce qui squatte son utérus joyeusement, sans avoir eu la moindre difficulté à s'implanter. J'aimerai bien que l'on trouve un juste milieu, qu'elle saisisse que mes larmes ne sont pas un putain de caprice de gamine égoïste. C'est si con de sacrifier une amitié parce qu'elle se sent intouchable et habitée par la grâce, parce que je me sens perdue dans une impasse sordide. Je lui en veux d'avoir perdu son empathie, de ne pas vouloir prendre le risque de se mettre un tout petit peu à ma place, de me demander l'impossible en reléguant mon malheur loin de notre relation que je pensais sincère et forte, parce que ça la gêne que je chiale discrètement en regardant les images de son échographie en 3D. Je la déteste. Alors que je l'aimais tellement. Je me déteste aussi de ne pas la soutenir alors qu'elle me le demande. Mais qu'est ce que j'y peux si pour l'instant c'est au dessus de mes forces ? Je culpabilise déjà assez de m'éloigner pour ne pas passer mon temps avec les yeux mouillés. Et puis il y a les autres, ceux qui comme elle, savent bien cette galère qui nous frappe, mais qui à l'inverse me prennent dans leurs bras et m'écoutent même lorsque je renifle comme une gorette avec un bout de papier cul morveux dans ma main serrée et tremblante... même quand leurs mômes colorient non loin de là les murs blancs avec des feutres à encre lavable. Elle me dit qu'elle se rend bien compte de ma position, mais si c'était le cas exigerait-elle autant ? Me cracherait-elle autant son bonheur à la face ? Me demanderait-elle mon avis sur des prénoms, des comparateurs de poussettes, de biberons, de tables à langer ? Pourquoi veut-elle que je partage un bonheur qui me fuit sous prétexte que les médecins savent fabriquer des bébés ? C'est injuste. Demain on va m'explorer la chatte sans ménagement pendant qu'il faudra la plaindre d'avoir des aigreurs d'estomac en lui tapotant l'épaule délicatement. Ce n'est pas de ma faute. Ce n'est pas de la sienne. Et je suis la seule que ça torture. Pourtant c'est elle qu'il ne faut pas contrarier, qu'il faut ménager, qu'il faut couver, dont il faut prendre soin... Secrètement j'espère qu'elle va en chier des ronds de chapeaux. C'est mal, mais c'est la seule chose qui me calme avec le pot d'un kilo de pâte à tartiner, ma chienne qui dort le museau posé sur mes pieds et l'écossais qui me dit que je suis belle.

  • La question du dimanche n°40

    Pourquoi ne me poses-tu pas de question du dimanche ?

    1. Parce que t'as poney synchronisé à la piscine municipale et que tu n'as toujours pas trouvé de bonnet de bain pour ton partenaire.
    2. Parce que tu n'as pas révisé la forme interrogative et ton français en général.
    3. Parce qu'avant tu dois apprendre par coeur tous les verbes irréguliers anglais et le tableau des éléments périodiques.
    4. Parce que t'as perdu la touche du point d'interrogation de ton clavier, la dernière fois que t'es parti en randonnée pieds nus dans le Massif Central.
    5. Parce que tes doigts sont en polystyrène extrudé.
    6. Parce que t'as fini ta soirée d'hier dans ton vomi à analyser les morceaux et les classer par couleur.
    7. Parce que t'as peur.
    8. Parce que c'est pas rémunéré en pot de crème de nuit ou en vernis à ongle.
    9. Parce que je te fais chier avec mes conneries et de manière générale.
    10. Parce que tu dois faire signer une procuration sur ses comptes à ta grand mère gâteuse qui est persuadée que son voisin du dessous est Lino Ventura.
    11. Parce que tu estimes que l'étude des publicités de ton magazine féminin préféré a plus de sens.
    12. Parce que tu dois t'épiler les sourcils et les teindre en bleu électrique.
    13. Parce que tu n'as pas fini de te tresser les poils des aisselles.
    14. Parce que ton mec veut que tu lui fasses un quatre-quart et une pipe après aussi.
    15. Parce ton nouveau parfum t'a plongé dans un coma profond.
    16. Parce que tes pieds puent le munster à gauche et le maroille à droite.
    17. Parce que t'as décidé de t'enfermer dans un placard avec une tablette de chocolat aux éclats de noisette pour lui faire l'amour avec tes molaires.
    18. Parce que tu aimes la peinture sur soie et la pyrogravure.
    19. Parce que t'as une attestation de ton médecin traitant et un mot de ta mère.
    20. Parce que.
  • Manie écossaise.

    Quand commence le journal télévisé de 20 heures, l'écossais adore prendre sa grosse voix virile et sérieuse pour couvrir celle du journaliste qui annonce les gros titres de l'actualité française ou internationale et énoncer ses propres scoops.

    Cette semaine, j'ai eu le droit à : "Exclusif ! La banque accepte le prêt automobile de Mr et Mme de Service pour l'achat d'une Zafirate d'occasion !"

    La semaine dernière, c'était plutôt : " Drame à nulle part, la clitomobile agonise de la culasse."

    Et la nouvelle qui restera à jamais la plus drôle, est celle où d'une voix de speakrine il m'a appris qu'il s'était coupé en se rasant les couilles.

  • le nouveau jeu de l'écossais !

    Depuis que l'écossais et moi même avons fait l'acquisition d'un monospace allemand de type femelle (oui, elle s'appelle Zafirate) qui carbure au diesel ; dont la livraison (mais en fait c'est un enlèvement) est prévu pour mercredi prochain (on négocie pour samedi, mais le garagiste est dur en affaire), l'écossais s'amuse avec la fonction itinéraire de Mappy...

    Il a commencé par : "Tu te rends compte, si on part en vacances chez notre copine Carlos, ça nous coûtera (avec un air de triomphe dans la voix) aller/retour, carburant et péages compris, que 104€ ! CENT QUATRE EUROS  !!!!!! (scandé en hurlant un peu )" (même que ça m'a sorti de ma torpeur devant les Simpsons ... paraîtrait qu'c'est Homer qu'a inventé la musique grunge ...)

    Il a continué en me parlant de la Bretagne qu'on aime d'amour, de ma vieille mémé Alzheimer du sud, de Boulogne (private joke), de Amsterdam, d'Edimbourg, de chez ma soeur Brad ... Et quand, il a épuisé toutes les destinations possibles et imaginables, il s'est mis subitement à comparer avec Via michelin pour voir si c'était tout pareil...

    D'une, il n'avait jamais joué à ça avant, avec la clitomobile super sans plomb 98, 4 vitesses, 1.1 d'octobre 1990.

    De deux, ça fait un peu peur quand même comme jeu, d'un point de vue psychopathie obsessionnelle ...

    Si, si ! Surtout quand il finit par me dire  qu'avec la Zafirate : " Ca ne te coûtera plus que 2€34 pour aller bosser par jour, alors qu'avec la Clitomobile tu bouffais 3.50". Et que je lui réponds machinalement " Ca fait combien par mois et par an ?"

  • Aujourd'hui ...

    ... je cause de musique chez ma pote Maxine ! ! Et ça me fait vachement plaisir !

  • Un peu stupide je suis.

    Hier, quand la fanfare de cuivres que j'ai embauché pour me réveiller chaque matin, a entamé la première mesure de "We will rock you", j'ai ressenti un curieux mal de bide et une envie de vomir irrésistible. J'ai eu un espoir fou en rapport avec des températures rectales prises chaque matin à heure fixe et des parties de sexe fougueuses qui avaient dû pour certaines, se produire à des moments propices. Je suis descendue toute vaseuse et malgré tout souriante, prendre ma douche en fredonnant du Queen mais en serrant quand même les dents, du fait de la gerbe qui me chatouillait la glotte. C'est au moment de faire caca que j'ai constaté à quel point je pouvais être ignorante pour confondre une gastro entérite avec le miracle de la vie.

    Cela dit le miracle de la vie, il peut se pointer quand il veut, avec l'écossais nous avons fait l'acquisition d'un monospace allemand d'occasion cette semaine. Y'aura tout ce qu'il faut de place pour sa poussette et sa piscine de boules.

  • La question du dimanche n°39 (n'est pas sponsorisée)

    Unicks (à qui je raconte mes problèmes de boutons et des bêtises par mail) (mais pas que ) m'a dit mercredi : A quand un billet blogueuse cosméto sur les bienfaits du masque à l'argile verte ?

    L'argile verte c'est le bien pour les peaux grasses à tendance boutonneuse comme la mienne ! Antiseptique et adoucissante, elle vire les points noirs comme l'Ecossais fait fuir en soulevant son kilt et en agitant sa grosse kékette, les Témoins de Jévohah qui viennent nous parler de Jésus au pied de la barrière. Un masque de Hulkette par semaine et ce qui me sert de peau est moins pire.

    Pour réaliser ce petit miracle hebdomadaire et faire fuir les vilains machins qui déforme mon doux visage il faut  :

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     De l'argile verte prête à l'emploi (parce que c'est pratique) (et parce que sinon faut de l'eau minérale et elle ne coule pas encore au robinet de la cuisine) (la vie est trop pourrie).

     

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    Une spatule pour s'étaler la chose sur la face (j'en ai piqué une de mon service à raclette) (t'as vu j'ai la radio dans ma salle de bain, c'est trop cool !).

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     Et voilà Hulkette qui se refait une beauté. (pas plus de 10 minutes de pose, et tâche de ne pas laisser sécher l'argile parce que c'est le mal) (et bien entendu on évite le contour des yeux et celui de la bouche sinon c'est direct dans les flammes de l'Enfer).

     

    Bien sur on s'exfolie la peau avant (moi j'utilise du sucre en poudre) et on s'hydrate après. Les puristes avant d'étaler leur crème utilise aussi du tonique pour resserrer les pores, moi juste de l'eau froide, parce que je ne suis pas une vraie blogueuse beauté. La preuve, je n'ai pas fait de avant / après, parce que t'aurai pu vomir tes croissants tellement ma peau de presque trentenaire est aussi moche que celle d'une adolescente écervelée. Et puis je dois avouer que ça me faisait chier d'exposer ma misère cutanée. J'ai de l'amour propre quand même un peu. (oui je sais, c'est pas flagrant).

    La prochaine fois, sur les conseils de Bégonia et quand j'en aurai acheté un, je te causerai du savon d'Alep comme arme de destruction massive des boutons.

     

     

    Une dernière pour la route ? Bon d'accord ..

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    J'espère que tu te marres ... 

     

  • Vanne écossaise.

    Le samedi soir est traditionnellement consacré à recevoir des amis, pour partager un gratin de patates, un pot au feu ou une raclette. Bien entendu, en préambule, l'apéro est pris et à force de boire, il devient nécessaire, à un moment donné ou un autre, de vidanger sa vessie. Et là, toujours l'écossais me hurle depuis le salon où ça continue de trinquer, alors que je suis enfermée depuis deux minutes dans les toilettes, empêtrée dans mes collants : "Ma paupiette, tu fais caca ?"

  • Discussions ordinaires sur ma boite mail personnelle.

    De Georges à l'Ecossais.

    "C'est bizarre, j'ai le coin de la lèvre (du côté gauche) qui bouge tout seul. J'espère que ça ne se voit pas, sinon les collègues vont croire qu'en plus d'avoir une tête de con, je sais grogner pour de vrai."

    De l'Ecossais à Georges,

    "Tu fais comme la chienne avec sa gamelle de canigou quand les chats se ramènent pour essayer de lécher une boulette de viande ?"

    De Georges à l'Ecossais.

    "Arrête. Ma lèvre est possédée par Lucifer. J'ai des spasmes labiaux unilatéralement. J'ai peur."

    De l'Ecossais à Georges.

    "Je sais ! C'est parce que tu ne m'as pas sucé ce matin. T'es punie par la déesse Fellation. "

    De Georges à l'écossais.

    "Envois un courrier recommandé à cette connasse de suite ! Ce matin, t'étais prévenu que j'étais en mode étoile de mer... et puis avec mon haleine de poney t'aurai débandé direct ! "

    De l'écossais à Georges.

    "Depuis que je te fais l'amour tous les matins pour te coller les boyaux, mon odorat est parti en voyage très loin tellement tu refoules du goulot mon amour. T'as toujours la tremblotte à la bouche ?"

    De Georges à l'Ecossais.

    "Oui. J'ai Parkinson à ma lèvre, c'est troublant. Et sinon je t'emmerde, je pue de la gueule si je veux."

    De l'Ecossais à Georges.

    "Mais oui je sais que t'es une femme libérée. Arrête ton numéro ma Lucette. Et je voulais te demander, tu te sens pas bizarre dans le dedans de ton bide ?... avec toute la purée que je t'envois dans la chatte en ce moment."

    De Georges à l'Ecossais.

    "Bin nan que dalle. Cela dit à ce stade c'est de l'ordre de Microcosmos."

    De l'Ecossais à Georges.

    "Micro quoi ?"

    De Georges à l'Ecossais.

    "Un vieux film chiant sur les insectes. "

    De l'Ecossais à Georges.

    "Ah bon. Je t'achète une bouteille de Gewurz' au supermarket, j'ai envie de prendre l'apéro ce soir ?"

    De Georges à l'Ecossais.

    "Carrément ! Et puis un bidon de cinq litres de Biactol. Je bourgeonne de la face."

    De l'Ecossais à Georges.

    "Sérieux ? Si y'en a pu, je te peux te ramener de l'eau précieuse ? "

    De Georges à l'Ecossais.

    "Nan je déconne, de toute manière ça marche pas sur moi ces conneries, c'est hormonal tu sais bien."

    De l'Ecossais à Georges.

    "Moi j'aime bien, j'ai l'impression de me taper une gamine de lycée."

    De Georges à l'Ecossais.

    "Je t'aime toi !"

    De l'Ecossais à Georges.

    "Moi aussi je t'aime. De tout mon coeur."

     

     

     

  • 301 double out.

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    Samedi j'étais de tournoi de 301 double out. J'aime beaucoup jouer aux fléchettes, même si je suis d'une nullité intersidérale, que je fais plus de trous dans les murs et les gens qui ne respectent pas une distance de sécurité raisonnable avec mon champ de tir,  que dans la cible. Par exemple, je commence toujours les premières manches en faisant des scores minables qui n'excédent pas douze points par session de trois lancers. Par contre, arrivée à l'issue de la partie, alors qu'il me reste deux points à faire, tu peux être sûr et même certain que je ne vais pas cesser de faire des vingt, des dix sept ou même des vingt cinq points en visant presque le centre.

    Il faut ajouter à cela que mes longues années de danse modern-jazz et de claquettes ont laissé en mon corps, des séquelles particulières, comme une grâce inopinée dans mon exécution du geste de lancer de fléchette, me permettant au passage par une extension maximale de mon bras de jet, de gagner quelques centimètres sur la distance réglementaire (par le calcul de l’hypoténuse) de 2 mètres 93 entre le pas de tir et de le centre de la cible. Sauf qu'à force de tendre mon bras pour accompagner ma fléchette, ma jambe opposée se soulève sensiblement, de plusieurs dizaines de centimètres du sol, en se tendant vers l'arrière, ce qui donne une position relativement similaire à celle d'un super héro qui aurait du mal à s'envoler.

    Tout ceci engendre bien entendu bon nombre de moqueries de la part de mes adversaires, ce qui me donne d'autant plus envie (la troisième cannette de bière aidant) d'accentuer mes postures pleine d’emphase corporelle.

    Un jour je serai une championne internationale de Air fléchettes ... parce moi quand je joue, je mise tout sur le côté artistique… et je finis toujours avant dernière (mais je ne fais pas exprès.)

    [Point culture fléchette]