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  • la question du dimanche n°28

    Qu'est ce t'as fait pour Haloween ?

    J'ai fait de la blanquette. Et je me suis amusée sur deezer à chercher des reprises de chansons :

    - Baby one more time de brit brit par August Burns Red

    - Confide in me de Kylie Minogue par Angtoria

    -  Message in the bottle de Police par Machine Head

    -  Eye of the tiger de Survivor par Junesex

    - Still lovin you de Scorpions par Didier Super

    - The metro du groupe Berlin par System of a Down

    Ca m'a pris deux heures. Et deux de plus pour la blanquette.

    Bon week end.

  • 59 - Mes collègues geek mettent de la musique dans l'open space.

    A côté de mon bureau, il y a l'ancienne salle de bain,  devenue le bureau du chef SAV depuis que la baignoire a été cassé à coup de masse et débarrassé dans des sacs à gravats avec le lavabo et le bidet en faïence rose saumon. Et puis, sur les huit mètres carré attenant du palier de l'escalier,  cloisonnés par mes armoires pleines de dossiers de facturation, a été organisé un open space de deux bureaux, que j'ai moi même inauguré lors de mon embauche, avant d'être promue au grade d'employé avec un bureau qui a des murs, une porte et même une fenêtre.

    Cet espace de travail a été, suite à mon déménagement deux mètres plus loin, dédié aux deux nouveaux dessinateurs industriels. Véronica. 34 ans. Vit toujours chez sa mère. A la cave en plus. Soupçonné d'être vierge par la rumeur, depuis qu'il a déclaré au dessus d'une paëlla en boîte, un midi dans la cuisine, qu'il ne préfère pas avoir de copine "parce que ça coûte trop cher". A la place, il a deux voitures qui n'ont même pas appartenu à James Bond et s'entête à mettre des chemises à carreaux avec des pulls à rayures, alors même que la fille de l'accueil s'est déjà foutue plusieurs fois de sa gueule haut et fort, pour ce faux pas vestimentaire qui pique les yeux. J'ai remarqué  qu'il appréciait tout particulièrement reprendre les fautes de français et contredire les inepties que Gladyss qui lui fait face, débite à longueurs de journée. Sa façon de sourire trahit sa satisfaction d'étaler sa supériorité intellectuelle. Mais Gladyss du haut de ses 22 ans, s'en fiche, parce que lui, il a une copine avec laquelle il vient tout juste de prendre un appartement en location. Cela étant, ils s'entendent très bien et n'arrêtent pas de comparer la mémoire de leurs disques durs respectifs, comme dans le temps les hommes faisaient avec leurs pénis ou les chevaux sous le capot de leurs voitures décapotables.

    Je trouvais cela très troublant au départ. Et puis je me suis habituée à leurs discussions de geeks que ma compréhension peine difficilement à effleurer.

    Ce matin, J'écoutais distraitement ces deux pipelettes qui se font toujours un thé "Saveurs du Sud" à 10h20, après leurs pauses clopes , avec leur petite bouilloire électrique commune, parler de téléchargements, des tee-shirts Marvel de chez Célio et de la sauce qu'il vont prendre dans leurs kebabs, qu'ils mangent rituellement ensemble le vendredi midi. A un moment, Gladys a  demandé à Véronica de mettre un peu de musique. Il s'est exécuté à la vitesse d'un processeur intel pentium en grommelant qu'il n'y avait rien sur Deezer (hannnnn comment chuis pas d'accord.). Et puis quelques minutes plus tard Gladyss a demandé nonchalament :

    - Mais t'as mis quoi comme musique ?

    Véronica a répondu :

    - ABBA

    Je me suis dit :

    - Mamamia.

  • Truc de fou.

    Comme quoi un jour ne fera jamais l'autre.

    Il y a une petite quinzaine de jours, j'ai reçu un sympathique mail d'une journaliste, que j'appellerai bien Jack (c'est sexy non ?) si elle me l'autorisait.

    Bon je m'autorise.

    Jack me demandait pleine de convivialité si ça me disait de répondre à quelques questions pour son blog de portraits de bloggueurs. Genre une interview ? Euh doit y'avoir erreur ? Chahutée par ma surprise et je dois l'avouer une fierté dissimulée sous de la fausse modestie (bin quoi une interview ! La prem's quoi !), j'ai répondu affirmativement à Jack. Puis je suis allée fouillée dedans son blog plus profondément... et je me suis rendue compte d'un truc qui ne m'avait pas frappée au préalable, parce que j'avais un peu bu du cidre à midi pour les cinquante ans d'un collègue. Tous les blogueurs interrogés ont, aux mêmes questions, répondu. (j'adore cette tournure de phrase).

    Jack a de toute façon confirmé rapidement par mail cette découverte tardive qui me faisait un peu trop transpirer des aisselles.  Tabernacle ! Qu'allais-je bien pouvoir répondre à ses questions supers intelligentes ? J'aurai pu convoquer mes neurones avant d'accepter. Et puis j'ai envoyé chier ma panique et finalement j'ai réussi à faire de mon mieux sans trouver cela consternant. Pleins de gens ont déjà répondu à ces questions quand même. Et sûrement de façon très très classe.

    Comme convenu avec Jack, je lui ai envoyé le résultat et une photo le lundi suivant. 15 jours se sont écoulés sans nouvelle. Je me disais que c'était un peu normal, Psychologies.com c'est tout de même du sérieux... et pis finalement sans prévenir, Jack a publié.

    Ici.

    Ca me fait drôle !

     

  • Rien de neuf. Que du vieux.

    Quand j'ouvre le moche blog, c'est toujours un peu comme quand ma grand mère me demande "et alors quoi de neuf ma chérie ?", je ne sais pas trop quoi répondre.

    Surtout que ma grand mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer et qu'il est parfois compliqué de la suivre dans ses pérégrinations conversationnelles. Entre ses multiples rendez vous médicaux qui lui font perdre son latin, sa conviction que l'année dernière son aide ménagère lui a volé ses bijoux en or turc et le malin plaisir qu'elle semble prendre à me raconter encore et toujours, la fois où elle a viré mon père de chez elle, elle n'attend même pas que je réponde à ses questions. Et puis mon père le méritait de se faire remettre à sa place... c'est une horrible personne qu'il ne faut pas fréquenter si l'on veut conserver une once de santé mentale intacte. Je suis très fière de ma grand mère qui déraille un peu et d'avoir patienter tant d'années pour qu'elle se décide enfin à le faire. Mais je m'égare sur d'obscures histoires de famille que j'ai mis beaucoup trop de temps à refouler à grandes louches de pâte à tartiner au chocolat et à la noisette, pour avoir envie d'étaler présentement mes archives grotesques personnelles.

    Rien de neuf.

    Enfin si.

    Des trucs chiants.  

    - Des abrutis du boulot jouent le jeu des clients et anéantissent en un coup de fil toute l'opération commando mise au point avec la comptable baba cool, à base de blocages de comptes, pour que soient établis des putains de bons de commande par les magasins concernés et que l'on puisse enfin facturer. Bordel, ça me bouffe de mieux connaître la procédure imposé par le siège national de cette entreprise de grande distribution que ses propres adhérents. 

    - Un gars me demande de me transformer en Valérie Damidot et de le conseiller pour la couleur de la chambre de son futur bébé même pas encore échographié ! FUCK ! Par contre j'aimerai bien m'offrir une salopette.

    - Le mari écossais n'a plus de crème pour faire la sauce des pâtes, sauf que je lui avais dit de prendre le bocal de sauce tomate basilic dans le buffet.

    - Je n'aurai peut être plus accès qu'à l'intranet dans les futurs locaux. Je commence à me tresser une corde toute de suite ou je me mets sérieusement à jouer à la loterie pour arrêter d'avoir besoin de bosser ?

    - Un gars me raconte que sa mère a croisé sa femme au laboratoire d'analyse mais tout va bien, elle ne se doute de rien ... DOBLE FUCK !

    - Mes cheveux ont encore repoussé et mes chaussettes préférées sont trouées. VDM

    Bref que des trucs chiants. Rien de neuf.

     

     

  • Jane Austen, je m'excuse de demander, mais c'est un peu chiant quand même ?

    Le père de ma copine Carlos (qui a de très beaux pieds) s'est offert pour sa retraite prochaine (par les temps qui courent, j'espère pour lui) une tonne de livres.

    Mille kilos de bouquins. Qu'il entrepose dans sa grange, derrière sa vieille dodoche vert kaki.

    Rien que d'y songer, je bave avec l'envie d'arracher mes fringues pour me rouler dedans toute nue. En même temps, les couvertures cartonnées, c'est pas le top de la sensualité, j'en conviens. Mais qu'importe ce détail insignifiant, je me lacérerais sans aucune hésitation, le dos sur les coins pointus des tranches, si j'avais ce trésor dans mon garage.

    Magnanime, il m'a transmis dix kilos de son butin par le biais de sa fille Carlos, que j'ai délaissée une bonne demie heure, trop absorbée par mes lectures de quatrièmes de couverture. Heureusement que l'écossais est une bonne maîtresse de maison. Il lui a offert un café le temps que cesse ma crise mystique et que je réalise que je me caressais un peu trop nonchalamment entre les seins.

    J'ai récupéré Orgueil & Préjugés. Je n'avais jamais lu de Jane Austen et finalement je m'en portais pas plus mal. Je le finis étant donné qu'il s'agit d'un classique, mais je ne suis pas très emballée par ces histoires de mariages, de rentes, de bals. Heureusement qu'Elizabeth ne m'est pas autant antipathique que sa nunuche de soeur Jane. Et puis Darcy, c'est franchement un manche en matière de drague (j'en suis au moment où il se prend un rateau par Elisabeth et qu'il lui écrit par la suite une putain de lettre de quinze pages).

    Et puis qu'apprends-je aujourd'hui ? Que Jane Austen était une cancre en orthographe et en grammaire ? Diantre ! Mais quel scandale ! Est-elle pour autant moins talentueuse ? Je me le demande et j'oublie de me répondre quand mon oeil s'arrête sur Orgueil & Préjugés & Zombies... c'est peut être celui ci que j'aurai du lire à la place !

  • la question du dimanche n°27

    Est ce que l'écossais met des collants sous son kilt quand la bise ramène ses fesses ?

    Rhooooooooo, c'est quoi ct'eu question ! Bin nan, mais ça pourrait être drôle comme gage !

  • 1 an

    Le froid a commencé à installer ses pantoufles en givrant mon pare brise ce matin. Ayant perdu ma carte de bibliothèque périmée, qui me servait l'hiver dernier à gratter la couche gelée, dont le chauffage de ma voiture trop tiède ne vient pas à bout, l'écossais a eu pitié  et m'a offert avec moults rond de jambes, son grattoir personnel rose fluo. Pour le remercier de me sauver de la perspective de gratter avec mes ongles que j'oublie de vernir depuis au moins quarante jours, je lui ai promis de me mettre au dessus au prochain 69 que nous nous prodiguerons. L'hiver il faut composer avec le froid, la couette et le risque d'étouffement, je suis donc assez frileuse sur cette pratique dès que nous rallumons la chaudière. Il fut donc ravi d'entendre ma contre partie à sa donnation si généreuse et j'aime bien réussir à l'exciter un peu, lorsque le matin nos horaires nous permettent de nous croiser au dessus d'un café.

    Le froid a continué de sévir dans mon bureau, où mon radiateur refuse obstinément de chauffer, décourager par la large baie vitrée simple vitrage. A moins que la vétusté même du système de chauffage ne soit en cause... après une enquête discrète qui m'a amenée à tâter tous les radiateurs et à demander à la fille de l'accueil qui est au courant de tout, il semblerait que oui. Le grand patron ne trouverait pas pertinent de faire intervenir un plombier chauffagiste, dans la mesure où nous déménageons de ces locaux mi décembre. Alors, quand plus tard j'ai croisé dans la cage d'escaliers la journée de boulot sexy, j'ai fait part de mon mécontentement en râlant bien comme il faut, quand il m'a demandé, en voyant ma tronche de travers emmitouflée dans mon écharpe et ma veste en laine, ce qu'il m'arrivait. Il n'a rien répondu et a penché la tête sur le côté comme mon berger allemand, le faisait quand je lui parlais de soupe ou de balle en dressant ses oreilles attentivement. Je ne sais pas si mon directeur sera aussi efficace que mon chien l'était à ramener ses jouets et à finir sa gamelle en deux minutes chrono.

    On verra bien si je finis par attraper un rhume du cerveau ou des engelures aux orteils.

    En attendant, j'ai réalisé que cela fera un an demain que j'abreuve ce lieu de ma bêtise... mais que fait la police ?

     

  • 58- Vivement la délivrance.

    Tous mes amis qui sont devenus parents avaient un point commun. Ils doutaient. Ils doutaient tellement qu'il était impossible de ne pas avoir envie de les rassurer, de leur dire des mots plein de tendresse et de les encourager en mimant une cheerladers au beau milieu de leur salon pour les faire rigoler. Il était parfois difficile de les  suivre dans leurs allers retours entre euphorie et doute profond, mais jamais notre maladresse occasionnelle d'adultes sans enfant ne nous a porté préjudice dans nos relations.

    Cependant, il semblerait que parfois, les choses ne soient pas si simples. Les derniers futurs parents en date n'ont pas l'air de prendre le même chemin, ce qui nous laisse plutôt dubitatifs avec mon ami (bin oui  aussi !) l'écossais.

    Ce n'est pas la mère, qui comme tant d'autres avant elle, est seulement d'une humeur massacrante parce que la nicotine c'est le mal et le vin rouge aussi. On dirait qu'elle est perpétuellement sur le mode "je viens de me réveiller" qu'elle a habituellement plutôt très mauvais. J'en viens à regretter qu'elle  ne soit pas atteinte de nausées, elle s'engueulerait avec la cuvette des chiottes et ne répondrait pas sèchement à mes gentilles questions. En même temps, vu ce qui se trame dans son corps, je la pardonne sans rechigner et je supplie ma bonne étoile de ne plus aborder avec elle, que des sujets qui la font sourire si joliment.

    Ce serait plutôt le futur père qui nous cause du soucis. En effet, heureux possesseur d'une nouvelle culture sur la maternité, le voilà à nous faire la leçon, alors que depuis 5 ans, nous avons eu le temps d'apprendre certaines bases sur la question. Il hausse la voix et son ton se veut pédagogue, comme s'il nous livrait là un cours magistral prestigieux. Il nous reprend avant même que l'on est le temps de demêler nos paroles et la prononciation d'un mot de vocabulaire, sur lequel on a buté bêtement. Pour parfaire la bonne humeur de sa belle, il fume devant elle sans retenue, lui dit qu'elle a de la chance d'éviter l'été avec son futur gros ventre et qu'il va faire la nique à son patron quand il cumulera ses congés payés et paternité.

    Entre cynisme, humour noir et suffisance qu'il s'octroye de par ce nouveau statut, j'ai repris le yoga sur la wii. Je serai contrite de le considérer sur le même plan que mon patron, certains supérieurs hiérarchiques et ma banquière qui portent des ballerines argentés, alors je respire par le ventre quand il nous offre une session de brain storming sur le prénom de leurs foetus de 3 centimètres. Je me mors l'intérieur de la joue quand il reproche à l'écossais de  ne pas avoir la tête assortie à sa réponse, quand il lui demande ce qu'il pense d'un prénom improbable ( son expression semblait dire "c'est quoi ce mot ????" quand sa bouche articulait "pourquoi pas ?"). Je lui fais comprendre, comme il insiste en nous faisant ce spectacle à chaque dîner, que ce sujet m'ennuie, tout en me retenant de lui répliquer que le prochain prénom que je risque de choisir sera pour un chien ou une tortue, et probablement pas pour un enfant. J'ai la certitude qu'il ne comprendrait pas.

    Je préfèrerais qu'il exprime ses doutes avec clarté et faire la pompom girl. Seulement il semblerait qu'il ait des mécanismes de défense qui m'agressent les oreilles et hérissent les poils de mon ticket de métro. Alors je respire bien par le ventre et je me  fais des petits films dans ma tête en souriant par intermittence, comme une bonne potiche de compétition qui aspire à se faire élire miss fromages au lait cru 2011. J'imagine les pleurs, les couches... au bout de trois verres de St Chinian, j'ose me projeter moi même dans leurs situations sans avoir peur de chialer, faisant fi des soucis techniques de conception, acquiesçant de temps à autres aux  leçons de vie qu'il nous octroye sur le thème "si c'est une fille aura-t-elle le droit de sortir le soir à 16 ans ?" (véridique... moi j'ai juste envie d'hurler "trois centimètres" en l'écrivant mais j'ai peur que l'écossais comprenne de quoi je discute présentement). J'imagine comment  à mon tour je ferai ma connasse sous couvert du miracle de la vie se jouant dans mon ventre,  rien que pour me venger de toutes ses futures soirées à venir.

    Vivement la délivrance... en espérant que ce nouvel humain lui chamboule assez la tête pour qu'il arrête son petit numéro.

  • Gazole, travail, acné.

    J'en ai marre d'entendre parler de gazole, de la désolation des stations services désertées ou de la longueur des queues d'automobiles, qui nécessite l'intervention des forces de l'ordre pour ne pas bloquer la circulation sur la départementale. Je m'en fous, j'ai fait le plein d'essence vendredi sans même patienter pour me servir à la pompe. Même pas honte de ne faire preuve d'aucune solidarité. D'habitude, on me signifie que ne faisant pas partie de la grande famille des voitures diesel, je n'ai vraiment pas de chance, ni les moyens d'avoir un PEL tellement je dois consommer de carburant. Alors, je ne vais pas me priver de dédaigner leurs problèmes. De toute manière, quand y'en aura plus, y'en aura plus. J'ai attendu que le voyant s'allume pour en acheter. Je n'en ai pas mis dans un jerricane en plus de remplir mon réservoir. Alors je peux dire sans rougir que je m'en fous, qu'on verra bien, et que je préfère presque les conversations insipides sur le temps qui se rafraîchit et l'automne qui arrive avec son cortège de couleurs chatoyantes... ses chasseurs qui nous empêchent d'aller vadrouiller le week end en forêt, parce qu'on a seulement deux gilets jaune fluo et qu'il en faudrait aussi un pour la chienne afin qu'elle ne soit pas confondue avec un sanglier en forme de rottweiller. Seulement voilà. Impossible de placer mon mécontentement de promeneuse forestière sur la saison de la chasse qui me fait craindre pour mon intégrité physique, face à cette rengaine pétrolière. Donc je fais la gueule et je ricane dans ma manche de pull over, parce que je n'ai pas de cape, ni l'intention d'en acheter une malgré que ce soit trop fashion dans le catalogue de la déroute. Oui je me moque d'eux et de leurs bidons qu'ils s'arrachent en fonction de l'importance de leurs rendez vous clientèle. Je dis « non » avec un sourire sadique quand on me demande implorant et aimable pour la première fois de l'année, si je sais où se procurer le précieux combustible.

     

    Pour me punir, les informaticiens ont investi le réseau et la connexion internet toute la journée, me poussant dans mes derniers retranchements à travailler et même à participer par hasard à une réunion avec le grand chef, qu'on voit beaucoup plus en ce moment, comme si la clôture du bilan l'intéressait plus que le reste de l'année. Aujourd'hui il portait un polo rose fuchsia avec un crocodile dessus et un pantalon à pinces qui ne flattait pas son postérieur ni la courte taille de ses jambes. Il m'a donné dix sept ordres et m'a dit « merci » une fois. Ne m'a pas regardée dans les yeux, même quand il m'adressait la parole. Autant dire que la journée fut une source d'épanouissement personnel, une fois de plus tarie dès le départ et avant même que je pose mon cul sur la chaise de bureau cassée, que l'on m'a attribuée depuis mon embauche. Au lieu de râler, je pourrai me donner les moyens de changer de patron, sauf que le mien ne me paye pas si mal et puis avec une connexion internet, la succession de mes tâches est moins pénible. Je lui ai déjà fait des allusions relatives au télétravail. Il a beaucoup apprécié la blague, je crois même que ce jour là, il m'a regardé droit dans les yeux.

     

    Bref, c'était long aujourd'hui. A tel point, que j'ai eu l'extrême joie de voir pousser un bouton en direct sur mon menton. Dermatologiquement parlant, c'était intéressant.

     

  • La question du dimanche n°26

    Que pourquoi que les filles portent des noms de garçons, sur le moche blog?

    (Mentalo récidive)... je trouve que c'est assez drôle, que cela atténue le clivage homme / femme, les idées préconçues qu'on se fait sans le vouloir de nos différences, que je ne nie pas, mais que je préfère considérer comme des détails secondaires... ce serait intéressant si le sexe n'était plus qu'une anecdote dans les rapports humains... ça arrive cela dit. Bref c'est une idée étrange qui va à l'encontre de toutes les règles d'accords en plus ! Ca n'a donc aucun sens mais ça me plait.