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  • Ouais je dessine comme une quiche et alors ?

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    Si t'as envie de dessiner ta main pour éventuellement jouer chez Urban girl...
    T'oublie pas de signer la pétition non plus hein ? ICI 

  • Une victoire et une rengaine.

    Jubilation, j'écris ton nom ce soir avec un sourire crétin affiché et mon petit coeur empli de joie. J'ai abattu une dragonne. Je l'ai défoncée. Depuis le début, j'avais raison. Depuis toujours j'avais raison. Et pourtant elle a continué de me renvoyer rageusement raturé chaque décompte général définitif des lots de ce putain de chantier. Je n'ai pas lâché l'affaire. J'ai continué vaillamment de l'abreuver de mails, de fax, de photocopies, de tableaux, de démonstrations et de calculs posés à la main. Et par un miracle que je ne m'explique pas encore, sa possession d'un demi neurone et le fait que je lui ai mâché le boulot en relevant ses erreurs, j'ai reçu aujourd'hui un mail dégoulinant d'excuses et même un coup de fil où la dragonne penaude m'a platement avouée sa déconfiture face à la problématique des montants avant ou après retenue de garantie qui l'avait induite et conduite à s'enliser dans son erreur.

    Définitivement je déteste mon travail. Même quand je réussis l'exploit incroyable de terrasser une dragonne. Il devient urgent que je vois la mer, que je mate des culs sur la plage en sirotant une bière, que je foute de la glace à la framboise sur ma robe blanche, que j'aille m'acheter une tome de Rhuys, que je bouffe de la gâche au petit déjeuner, que je ronfle en dormant de trop picoler et fumer un peu d'herbe.  J'imagine déjà l'état de mon cerveau proche de celui de mon petit bidon mou. Ca devient mon unique but, mon unique horizon, mon unique obsession, le seul sens à ma vie. Je suis une vacancière qui doit encore bosser un jour et demi. Et je te saoule à me languir comme une veuve éplorée. Je sais.

  • En mode emmerdeuse. Option tête de con.

    J'aurai pu gâcher ta vie à jamais et te raconter la fin de LOST les disparus. Sauf que j'ai beau avoir vu toutes les saisons avec passion et assiduité, je n'ai strictement rien compris, à part que les personnages étaient tous morts depuis le début. Tu comprendras que cette conclusion, me laisse un sale goût d'arnaque dans la bouche. S'enticher de personnes et d'histoires qui n'ont pas eu lieu et dont ont saisi péniblement, voir pas du tout la signification, rend les heures passées le nez collé sur l'écran complètement vaines. Pour ne plus penser que je me suis faite avoir comme la mouche qui vit ses derniers instants à battre frénétiquement de son aile rescapée sur le ruban pégueux pendu au plafond de ma cuisine, je me suis attelée à la seconde saison de Twin peaks. Au moins je ne serai pas cette fois, déçue par la marchandise. J'en suis certaine.

    Sinon je suis abonnée à ma tête de con. Je ne sais plus communiquer avec mes collègues qu'en hurlant comme un caporal avec des tresses blondes de l'ex Allemagne de l'Est. Je vais sans aucun doute gagner le prix de camaraderie 2010 à force d'envoyer  valser tout le monde dans les coins du ring avec un grognement bien senti de mémére bergère allemande mal léchée. Je l'exposerai avec fierté dans mon bureau comme un césar. Peut être même que je casserai ma tirelire pour m'acheter une étagère suédoise où mettre en valeur ce sublime trophée, éternel vestige de ma hargne de chatte sauvage en chaleur qui ne rêve que de ronronner à poil au soleil avec une cigarette et un mojito.

     

  • La question du dimanche n°17 ...

    ... m'a traitée de fille de pute. Alors je l'ai exclue définitivement du championnat. On ne parle pas comme ça de ma mère de service bordel !

  • J'ai pas la tête à ça...

    Fallait bien que ça m'arrive un jour. Fallait bien que toute cette connerie intrinsèque finisse par ne plus vouloir couler de mes doigts pour abreuver cet endroit et parfois faire enfler mes chevilles pour le plus grand bonheur de ce truc qu'on appelle égo et dont je me passerai bien finalement...

    Je ne sais pas si c'est la perspective toute proche des vacances et de mes retrouvailles avec la mer ou  ce rhume incongru que je me traîne depuis deux jours avec un rouleau de PQ comme accessoire de malade agonisante et furieuse d'avoir le nez bouché. A moins que l'attaque fulgurante et traître de mes ovaires en début de semaine, ne m'ait définitivement achevée dans une valse de tampons sanguinaires.

    Je n'ai pas d'explication valable et scientifiquement potable. Ça ne veut pas. Mon clavier me sort par les yeux et je prendrai bien congé de mon cerveau.

  • Le pamplemousse m'a tuée.

    Je pensais qu'à l'aube de ma troisième dizaine et après de multiples expériences éthyliques, j'avais la maîtrise de mon ivresse et la liste complète des erreurs à ne pas commettre pour finir minable et nauséeuse sous la table ou un buisson de la haie (tu perçois le grand moment de solitude, le jour où je me suis réveillée aux premiers rayons du soleil sous un thuya, la tronche encastrée dans  le grillage de la clôture?) Par exemple, j'ai appris très jeune, qu'il ne me fallait sous aucun prétexte, mélanger du jus d'orange au whisky, au rhum ou autre chose, sous peine de réaliser un très beau tapissage vitaminée de la cuvette des chiottes, si j'arrive à  la viser sans encombre. Ce qui n'est pas du goût de toutes les maîtresses de maison. En revanche et pour votre gouverne, je digère parfaitement le jus de pomme et la vodka, mais avec beaucoup de glace surtout. Bref, je pensais tout savoir de mes possibilités de pochetronne.

    Jusqu'à vendredi dernier.

    Vendredi dernier, nous étions invités à passer une soirée de petite vertue chez un couple d'inconnus avec lequel le gars de service avait sympathisé ces derniers temps. Une photo et la teneur de ces échanges m'avaient suffit pour accepter de les rencontrer dans l'optique de déraper sexuellement... et éventuellement biensûr, parce que dans ce genre de rendez vous, jamais rien n'est obligé. Nous avions fait bonne route, malgré les départs en vacances que le bison avait annoncé massifs. Quand nous sommes arrivés à bon port, nous avons été reçus comme des pachas  avec de grands sourires et une farandole de petits fours faits maison par le maître des lieux, auquel immédiatement, je n'ai pas été insensible. Physiquement charmant, il m'a  facilement mise à l'aise en discutant tandis que mon mari faisait connaissance avec sa femme. Nous avons passé le début de soirée à se marrer et à apprendre à se connaître tout en buvant du rosé au pamplemousse. Plutôt méfiante à la première gorgée, le mélange s'avéra à mon goût.

    Quelques verres et regards brillants échangés plus tard, les petites culottes et le caleçon volèrent (le gars de service est souvent nu sous ses futals) tout naturellement chacun se tourna vers son nouveau partenaire éphémère. Je suis pour ma part tomber en pamoison devant une bite forte jolie et réactive avec laquelle ma bouche à passer un très bon moment. L'homme finit par m'arracher à son membre pour me prendre dans ses bras et me coucher sur le tapis tout doux du salon. La chaleur étant étouffante et à ma demande, il accepta d'ouvrir la fenêtre malgré la promiscuité du voisinage et finit de me faire jouir dans un souffle tant j'ai évité, tout comme sa femme assise sur mon mari lui même installé sur le canapé, d'ameuter tout le quartier. Et puis, il semblerait qu'une fois  mon dernier soupir rendu, je me sois endormie d'un bloc, la bave aux lèvres au summum de mon sex appeal.

    Quand j'ai ouverts les yeux toute déboussolée à quatre heures du matin,  je n'ai pas compris où j'étais et pourquoi ils y avaient des posters de footballeurs partout sur les murs alors que je les ai en  horreur. J'ai réveillée le gars de service pour m'entendre dire de sa voix pâteuse : "le pamplemousse t'a tuée, tu me ramènes à la maison maintenant ? ".

  • La question du dimanche n°16

    Qu'est ce que tu fais pour les vacances ?

    Je vais voir la mer. J'ai une furieuse envie de faire l'escalope panée sur une serviette avec un bon bouquin... peut être même que je me remettrai au sudoku. Et puis je vais nager, avoir la peau salée, bien manger, bien boire, bien profiter de la vie et tous ses plaisirs.

    Ce sera génial !

    La contre partie, c'est que je vais lâchement abandonner mon moche blog et filer des vacances bien méritées à ma folle dingue de Georges... alors je sais, c'est un peu rude comme nouvelle, mais je te fais confiance pour te raisonner et ne pas aller immédiatement te mettre la tête dans le four en position chaleur tournante. J'en vaux pas le coup non plus, alors modère ton sens de la mise en scène et tout ira pour le mieux. Je te le promets.

    Pour le côté technique, l'activité du moche blog sera nulle pendant quinze jours, la fermeture momentanée des commentaires est planifiée.

    Plus que 9 jours de travail. 2 jours de week end. 1 jour férié.

    Au fait la question du dimanche part dans un club de vacances en Turquie pour boire des cocktails au bord d'une piscine à débordement. Et c'est pas le genre à envoyer des cartes postales.

    Mais nan ! J'vais pas te manquer !  Tu te fais des films.


    EDIT DU LUNDI (parce que la question du dimanche elle est pas claire) je serai partie du 23/07 au 09/08... Encore 15 jours à me supporter ! 

  • brève de grosse chaleur

    J'ai tellement étouffée de chaleur aujourd'hui, que j'ai regretté de ne pas m'être enroulée ce matin avant de partir bosser, dans du papier d'alu. Au moins j'aurai diverti les collègues déguisée en papillote, à défaut de cuire lentement dans mon bureau sans aucun panache. Présentement je suis dans le noir entrain de m'esquinter les yeux sur mon écran dans mon salon, les pieds infusant avec délectation dans un saladier géant en inox, rempli à rabord  d'eau gelée. J'ai découvert que ma bassine avait été sacrifié au nom de la dernière vidange de la clitomobile. Je l'ai mauvaise. On est très mal installée dans un saladier, même géant, quand on fait du 40 en chaussures et autres accessoires des extrémités basses de ma personne.

    J'ai fait la gueule trois minutes puis il m'a proposé de mettre du LOST et alors petit poisson rouge en papillote que je suis, j'ai oublié que je lui en voulais.


  • Même pas peur ! Enfin, presque...

    Quand il me dit que je suis belle, je me prends toujours pour Patricia Kass. Celle de 1988, où petite fille gâtée que j'étais, j'avais eu pour Noël, un gros baladeur antique d'un kilogramme et la cassette de Mademoiselle Chante. Alors je préfère qu'il me dise que je suis bonne, ça me permets de refouler efficacement ces souvenirs douloureux de ma culture musicale naissante. Personnellement, dans sa bouche, je trouve ça flatteur, beaucoup moins dans celles de bonshommes à l'oeil pétillant de lubricité. Heureusement que je me balade toujours avec une brique ou un parpaing dans mon sac à main, un doigt vulgaire prêt à dégainer et des répliques bourrées de répartie cinglante type "dans tes rêves". Et puis, j'ai de grandes jambes, théoriquement, c'est un atout en cas de fuite inopinée et précipitée.

    Je ne suis pas une grande flippée. Je me suis toujours bien débrouillée avec les inconnus bizarres et parfois alcoolisés que je croisais tard le soir dans le métro, du temps de ma vie en banlieue de la capitale. J'ai même un jour survécu à l'accostage un peu furieux et lourd de drague insipide, d'un groupe de mecs en joggings qui m'auraient bien invitée à participer à une tournante genre "trop de la balle" dans la cave de leur immeuble. Une autre fois, je me suis même inventée une jumelle qui avait refusé une cigarette une heure plus tôt à un petit groupe qui smurfait dans la galerie marchande près de chez moi. Je revenais de voyage et je m'étais entre temps rafraîchie, changée, recoiffée. Faut pas prendre les types pour des idiots finis non plus, bien qu'ils furent assez crédules pour me croire quand je leur jurai, montée sur mes plus grands chevaux, que c'était ma dernière sèche, tout  en ajoutant avec conviction, que ma soeur mono zygote avait un gros balai dans son cul.

    Pourtant l'autre jour, je n'ai pas fait ma maligne. J'étais tranquille sous mon arbre, dans mon cimetière. Oui le cimetière est très joli dans la ville où je travaille, il est arboré et y niche une magnifique chapelle romane qui laisse encore retentir ses cloches à chaque quart d'heure que son cadran égrenne. Je lisais tranquillement du Melvin Burgess tout en dégustant mon sandwich au gouda et à la tomate. Comme d'habitude, je me mettais consciencieusement plein de miettes sur les genoux, tout en me disant que Lily est le personnage de roman le plus cinglé que j'ai pu rencontrer ses derniers temps, au fil de mes nombreuses lectures. Quand soudain, une grosse main aussi sale qu'un pied s'abattit sur mon épaule dénudée et occupée à bronzer sans devenir pour autant rouge écarlate. Dans un sursaut, j'ai envoyé valdinguer mon casse dalle en l'air, mais pas mon livre avec lequel j'ai commencé à menacer ces doigts plein de poils. Il faut dire que mon endroit de déjeuner fétiche donne directement sur l'unique entrée du parc qui, à mon arrivée était vide. Pour me surprendre ainsi par derrrière, le propriétaires de la paluche moite ne pouvait qu'avoir escalader le mur d'enceinte et enjambé les buissons.

    Debout derrière moi, il ne m'a rien dit, sa main toujours accrochée à mon épaule faisant mine de la pétrir comme si j'étais une bonne amie. D'un mouvement, je l'ai écarté de moi et me suis levée dans un bond pour lui faire face. Je ne serai même pas capable de le décrire tant le signal d'alarme dans ma tête retentissait fort. Il me regardait toujours en silence. A cet instant je compris, que de son autre main il ne fouillait sûrement pas dans sa poche à la recherche de ses clefs de bagnole ou d'un chewing gum à la menthe glaciale, mais plutôt d'une bonne giclée de sperme libératrice. Je me suis mise à le traiter de dégueulasse avec ma voix la plus forte et la plus stridente en espérant que malgré le calme des morts du quartier on m'entendrait s'il venait à l'idée du bonhomme de m'égorger avec un grand couteau avant d'éjaculer partout dans mes cheveux.

    Et d'un seul coup, il est parti en courant, arrachant sa main de son caleçon.

    En passant, il m'a traité de pute. Enfin je crois.

    Une semaine plus tard, j'ai lu dans le canard local, que certains gars du centre d'aide par le travail avaient déjoués la surveillance de leurs moniteurs pour faire un trou avec une pince coupante, dans le grillage derrière l'atelier des espaces verts et ainsi prendre la tangente...