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  • 48 - Mon cumulus et moi...

    On devrait se demander plus souvent en son for intérieur, si on aime ou non son cumulus. C'est une question qui peut paraître anodine car bien souvent on se contente juste de savoir , il faut être honnête, où il se géolocalise en notre foyer et cela semble suffire. Planqué dans son placard ou exposer harmonieusement dans un coin de la pièce d'eau ou ailleurs, le cumulus vit sa vie au gré des heures pleines et creuses, sans faire d'autres bruits que ceux qu'obligent son fonctionnement. Au mieux on le dépoussière une fois de temps en temps.

    Je reconnais n'avoir porter au mien qu'une attention distraite. Ne lui rendant visite que lorsqu'un chat ne trouvait rien de mieux que de confondre avec une litière, le recoin où il se trouve au bout d'un couloir qui ne sert qu'à aller le voir et entreposer du bordel intéressant, comme la tente 6 places, la boite vide de l'appareil à raclette, un arrosoir bleu clair, une roue de VTT crevée, des couvertures en boules qui puent le chien et un luminaire de toute beauté  en fer forgée enroulée dans du papier aux bulles crevées. J'avoue que je me suis retranchée derrière mes ovaires et ma production naturelle d'oestrogène, pour considérer que s'occuper de lui revenait de droit au gars de service, qui d'une façon similaire m'a refourguée il y a bientôt 6 ans, la lourde tâche de tourner correctement sur le bon programme, le bouton de la machine à laver préalablement rempli par mes soins exclusivement.

    Jusqu'à hier encore, soyons lucides, je me foutais de l'existence de mon cumulus. Je ne savais pas si je l'aimais, si je le respectais, s'il comptait pour moi plus que ma gazinière ou ma friteuse. Mais depuis ce matin, je sais. Je sais que je l'aime avec une reconnaissance infinie. Car pour tomber en panne en pleine été, il faut être un bon cumulus. C'est indéniable. Un cumulus respectueux de son environnement sociétal. Un cumulus qui sait que quand il va crever d'une infection au tartre et de l'usure du temps, il n'y aura plus personne pour faire de l'eau chaude, pour que je puisse me laver les fesses et ma splendide chevelure courte. Quand j'ai pris ma douche ce matin, que je l'ai senti froide malgré mon manque d'ardeur à calmer et que j'ai du me savonner courageusement pour ensuite me rincer, tout en renonçant  au shampouinage de ma crinière, j'ai eu de la gratitude pour lui d'avoir tenu tout l'hiver pour ne crever qu'aux prémices de l'été.

    Big up à toi cumulus.... (j'ai comme l'impression qu'en me lavant la tête tout à l'heure,  je me suis congelé le cerveau.)

  • 47 - Un chat aux commandes !

     

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    J'aurai cru que ce serait plus compliqué de prendre en otage son précieux net book qu'elle trimballe jusque dans cette pièce bizarre et étroite où ils font leurs besoins assis sur un siège troué avec de l'eau dans le fond. Et puis finalement, non. Les humains sont vraiment des idiots patentés. Il suffit de se pointer sur leurs genoux en ronronnant pour qu'ils se mettent à te caresser la fourrure comme des camés du poils du chat. Moi ça m'arrange, j'ai toujours une puce ou deux qui traînent à force de dormir dehors. Faut dire qu'ils n'apprécient guère que je pisse derrière la cabine de douche dans la salle de bain, alors ils me jettent à la porte tous les soirs en représailles. Mais tant qu'elle utilisera son super bain moussant à la vanille, je ne vois pas trop comment je pourrai arrêter de me foutre en transe dès que je traîne aux alentours de cet endroit.

    En fait je m'appelle Bobine. Bobine de cuivre. Mais comme je louche et qu'ils me trouvent un peu con, ils me surnomment W. Pas double V. Non . Dobeule You. Avec l'accent quoi. Oui je suis d'accord c'est naze  de se la péter quand on connaît à peine trois mots d'anglais et qu'on n'a jamais lu Shakespeare en version originale. C'est ma vie de vivre avec des  connards, tu sais. Surtout quand on prend conscience que c'est entre autre mon problème de vue qui me vaut ce charmant sobriquet , hommage à une marionnette bien connu d'un show télé. J'ai juste envie de dire que c'est affligeant. Et je te parle même pas de supporter leurs discussions ineptes sur la meilleure façon de faire un strike au wii-bowling ou de se débarrasser de leurs poils de cul sans que ça gratte de trop à la repousse. Ça va qu'on vit dans un coin chouette où je ne risque pas de me faire écraser par une bagnole un jour que je rêvasserai trop longtemps sur le bitume de la route.

    Je serai moins à plaindre si je n'avais pas à les supporter chaque jour. Mais je prends sur moi en pensant au chat sans domicile fixe. Tous les ans je me paye le  CD des chats foirés pour soutenir la cause. Je ne l'écoute  pas, parce que c'est pourri, mais au moins je fais quelque chose et je tâche aussi de ne pas trop me plaindre de mes abrutis d'humains, qui finalement n'oublient pas trop souvent de racheter des croquettes. Bref, si j'écris aujourd'hui  ici, pendant que Georges  est hypnotisée par le mouvement régulier de sa main sur ma fourrure, ce n'est pas pour que tu les dénonces à la DASS des chats... je vais me faire une raison et puis quelque part, tu vois, j'ai comme l'impression que j'ai un rôle à jouer dans leurs rééducations. Non, je voudrai juste savoir en quoi consiste une vasectomie ?

    En vous remerciant.

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  • Je raconte du vent.... pffff...

    Je suis sèche comme un morue qu'on aurait oublié sous le soleil du Portugal... je ne sais pourquoi, c'est toujours la face amicale de cette animal qui me vient à l'esprit, quand j'utilise le mot "sèche" et ceux de sa famille. Et même si on me parle de sécheresse vaginale, je vois ce poisson rabougri par les rayons à l'endroit en question dans le problème dont on m'informe avec moultes grimaces, alors qu'intérieurement j'ai envie de vomir mon petit déjeuner et un vieux cheese mac do que je ne digère pas depuis quatre ans. Les méandres de mon cerveau et sa logique toute personnelle dans l'association des images et des mots, m'échappent depuis toujours et me plongent souvent dans les affres de l'incongru avec lequel je me débats de rire quand même parfois... à en soupçonner la mère de service de m'avoir fait prendre des drogues  dures à mon insu quand j'étais petite et encore entrain de fabriquer en terme de cellules, l'intérieur de mon crâne  chevelu. Georges n'est pas chauve. Désolée pour les inconditionnels de la calvitie, tu assouviras tes fantasmes  de scalps aussi doux que les fesses d'un bébé ailleurs, avec ton moteur de recherche défectueux.

    En attendant morue ou pas, je suis sèche de la partie de ma cervelle qui d'habitude me sert à jeter, fautes d'orthographes incluses, des histoires qui peuvent distraire cinq minutes ou consterner à vie, suivant du quel côté de la force obscure on se trouve. Ça m'amuse  d'habitude d'autopsier tout ce fatras de pensées fait pour me distraire de la vie et tenter de la capter avant de crever dans un accident de tronçonneuse ou une explosion de silo à grain qui sont de très belles morts du point de vue de mes associations d'idées absurdes. Pourtant malgré ses efforts intenses pour stimuler ma vie imaginaire, je reste sèche, les mots liquefiés dans mes neurones n'arrivent plus jusque dans mes doigts, qui alors galopent dans une transe aérienne sur les touches de mon beau clavier. La transmission est coupée et je reste balourde avec mes paluches à remplir des pages et des pages de mots incompréhensibles tels que dgguehghuui 'hihha. Ce qui n'a strictement aucun intérêt et pourrait lasser ces gens bizarres qui s'obstinent à venir me lire... ah mais vous êtes là... euh pardon je sors ! Ah bah non, je peux pas, ya que moi qu'est le mot de passe pour détruire à jamais cet endroit qui ne sert à rien et qui en plus , en est aussi fier que s'il vendait des clopes.

    Alors non seulement me voilà sèche, mais je  me réalise aussi dans la merde un peu. Je dirai un peu au dessus des chevilles. Pas plus, pas moins. Ce qui me semble raisonnable pour le moment. C'est que ma sécheresse de tabasseuse de clavier (activité qui je le rappelle est toujours légale) me vient sûrement de ce soleil qui cogne, de cet orage qui veut péter en tout sens dans un ciel noir mais qui n'y arrive pas, comme constipé des éclairs et de la foudre qui ne veut même pas gronder au loin. Comme quoi, on m'a bien eu quand on m'a promis que dans cette belle région, il pleuvait tout le temps et même surtout, entre le  14 juillet et le 15 août. Je suis un peu écoeurée de devoir sacrifier  en débardeurs affriolants et petites jupes, l'argent que j'avais mis de côté pour m'inscrire au poney club à la rentrée. On ne peut vraiment plus compter sur la parole des gens...

    Tiens en parlant de gens et de jupettes, samedi, je faisais ma Maryline avec une très belle robe blanche au décolleté époustouflant, dénichée (et je suis moi aussi fière comme si je vendais des clopes) sans le vouloir, parce que ça ne peut pas se vouloir... de s'habiller à carrouf. J'étais ravissante, en tout cas assez persuadée par mon mari, mon amant et moi même qu'elle m'allait particulièrement bien. Sauf que je l'ai mise en présence de gens justement. Disons que dans les endroits publics, c'est difficile d'y échapper. Je ne les regarde pas spécialement, surtout que ma vue s'en être bonne à jeter à la poubelle n'est pas non plus aussi perçante que celle d'un aigle à plumes noires. De toute manière, et même sans le déclin de mes yeux je suis tellement préoccupée de ne pas tomber comme un sac de patates en me prenant les pieds dans un caillou que je ne calcule pas grand chose. Il parait que les hommes m'ont regardée, parfois un peu au niveau du visage aussi. Mais si je ne vois pas j'entends ! Et alors que je me marrais tranquillement devant une troupe de 4 clowns qui divertissait follement l'assemblée avec trois bouts de cartons et leurs pitreries, les trois pétasses de type ruminantes de chlorophylle (par peur de puer du bec à force de dire de la merde sur le spectacle en cours qu'elles n'ont pas compris un instant), se sont mises à critiquer sans se cacher la grosseur de ma poitrine. Ou plutôt selon ces trois connes de son absence, qui faisait que le port de ma robe hollywoodienne était plus que ridicule selon leurs critéres de mateuses de téléréalité abordable à partir de un neurone et plus, si t'as du temps à perdre à te moquer d'humains qui jouent au hamster contre du pognon et leurs dignités. J'avais comme envie de me battre et de balancer ma sandale à la tronche de celle que je réussirai à viser, pour l'affront fait à mes petits seins . Car oui j'ai des seins bordel ! On devrait vraiment montrer à toutes les gourdasses qui ne jurent au minimum que par le 90 (et encore au moins C), des photos de profil d'une femme nue atteinte d'atrophie mammaire pour de vrai.  Ce n'est pas parce que je ne peux pas gifler les gens avec mes nichons que je n'en ai pas. Mais la chaleur (encore elle) a fait fondre ma violence. A la place, j'ai parié avec moi même qu'elles n'avaient jamais eu d'orgasme, cela m'a suffit et satisfaite.

    Plus tard, j'ai recroisé le trio de mal baisées fagotées uniquement de fripes pleines de gros logo  criards de marque de luxe qu'on retrouve uniquement dans les caisses de contre façons sur les marchés le dimanche. Lèvres en avant dans une imitation très réussie du canard, smokey eyes aveuglants et traces de sueurs sous le nez, se faire critiquer par des moches ça vaut définitivement pas le  coup de s'énerver. En fait elles m'ont rappellées ces petites nanas qu'on voit dans tous les reportages à la mode sur la chirurgie esthétique des mineurs. D'ailleurs l'autre fois, j'ai vu un petit connard se faire gonfler les fesses avec du gel pour que son jean qui valait au moins un smic tombe bien. Je mangeais un yaourt brassé, je m'en suis foutu plein les genoux et plein ma chienne qui alors se tenait sagement assise à mes pieds espérant lécher le fond du pot. J'ai continué de regarder médusée et avec un peu yaourt sur le menton tout le documentaire bien racoleur. Le discours des pucelles à peine finies m'a estomaqué pour laisser place à de la peine de voir que leurs voeux de grosse poitrine était exaucée par des mères complices ou tout autant paumées. Et les médecins qui pratiquent m'ont parus surtout contents du business naissant.

    J'adore Nip / Tuck et les sex toys, pourtant je n'ai jamais eu l'envie d'introduire ce type de chose dans mon corps de façon définitive, même si les gros seins sont l'arme de séduction lourde par excellence dans l'imaginaire collecif, ils n'en sont pas pour autant une arme ultime ou infaillible. Il faut se le dire, les petits seins ont leurs place sur cette planète et je me répète mais mes exemplaires personnels ne sont pas si petits que ça d'abord !

    Bon sinon j'ai rien à raconter de plus. Ah si quand on me parle de chirurgie esthétique, j'imagine irrémédiablement des gens qui barbotent dans une marée noire. Parfois, ils se mettent à copuler et c'est copieusement dégueulasse.

  • La question du dimanche n°14

    Qu'est devenu le lapin fugueur ?

    Question douloureuse en ce dimanche... En fait le lapin blanc a fait une fugue ultime pour rejoindre sa famille du côté de la jardinerie où on l'avait acquis. Sauf qu'il a mis deux jours à quitter le jardin en esquivant tous les pièges que nous avions élaboré pour le capturer, à base de panier à linge retourné et de bouteille pleine de sable pour l'assommer avec douceur. En fait, il a eu une très belle vie pendant ses dernières quarante huit heures, à gambader gaiement dans l'herbe tout en nous fuyant avec brio. Je suis certaine qu'il nous aurait fait des doigts d'honneur s'il en avait eu un à lever bien haut. Il finit par trouver la sortie un matin pluvieux de mai et par se faire la belle, on ne le revit jamais. Selon nos sources, il aurait retrouver ses soeurs à la jardinerie, qui lui aurait appris un peu trop brutalement que leurs parents étaient morts noyées dans le bassin des poissons d'eau douce chinois. Le lapin blanc a pété les plombs et s'est mis à boire de la téquila,  dans un rade de la côte où il s'est par la suite réfugié. Les frangines quant à elles essayent aujourd'hui de percer avec leurs girls band. La dernière fois qu'elles ont eu un texto de leur frère, il prétendait être en partance pour le Texas, où il avait l'intention de devenir lapin-tueur à gages.

  • Déconnexion neuronale, nez dans le vent du spectacle et petite culotte.

     

    J'ai envie de déconnecté mon cerveau. Oublier que j'ai un travail chiant qui incessamment se répète, pour qu'alimentairement je puisse vivre pas trop mal. Ne plus se souvenir de ce mal baisé qui m'a fait un scandale, pour une facture dont je n'étais même  pas l'auteur. Ne plus penser à ce collègue qui me bave sur les joues chaque matin et prend un malin plaisir à me compliquer la tâche, en ignorant mes mails, préférant que je descende dans son antre et refuse avec entêtement de fermer la porte, malgré ses demandes appuyées. J'ai envie de partir de chez moi, fourrer des culottes dans un sac à dos, avec une robe et ma brosse à dent. Fermer les volets et verrouiller la porte à double tour. Laisser la maison en bordel, avec des assiettes dégueulasses dans l'évier, le lave vaisselle ayant rencontré un problème d'ordre technique le lendemain de mon entrée dans le monde des femmes mariées. Mettre la chienne dans le coffre avec sa gamelle et ses croquettes. Foutre les chats dehors et les laisser chasser la musaraigne et la souris des champs pendant 48 heures. Partir. Ne pas se préoccuper de savoir s'il y a à bouffer dans le frigo. Partir. Ne pas penser aux lessives en retard, aux chaussettes qui puent et traînent sur le carrelage de la salle de bain. Oublier un instant ma routine pour mieux continuer de l'aimer dimanche soir, quand il sera temps de devenir raisonnable et de réintégrer la vie, ses horaires, ses contraintes, ses bulletins de salaires, ses coquillettes à faire cuire le lundi soir faute de mieux...

    Alors comme si mon cerveau était connecté au sien, il m'a dit de venir avec mon gars de service et ma chienne méchante passer le week-end. Dormir chez eux. Voir mes meilleurs amis que je n'ai pas vu depuis au moins deux semaines. Retrouver de la solidarité féminine avec ma copine et se rouler des pelles pour les exciter. Se tenir peut être aussi la main en public, comme un couple de lesbiennes. Les regarder dans les yeux en se serrant l'une contre l'autre, la pointe de la langue se promenant sur les dents, dédaignant les regards interloqués des passants. Comme chaque année a lieu cet indescriptible festival des Arts de la Rue et nous y déambulerons happés par les performances, les maquillages, les jeux et les costumes. La musique, le son des voix, les histoires. Un événement parfait pour un débranchement de neurones. Lâcher la bride à son imagination, à son âme de gosse. Et puis pour ne rien gâcher, je sentirai forcément sa main s'égarer sur mon bras pour m'agripper et me raconter les bons petits plats qu'il compte nous préparer à dîner avec son joli tablier rayé. Alors, je l'écouterai en souriant et tout en me disant, que je sucerai ce type ce soir, jusqu'à le faire crier et l'intimer sans un mot de me baiser à m'en faire flageoler les jambes pendant des heures. Et puis je les verrai, elle et le gars de service, nous suivre, sourire. Elle me fera un clin d'oeil et s'esclaffera de façon charmante à une vanne de mon chaleureux mari pendu à son cou...

    Lors de la dernière édition, sans la moindre manigance préalable et avec un machiavélisme déchaîné par le non port de ceinture du gars de service avec un jean trop grand, laissant en pâture à nos yeux ébahis la vue privilégiée sur l'élastique de son boxer bleu, toutes deux à son bras, nous l'avons défroqué en plein milieu de la foule. Sans penser qu'il se vexerait pour cet outrage et ne penserait qu'à sa terrible vengeance. Je ne crois pas que je vais omettre de mettre une culotte ce week end. J'envisage même un modèle blindé.

  • Cafetière pétée, employé de maison et gode michet.


    L'autre jour matin, je me prépare mon petit thermos pour y verser le café que j'emmène au boulot, parce que ces grands malades achètent du robusta premier prix avec la cagnotte. Je me saisis de la anse du bol de la cafetière pour la retirer de la machine comme habituellement. Je remarque à peine le petit effort supplémentaire qu'il me faut pour effectuer ce geste matinal. Par contre, il me faut observer un instant pour comprendre pourquoi le breuvage se déverse par le fond et inonde le plateau dans lequel heureusement, je dépose toujours cette appareil qui initialement fuit un peu du derche. Finalement, je comprends que le cul du bol s'est tout simplement désolidarisé de l'ensemble de verre et est resté collé à la plaque chauffante. Faire une croix sur mon thermos de café et mes choco du discounter de la pause de 10 heures. Se venger et boire deux expressos pour la peine, avant de partir bosser avec un épi malencontreux et des crottes aux coins des yeux. Avoir super mal à l'estomac une heure après parce qu'on a oublié les fameux gâteaux et s'en vouloir à s'en maudire sur sept générations . Bref, trop bien. Curieusement, en rentrant le soir la cafetière ne surnageait plus dans son centimètre de Malongo équitable. Tout s'était évaporé ou absorbé par le plateau. Mystère. J'ai quand même réussi un instant à croire que le gars de service pas encore de retour de sa journée, m'avait offert les services d'une femme de ménage. C'est que j'ai des fantasmes fulgurants parfois. Et puis en y réfléchissant bien pendant que l'eau de la machine à expresso chauffait, je me suis rendu compte que le venue d'une étrangère ou d'un étranger (pourquoi pas des hommes de ménage ? ) poserait le problème de notre bordélitude outrageusement pornographique qui traîne de ceci delà. Entre les jouets aux pieds du plumard, les magazines Union dans la salle de bain ou les chiottes, les DVD de films de fesses que s'échangent le gars de service et mon amant et qui traînent partout dans le salon, les capotes dans tous les coins : j'ai peur que la personne ne soit gênée voir outrée par tant d'impudeur. Il est vrai que les repas officiels et de famille, requiert une inspection minutieuse des lieux que nous habitons et le faire de façon hebdomadaire (notre exil campagnard et l'éparpillement familial nous protége des intrusions intempestives), me coûterait, je pense, au moins une jambe et mes deux sourcils.


    En conclusion à 29 ans j'ai fait une croix définitive sur une délégation possible des tâches ménagères qui nous encombrent, faute d'avoir le courage et de trouver logique de devoir ranger avant de laisser une autre personne le faire pour moi en échange d'une rémunération. Je préfère continuer à m'acheter des godes ceintures et des vibrateurs ultra performants.

  • La bonne nouvelle !

    Hier j'ai beaucoup ri de voir les collègues à testicules quémander l'installation d'une télévision dans leur open space, tout près de mon ridicule bureau encombré de dossiers instables. J'ai trouvé ça beaucoup moins convivial quand ils m'ont gueulé dessus comme des boeufs parce que je passais furtivement devant l'écran pour utiliser la grosse agrafeuse. « Quand on veut regarder la télé, on prend son après midi » leur ai-je répondu un peu trop agressive. Mais au moins ça leur a cloué le bec, surtout qu'à ce moment j'aperçus sur un bureau un ensemble attrayant et bordélique de gâteaux et de boissons qu'ils s'étaient bien gardé de proposer en échange de notre patience envers leurs exaspérations bruyantes et leurs conversations insipides d'entraîneurs du dimanche. « Et puis d'abord, c'est quoi ce bordel ? C'est quoi ce privilège ? » me suis je dit passablement énervée par leurs réactions de cons de supporters de bas étage. Je ne me suis pas découragée, j'ai demandé à ma chef de partir plus tôt. Un peu abasourdie que j'ose prétendre à une égalité de traitement, elle a accepté un peu contrainte de reconnaître que j'avais absolument raison, car bien entendu pour la bande de primates, pas question de rattraper leurs oisivetés. Finalement ma conscience professionnelle et le possible écroulement d'une piles de bons de commande ne m'ont permis de filer qu'un quart d'heure à l'avance. Dans le même temps, j'ai épargné mon karma d'employé modèle ou presque. J'ai retrouvé le gars de service mort de rire entrain de boire une canette de bière devant son ordi, un vieux morceaux de Marilyn Manson sur l'image muette de la défaite annoncée. C'est que comme moi, cet engouement le dépasse et l'agace au plus haut point, car en tant que bonhomme, ces congénères se croient obligés de l'inclure dans leurs délires de jeux de ballon, même s'il n'arrête pas de se réjouir ouvertement en se marrant de tout les scandales de ces derniers temps....

    Pour le coup, on est désormais sûrs et certains de ne plus subir l'hystérie collective navrante...

  • 46 - Mon mari est parfait.

     


    En ce moment, j'hésite entre deux attitudes alors je bois une vodka citron avec trois glaçons et du sucre sur le bord du verre. D'une part, je me roulerai bien dans une couette pour pleurer mon chien jusqu'à être aussi sèche qu'une morue restée trop longtemps sous le soleil du Portugal. Il me manque tellement terriblement, de façon immodérée. Partout je retrouve ses poils et je me fais violence pour ne pas me mettre à chialer pathétiquement au dessus de la poubelle et de ses touffes contre lesquelles hier encore je pestais. D'un autre côté, je n'ai pas l'âme d'une éplorée et bien que ma tristesse soit profonde, d'être face à la mort ça me donne toujours des envies dingues de jouir comme pour conjurer ma propre fin inexorable et celles de ceux qui me sont indispensables.

     

    Je me force d'imposer à mes pensées de ne pas traîner trop près de cette faille toute neuve qui finira bien par me laisser en paix avec un peu de temps et de bonne volonté. Mais en attendant, impatiente de ne plus souffrir de son absence, je voudrai m'offrir toute de voiles transparents vêtue, à quatre mains et deux virilités, pour oublier ma tête et les petites voix qui la hantent. Juste gueuler que c'est bon, me laisser faire, les écouter, leur obéir pour finir à quatre pattes haletante sur un matelas par terre dans le salon, à ne plus savoir où je suis, à part entre deux hommes qui prennent soin de moi.

     

    Ca paraît fou pour certains d'être malheureux parce qu'on a perdu son chien. Mais je n'y suis pour rien si ça me vrille le coeur comme si Dexter me plantait une perceuse dans la poitrine, avec son petit sourire entendu. Je sais que je n'ai plus dix ans et que le poney c'est fini pour moi depuis longtemps, à moins de vouloir être certaine que mes deux pieds touchent bien par terre , de par et d'autre de la bête chevauchée. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de continuer de me laisser avoir comme une gamine devant l'innocence manifeste des animaux et la bonté de leurs yeux mouillés, qui font de toi la personne la plus importante au monde au moment de ce regard échangé.

     

    Seulement, je ne souhaite pas me noyer dans les mouchoirs en papiers dégueulant de morve et de larmes amères. Il m'en voudrait, ça ne le ferait pas revenir et je serai ridiculement risible aux yeux de tous les autres malheureux du monde qui n'auraient pas complètement tort. J'aimerai juste que cette certitude d'injustice me laisse tranquille un instant. Reléguer au second plan, toutes ces idées, toute cette absurdité ambiante, tous les drames qui restent à venir, les pertes inéluctables. Je veux jouir pour être certaine de vivre encore une fois complètement, même un instant, sous les coups de boutoirs et les éjaculations de sperme saccadées qui dégoulineraient sur mes verres de lunettes ou ailleurs.

     

    Ce qui est heureux, c'est que mon mari écossais s'est justement proposer de me préparer une séance de triolisme pour les jours à venir...

     

     

  • Je n'ai pas de passion à étaler... mais je vais faire avec.

    J'aimerai bien avoir une passion intéressante à étaler dans les dîners un peu coincés où on entend les mâchoires broyées des bouts de viande, arrachés d'une carcasse d'animal mort. Par exemple l'autre jour, à notre table nous avions un adepte de la chute libre. Non seulement, il a permis de débuter une conversation qui a détendu l'atmosphère, mais en plus, il a fait l'objet d'une admiration non feinte de la part de certaines, impressionnées par les dangers qu'implique la pratique de cette passion et d'un respect bourru exprimés en hochements de tête par ses camarades porteurs de testicules.
    Je ne peux pas dire que je n'ai pas de passions personnelles, mais il me semble aventurier de parler de mon amour pour les filles qui me font des cunnilingus pendant des heures. L'écriture reste personnelle et je suis assez mauvaise quand il s'agit de restituer les livres que je dévore. De toute façon, faire des fiches lectures ça me rend nerveuse et quand on me demande mon avis sur un titre, j'ai toujours l'impression de déblatérer de la paraphrase sans intérêt qui décrédibilise complètement la façade de fille à peu près intelligente que j'ai réussi à me construire à force de petites remarques bien placées. Mais sur mon curriculum vitae, à côté de jeux de société, j'ai quand même mis la lecture, parce qu'un potentiel patron ne m'emmerdera pas à me questionner là dessus. Pour compléter, je crois que j'ai mis un truc comme randonnée pour avoir au moins trois centres d'intérêt, parce que ça m'arrive de marcher et que donc le dire n'est pas  mentir
    Mais j'aimerai bien avoir une chouette passion chaste et avouable où je serai tellement incollable que j'en hypnotiserai mon auditoire comme l'autre prétentieux de parachutiste. J'envisage les poneys ou les dauphins pour commencer. Quand je serai assez expérimentée dans l'un de ces domaines avec collection complète des d'albums Panini, trois milles dollars d'autocollants en doubles et la tonne de posters de rigueur sur les murs de ma chambre, je me lancerai dans une passion plus mâture comme l'accumulation de grolles dans un placard ou l'étude du courant des peintres flamands sous ecstasy. Seulement pour ça faudrait que j'arrête de jouer au Uno extrême et à Mario Kart Wiiiiiiiii avec mes amis! Alors je crois que je vais me contenter de ne pas avoir de passion époustouflante, ça m'a l'air d'aller à l'encontre de mon culte à la glande. Et puis si je choisis les pompes, je pense que ça va fâcher mon banquier.

  • La question du dimanche n°13

     

    Numéro treize oblige, es tu superstitieuse ?

     

    Je connais beaucoup de superstitions. La plupart sont issues de croyances anciennes bien souvent religieuse. J'y prête une attention distraite. La seule chose que je fais machinalement, c'est de retourner le pain quand il est à l'envers. Sinon, je ne mets jamais sur les dos des chats noirs ou des vendredi treize, la looserie qui m'atteint périodiquement, suivant l'intensité de mon magnétisme aux mauvais coups de bols.