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  • J'ai envie.

    Tous les ans, c'est la même histoire. Plus le soleil nous taquine et nous propose de découvrir nos jambes et nos bras, plus mes aspirations lesbiennes se réveillent, imprimant à ma libido des envies de poitrines opulentes, de peaux douces et de chutes de reins à la cambrure affolante. Je n'aime pas dire que je suis bisexuelle. Je n'aime pas les cases toutes faites dans lesquelles le monde entier tente en permanence de nous classer dans le but d'en tirer de meilleures conclusions sur la nature humaine.

    Je n'ai par exemple jamais vécu avec une femme et encore moins trouver en l'une de mes partenaires, une amoureuse potentielle qui aurait subjugué mon petit coeur jusqu'à la passion dévorante et souvent cruelle. Pourtant j'en ai touché des épidermes, je me suis escrimée à les faire frémir, à les effleurer, à les pétrir doucement, à les comprendre pour entrer en elles sur la pointe des doigts ou du bout de la langue, pour tenter de les faire jouir avec plus ou moins de succès, dépendant de l'alchimie de l'union de nos peaux que personne ne décide ni ne prévoit. J'aime coucher avec une femme, me laisser aller des heures à ces assauts délicats, à cette sensation de plaisir qui ne s'arrête jamais, qui monte très haut et très vite sans jamais s'amenuiser, sans jamais ressembler à celui que me procure un homme avec ces hauts terrifiants de jouissance et ces accalmies apaisantes de tendresse.

    J'ai embrassé la vie d'une hétérosexuelle un peu par hasard, les sentiments ne se décident pas. Mais sous les apparences se cachent des envies qui manquent de sens traditionnel et font de graves entorses à la convention. Je n'ai juste pas envie de choisir le sexe de mes amours. Je veux tous les embrasser, les goûter. J'écoute ce que mes tripes réclament avec un sourire en coin, sans me compliquer la tâche, sans essayer de comprendre. Il n'y aurait pour moi rien de plus vain, rien de plus inutile que de vouloir démêler mes pulsions sexuelles en fonction de ce qui se cache au fond d'un sous vêtement.

    Esclave volontaire de mes hormones en pagaille, j'entretiens par la voie du fantasme mon envie de toucher une femme, de me blottir dans ses bras, de m'enivrer de son parfum, de me glisser entre ses jambes pour la dévorer avec délice. Je me caresse en pensant à la prochaine fois où je pourrai me vautrer dans des draps avec Elle... les effets pervers du printemps qui affole ma petite personne dégénérée.

     

     

  • Mon Mickaël Jackson à moi et bin c'est toi !

    Chère Florence,

    Je suis bien contente d’avoir soigneusement rangé ma mallette de pyrogravure sous le siège avant de la clitomobile, une certaine personne qui partage ma vie et dont je ne citerai pas le nom, voulait la foutre à la décharge, sous le prétexte fallacieux que c’est un jeu pour les mômes. Ainsi, encore toute fébrile et excitée à l’extrême de t’avoir vu ce soir, le cerveau emplit de ta performance, je peux dès maintenant et alors que j'ai oublié mon bloc et mon stylo et que c’est un bordel monstre pour s’extraire de ce parking où nous nous contentons de faire pour l’instant du sur place, commencer le brouillon de cette missive sur le dos de mon cher et tendre gars de service.

    Plusieurs mois que nous avions nos places scrupuleusement mises en scène dans la vitrine d'une de mes bibliothèques. Des mois si longs qu’on aurait pu les confondre avec des années, oublier la date de ce soir, prendre d’autres dispositions et malheureusement  louper lamentablement ta prestation tordante, alliant humour décapant et expression corporelle de haute voltige. Tu n’as vraiment pas ton pareil pour danser du haut de tes talons Louboutins sur la Soca Dance. Quant à ta façon d’imiter le phoque, je pense qu’elle peut redonner l’envie d’être sensuelle à n’importe quelle personne frigide, tellement ton corps est perfection et désir.

    Tu m’as procurée mon plus long orgasme de rire de ma vie, qui a laissé mes zygomatiques aussi fourbus que mes mâchoires après une longue nuit d’amour où j’aurai beaucoup sucé. Tu m’as faite oublier la raideur du dossier de mon siège, la queue interminable que nous avons du faire au milieu de cette armée de franges à ballerines de toutes les couleurs et de toutes les odeurs. Mon impatience, mon empressement et la joie de te voir m’ont tout simplement empêché d’être trop méchante avec cette fille qui n’avait rien trouvé de mieux que d’acheter une salade au lieu d’un sandwich pour se sustenter avant ton incroyable spectacle. Une jolie salade à manger debout avec des couverts en plastiques qui, ni ne piquent ni ne coupent. Dans la famille boulet, je voudrais la fille qui fait un régime, même devant les grilles closes du Zénith. (Bonne pioche)

    L’attente fut longue. Jusqu’aux dernières minutes avant la levée du rideau, j’ai été tenaillé par l’angoisse que tout cela ne soit qu’un rêve, que ton spectacle, je ne pourrai point le voir pour cause d’alerte à la bombe ou d’éruption volcanique islandaise. Heureusement mes pires craintes restèrent infondées, les projo s’éteignirent, la salle acclama à tout rompre ton arrivée imminente, se mit à scander ton nom comme des chiens aboient pour récupérer leurs baballes de tennis passée de l’autre côté de la clôture. Quand tu es apparue dans l’éclat de lumière de la poursuite, je crois que je me suis un peu fait pipi dessus de bonheur.

    Oh Florence ! Mais comment fais tu pour me mettre comme ça dans tous mes états, me chambouler de l’intérieur, me faire oublier  la solitude intrinsèque qui nous emprisonne dans nos têtes, que l'on vit en vain ? Florence, il faudrait que tu deviennes obligatoire, que le ministre de la culture, nous envoie comme Roselyne des bons de vaccinations pour une dose d’hilarité un soir en ta compagnie.

    Avant de te laisser repartir sur les routes de cette tournée triomphale, je voudrai te dire que moi qui n’achète jamais de DVD, j’ai hâte que tu sortes Mother Fucker en blu ray (ouais carrément). Et pis tu sais quoi ? Quand je serai grande, je ferai imitatrice de toi.

    Voilà.

    Merci pour tout. Tu es mon Mickaël Jackson à moi. For ever Florence... for ever.

    Et merci au gars de service de m’avoir prêté son dos en guise de cahier de brouillon… entre nous Florence, il te trouve super bonne….Moi aussi tu me diras...

     

    Georges

  • Georges et ses problèmes féminins existentiels (et oui aussi)

    Quand Brad m’a dit au téléphone : « Tu ne vomiras point sur tes sandales et la plus belle à ton mariage tu seras », j’ai d’abord cru qu’elle avait fait des choses malhonnêtes avec Dark Vador  et puis j’ai finalement compris qu’elle me trouvait grossie. In tartiflette, we trust. C’est écrit à la dymo sur notre frigo et sur mon corps aussi un peu. J’ai bien vu dans le miroir mon profil bedonnant et ses bourrelets sous les bras qui repoussent. Je connais le périple que prend la graisse quand je me laisse aller à abandonner la wii fit. Originellement plutôt mince sans être maigre, j’ai été grosse à mes vingt ans. Alourdie de vingt kilos. Dix premiers kilos accumulés avec mon connard d’ex. Dix kilos de malheur, de larmes, de sordide, que j’aurai pu m’y perdre si j’y étais restée. Etrangement dix kilos de bonheur s’y sont greffés avec l’arrivée du gars de service pour finalement disparaître en quelque mois à la suite d’un licenciement économique et une réflexion intense sur ma faim que j’avais oubliée. Bref, je me sais d’un poids potentiellement lunatique, alors je veille à garder un mignon petit ventre mais pas plus. Ni moins. Je tiens à ma petite couche de gras sur mes os que je maintiens maintenant depuis deux ans. J’ai apprivoisée ma faim tout en restant extrêmement gourmande et à coup de wii fit, je fais mine de rien un brin de sport. Mais si Brad me trouvait bouffie il me fallait y remédier.

     

    Et j’y travaille… parce qu’effectivement cette salope de wii-fit m’a balancé trois kilos de trop dans les dents. Ca ne m’a pas étonné suite à un essayage de petite jupe dans laquelle je m’étais sentie légèrement étriquée, mais pour autant ça ne m’a pas fait plaisir, car j’ai cette capacité à me voiler la face sur la question des kilos assez étonnantes. En faire vingt de plus ne m’a jamais empêché de vivre, ni de me dénuder et d’être cochonne. Pourtant aujourd’hui toute fière de ma taille plutôt standard, riche de ne pas avoir trop de soucis à trouver des fringues qui me vont, ces trois malheureux petits kilos m’ont chagriné. Alors j’ai wii fité, canalisé ma faim, bougé mon cul, planté des bordures pour faire un terrain de pétanque dans mon jardin, fait beaucoup l’amour et du sexe aussi, je me suis promenée dans la forêt avec la meute, ai désherbé mes plates bandes, monté et descendu les escaliers au boulot, cassé un mur dans ma chambre (enfin surtout le gars de service mais moi j’ai déblayé les gravats), arraché de la moquette moche qui avait la capacité d’emprisonner les poils d’animaux sans possibilité de les enlever avec l’aspirateur…

     

    Du coup avec tout ça, j’ai pas eu trop le temps de wii fiter… mais je me sens bien avec mon petit bidon, il me semble avoir la bonne taille, alors après demain (car demain soir j'ai rendez vous avec Florence F.) j’irai la voir et entendre sa sentence en étant à peu près certaine que ce n’est pas la cata.

     

    La preuve que Georges c’est quand même une fille, mine de rien.

     

    D’autre part, j’ai ce soir retrouvé mes petits cheveux. Ca me fait tout bizarre après 6 mois de cheveux dans le cou et dans les yeux. Parce qu’en fait, je ne me suis jamais résolue à prendre rendez vous avec la coiffeuse péroxydée. J’ai du coup changé de tactique. Et je voudrai dire avec émotion et malgré mon athéisme : « Bénie soit ma toute nouvelle coiffeuse à domicile ». J’étais pucelle de ça… Je ne regrette pas de mettre lancer.

  • Et si...

    Vu chez la copine Chauve souris… et accaparé par Georges… ça lui a fait penser à un sujet de rédac’…

     

    I / Si j’étais un homme, je le serai le plus troublant des travestis et le plus célèbre du moment. Je m’installerai chaque soir devant mon miroir ourlé de lumière, dans ma petite loge personnelle où les plumes côtoieront les paillettes, les faux cils renversants et ma grosse fausse poitrine en latex. J’accomplirai minutieusement cette métamorphose qui m’aura vite permis de flirter avec la gloire et la reconnaissance en maquillant ma peau et mes yeux bleus délavés. J’enfilerai des bas couture, une époustouflante robe dorée indécemment fendue jusqu’à la taille et une vertigineuse paire de talons Louboutins faits par Christian himself. Pour finir, j’arrangerai ma plus belle perruque blonde platine sur mes courts cheveux bruns tirés à quatre épingles. Sur scène devant des salles combles du monde entier, baignée d’un halo de lumière rouge sanguinaire, je chanterai la plupart du temps de grands standards espagnols, des chansons d’amour sensuels et tristes, comme ma vie et ces hommes qui toujours m’abandonnent après quelques étreintes et  des baisers d’adieu. Je finirai par noyer mes chagrins d’amour et ma mélancolie dans une ribambelle de verres de martini et de gin tonic. Mon alcoolisme chassera le succès qui filera entre mes ongles french manucurés et me fera perdre peu à peu de ma troublante beauté. Pour maintenir mon train de vie et ma consommation d’alcool galopante, je me prostituerai de temps à autre, laissant des hommes libidineux et riches se branler sur mon souvenir évanescent. Incapable de m’extirper de mon enfer et des passes qui se multiplieront, je finirai par me perdre dans un saladier de coke en fantasmant sur le grand amour que l’on trouve dans les livres de Barbara Cartland, qu’avant d’être une épave je lisais secrètement dans ma loge. Un soir d’hiver, à l’aube de mes quarante ans, je ferai une over dose médicamenteuse volontaire tout en écoutant un disque de bossa nova avec un sourire triste et léger sur mes lèvres peintes en rouge carmin.

     

    II / Si j’avais quinze ans de moins, j’aurai quatorze ans et ce serait l’apogée apocalyptique de ma courte existence. Je serai une collégienne, trop grande, dégingandée, maladroite, naïve et plutôt bouleversée par le remue ménage violent et dramatique de la rupture des parents de Service. En plus, je me mettrai à avoir mes règles et à devoir porter des putains de brassières fleuries avec des petits nœuds à la con. Déjà un peu handicapée dans mes relations sociales, j’aurai souvent l’occasion d’être seule et d’avoir de sinistres pulsions se traduisant par des envies de se jeter à corps perdu de la tour de quinze étages où habite ma grand-mère. Mais comme je ne suis qu’une trouillarde, un peu poltronne, je me mettrai à écrire, à boire du whisky en cachette, à fumer des cigarettes et parfois à sucer un mec dans les chiottes du bahut…

     

    III / Si je pouvais recommencer quelque chose … ? Bin là je peux pas, j’ai poney !

     

    IV / Si j’avais un pouvoir quelconque, je m’arrangerai pour récupérer grâce à lui, tous les autres sortes de pouvoirs possibles et imaginables. Dès lors, je me la coulerai douce, je m’amuserai à espionner les gens en devenant invisible et en lisant leurs pensées les plus secrètes. J’aiderai ceux que j’aime en leur donnant les bons numéros de l’Euromillion. J’aurai un abonnement privilégié au hammam qu’on privatisera rien que pour moi. Je mangerai des blinis en buvant du champagne parce que je n’aurai plus à me soucier de l’argent. J’aurai même un comptable, il s’appellera Gaston. Je me promènerai à cheval et d’adopterai un petit veau. Je me ferai tatouer une toile d’araignée sur l’épaule gauche et ça me ferait même pas mal. Je ferai la grasse matinée chaque jour mais pas trop et le soir je me coucherai assez tard pour m’endormir devant les programmes télé de la nuit. Et je me ferai construire un piscine couverte et chauffée dans la maison, pour en fin de journée faire des longueurs de brasse toute nue pour me délasser.

     

    V / Si je pouvais changer un élément de mon physique ? Je vais énerver les filles, mais qu’importe la haine avec laquelle on me vilipendera, vertes de jalousie que je réponde rien à cette question. Strictement rien. J’aime bien mes défauts. A leurs façons, ils me rendent belle.

     

    VI / Si j’avais de l’argent, j’embaucherai un comptable super mignon, mais désespérément hermétique à mes fantasmes les plus tordus pour cause d’homosexualité consommée et affranchie. Et j’adorerai qu’il soit inaccessible à mes avances. Avec l’argent que Gaston gérera pour nous avec loyauté, nous payerons rubis sur l’ongle le reste de notre prêt immobilier, en mallettes de billets de 500€ pour narguer la banquière. J’aiderai ma sœur Bard et les gens que j’aime à payer leurs dettes pour vivre mieux. Je profiterai de la vie, parce qu’elle est courte. J’offrirai un voyage de noce à Amsterdam au gars de service. On aurait moins de soucis quand même, si l’aspect financier ne faisait plus débat chaque mois insidieusement sous forme de découvert…

     

    VII / Si j’avais un marteau… je ferai voler en éclat la vitrine de camions de pompiers de mon ex et je détruirai tout en une multitude de petits morceaux.

     

  • La question du dimanche n°5

    Georges est elle heureuse aux jeux (de hasard) ?

     

    Non Georges est heureuse en amour et c’est bien mieux ! La sagesse populaire est une emmerdeuse, parce que tant qu’à faire,  l’amour et la tune, Georges ne cracherait pas dessus.

     

    Dans la famille de Service, on ne jouait jamais d’argent, alors Georges n’a jamais pris cette habitude. Mais on jouait quand même, on ne vivait pas comme des mormons non plus. Jeux de société, de cartes, à la con pour me faire patienter quand le trajet en bagnole était trop long pour mes très jeunes années. Mais pas d’argent. Jamais. Même plus tard. Ca ne faisait pas parti de la culture familiale de laquelle j’ai fini par m’extirper.

     

    Un jour de vacances en Bretagne, après une délicieuse enfilade de crêpes carrément divines, nous allâmes avec le gars de service digérer chez le père Partouche. Nous avons chacun transformé  notre billet en gobelet de jetons brillants auprès de la charmante caissière en uniforme pas très beau. Au milieu des mamies à fleurs blindées de centimes et accrochées à leur bandit manchot, nous avons joué nos dix euros au poker sur écran. A trois pièces de la fin de ce gâchis financier, je suis partie tâter de la machine à sous qui dès le premier effleurement et alors que je n’avais rien compris au système de mise, se mit à cracher ses jetons. 212 en tout. Autant dire qu’avec toutes ces mamies accros à la tune, je surveillais et pas que d’un œil, mon lourd gobelet dégueulant de pièces. J’ai joué les deux dernières qu’initialement il me restait et je me suis faite payer mes 42€40 en me disant que sur ce coup là, je l’avais un peu mise profond au père Partouche. 22€40 de bénéfice en englobant ma mise et celle du gars de service. De quoi se payer un paquet de crêpes au Nutella avec supplément de chantilly sur le port.

     

    A côté de ça, je n’ai jamais gagné de grosses sommes et même rarement de petites que ce soit aux jeux de grattage ou de tirage. De  la même façon, je ne participe presque jamais à des concours. J’ai d’autre chose à faire que de gâcher mon temps à perdre. Mais parfois, sur une impulsion d’ennui impitoyable, je me laisse tenter. Et pour la première fois de ma vie, j’ai gagné quelque chose sur le blog de Hautetfort. Faut dire on était 10 et y’avais 5 cadeaux. Que je te laisse découvrir plus bas(Merci Alexandra).

     

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    ( Le cadeau c'est la montre, mais j'avais envie de jouer à la blogueuse mode genre "t'as vu comment qu'elles sont belles mes godasses !". La montre fait un peu mal aux yeux, mais je l'aime bien quand même... je l'ai gagné bordel !)

     

     

     

     

     

     

    A part ça, je perds toujours. Alors je ne joue pas.

  • Se faire taguer la tronche par Proust…

    Je trouve que ça a de la gueule. En même temps, chapeau bas Marcel ... t’étais drôlement à la page pour ton époque avec ta pote Antoinette Faure ! (Si tu ne comprends pas ce que je te raconte, la culturation c’est . Bien entendu, tu as le droit de rester ignorant. On est dans un pays libre bordel ! Enfin aux dernières nouvelles.)

     

    Le principal trait de mon caractère : l’optimisme, sinon je me serai déjà tirer une balle tellement c’est la merde sur cette planète.

     

    La qualité que je préfère chez un homme : sa sensibilité qui l’autorise parfois à pleurer. C’est cholie un bonhomme qui chiale malgré ses poils sur son torse.

     

    La qualité que je préfère chez une femme : son auto dérision. Sinon c’est chiant à en crever une meuf, tu ne trouves pas ?

     

    Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : qu’ils couchent avec moi. Enfin surtout un. Et une aussi. Ouais je fais des trucs pas très recommandables avec mes fesses et le reste de ma personne.

     

    Mon principal défaut : ma faculté à conclure sans préavis certaines relations. Je pardonne mal. Très mal même parfois.

     

    Mon occupation préférée : glander. Avec un livre, un film, un sexe en érection ou une jolie poitrine qui bien entendu ne serait pas la mienne.

     

    Mon rêve de bonheur : ne pas avoir besoin de travailler pour vivre.

     

    Quel serait mon plus grand malheur ? que le gars de service meure. Je ne m’en remettrais pas.

     

    Ce que je voudrais être : un chat sur un coussin dans un rocking chair ou une rock star anglaise qui saccage les chambres d’hôtels avec sa guitare électrique et qui dit fuck à tout bout d’interwiew.

     

    Le pays où je désirerais vivre : les Pays Bas Mais le néerlandais ce n’est franchement pas gagner.

     

    La couleur que je préfère : violet.

     

    La fleur que j'aime : la jonquille jaune, ça pousse tout seul !

     

    L'oiseau que je préfère : j’ai horreur des oiseaux.

     

    Mes auteurs favoris en prose : Irvine Welsh. John Irving. Stephen King. Jean Bernard Pouy…  Du grand n’importe quoi en somme !

     

    Mes poètes préférés : Baudelaine ;-)

     

    Mes héros dans la fiction : surtout pas Spiderman, c’est le plus naze de tous les supers héros… Roberto Benigni m’avait faite pleurer dans La vie est belle.

     

    Mes héroïnes favorites dans la fiction : Lisbeth Salander, Abigail Scuito. Claire, la fille paumée de Six Feet Under...

     

    Mes compositeurs préférés : Trend Reznor, Hanin Elias, Sexy Sushis, Ghinzu, Saez, Queens of the Stone Aged, Placebo, TV on the radio… dernièrement the XX... liste non exhaustive

     

    Mes peintres favoris : les impressionnistes et Salvador.

     

    Mes héros dans la vie réelle : ceux qui font les choses GRATUITEMENT, sans arrière pensées, de manière désintéressée.

     

    Mes héroïnes dans l'histoire : Bonnie Parker, Anne de Bretagne et Florence Foresti.

     

    Mes noms favoris : Maël. Marie. Ophélie. Georges. Et j’aime beaucoup le mot croûte.

     

    Ce que je déteste par-dessus tout : le sucre dans le café, aller chez le dentiste et chercher désespérément des piles quand j’ai envie de jouer avec un de mes vibromasseurs.

     

    Personnages historiques que je méprise le plus : ce n’est pas surfait de dire Hitler ?

     

    Le fait militaire que j'admire le plus : le défilé du 14 juillet. C’est que ça ne doit pas être facile de tous les faire marcher au pas et au rythme des tambours.

     

    La réforme que j'estime le plus : euhhhhhhhhhhhhh……… la réforme de mon cul ?

     

    Le don de la nature que je voudrais avoir : j’aimerai bien savoir dessiner.

     

    Comment j'aimerais mourir : avec le gars de service. Dans mon sommeil, pendant l'orgasme ou pourquoi pas dans un accident d'hélicoptère.

     

    État présent de mon esprit : pas pire. C’est quand le week end ?

     

    Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence ? celles qui ne sont pas faites exprès et que je pourrais moi même commettre.

     

    Ma devise : « J’crois pas en dieu. J’crois en moi. (et c'est déjà pas mal) »

    Pas besoin de me dire que ce billet est une arnaque pure et simple : j’ai un mariage sur le feu et ça justifie largement ce genre de subterfuge. De toute façon, ce n’est pas ma faute ! C’est la faute au volcan ! (on peut tout lui mettre sur le dos à celui là depuis qu’il éruptionne) D’ailleurs, je ne vois même pas pourquoi je me justifie… ah si ! Peut être parce que je t’aime bien quand même, tu sais. De toute manière ceci n’est pas un blog satisfait ou remboursé, alors époumone toi tant que tu veux si ça te chante et envois ton mail de réclamation à mon service après vente imaginaire. Crie au scandale, tape du pied, roule toi par terre, insulte-moi et surtout si tu veux à ton tour te la péter comme Marcel Proust, fais toi plaisir ! C’est sa tournée ! Sympa ce Marcel quand même ! Il ne m’en veut même pas de ne jamais avoir réussi à lire un de ces bouquins sans tomber neurasthénique dans le quart de seconde qui suivait …

     

     

  • Martina

    Dernièrement, à travers la question du dimanche n°3, j'expiais mon sentiment de culpabilité d'avoir flirté avec la publicité et reconnaissais que je n'avais aucun avenir là dedans faute d'être connue, reconnue, influente (rayer la mention inutile). D'un autre côté, je dois admettre que je suis flattée de constater que vous êtes un peu plus nombreux chaque jour à perdre votre temps ici. Mais faut me promettre que c'est parce que vous avez rien de mieux à faire, parce que je ne voudrai pas vous détourner d'un destin hautement héroïque. Ca se trouve, toi, là, derrière ton écran, sur un malentendu tu pourrais sauver le monde. Mais là n'est pas la question. 

    Il se trouve que quatre jours plus tard, j'ai reçu un mail d'un homme (mais tu peux l'appeler Martina) qui me proposait de promouvoir via de la vidéo un film qui doit sortir en juin. J'étais plutôt étonnée. Je ne suis pas si prolifique, la question du dimanche n'était pas ce jour là encore enterrée sous la suivante. Mais de nature curieuse, j'ai demandé à Martina quelques informations complémentaires tout en le remerciant de sa proposition. Sous mes airs dubitatifs et mes sourcils froncés, un petit égo battait de joie et de félicité tout en ne voulant pas penser au fait que Martina faisait seulement son travail.

    Et puis j'ai lâché le mulot et comme chaque jour, j'ai fait ma vie. Car j'ai une vie passionnante, vu que je blogue (ceci s'appelle de l'autodérision, on est bien d'accord ?). J'ai ramené ma petite fraise enfarinée auprès du gars de service ,qui ayant bien suivi l'affaire des 94 centimes que m'avait rapporté la publicité, me rappella mes conclusions sur la condition de mon trafic en page rank négatif, entre deux bisous baveux de fierté pour sa meuf (il me le répète souvent qu'il est fier mais je ne vois pas pourquoi)...

    Le lendemain, la réponse de Martina m'attendait tranquillement avec quelques données tarifaires qui concordaient avec celles déjà collectées lors de mon enquête. Alors, je me suis empressée de répondre par la négative en tâchant d'être concise mais aussi un peu marrante, histoire de changer la routine de boulot de Martina qui ne m'a pas répondu. C'est vrai que je lui ai dit que vu la modestie de mon audience, je ne voyais pas l'intérêt que j'aurai dans l'opération et qu'en plus je n'aimais pas ce film de toute manière... Des nanas trop à la pointe de la mode qui causent de cul à Manhattan. Enfin peut être pas dans le 2. Ché pas. J'aime pas.

  • 38- C'est quoi ta drogue !? Parce que je veux la même !

    Je patiente dans la salle d’attente depuis vingt cinq minutes, mon dossier d’admission à la main, celui là même que la secrétaire à lunettes de l’accueil a préparé à mon arrivée dans l’optique de mon séjour en ces lieux aseptisés qui fleurent bon la bétadine. Le gars de service a tenu à m’accompagner pour être certain que je ne me défilerai pas à la dernière minute, entraînée par ma phobie pour le monde médical  que je supporte uniquement dans de la série type américaine avec Hugh Laurie dedans et de très mauvaise humeur si possible, car c’est comme ça que je le préfère. Grâce à l’écran plat installé dans un coin de cette salle et une énième rediffusion d’un épisode mythique de Mac Gyver, où ce dernier refait le plein de kérosène de son hydravion grâce à un chewing-gum au citron, le gars de service ne remarque même pas que le médecin fait passer avant moi, deux personnes arrivées après nous.

    La salle d’attente a été refaite à neuf, dans un esprit zen avec des bambous qui dépassent artistiquement d’un pot en métal brossé et un beau parquet foncé en bois brut. Pourtant je ne cesse de m’agiter  sur ma chaise grinçante en plastique vert pomme. Si je pouvais, je quitterai le pays pour m’installer au Paraguay loin de cette clinique où je dois séjourner pour une longue et pénible journée qui me verra dire adieu à ces choses qui ne servent rien et que l’on appelle sans aucune explication rationnelle et logique « dents de sagesse ».  J’ai repéré, alors qu’il appelait à la cantonade les patients qui m’ont sucré malgré eux mon tour, l’anesthésiste avec lequel j’ai rendez-vous. Chemise à carreaux rouge, jeans, baskets bleu, cheveux gris en bazar et air curieux dont je ne sais pas encore s’il va m’inspirer confiance ou pas.

    Alors que je tergiverse sur la possible sympathie qui émanera du praticien, le voilà de retour qui lance à voix haute, forte et intelligible « Georges ? ». Une pause pendant laquelle il dévisage tous les gens présents dans cette salle. « Georges ? ». Je le regarde à mon tour me demandant pourquoi il ne daigne pas m’appeler par mon prénom et mon nom de famille, que j’ai pourtant épelé à la secrétaire de l’accueil et qui ne comporte aucune difficulté de prononciation et encore moins de lettre rare. Ca me vexe moi qui vais bientôt devenir une madame, et ça me flatte de constater que j’ai une dégaine de gamine avec mes toutes nouvelles docs violettes, à moins que ce soit l'année de ma naissance qu'il trouve ridiculement récente. Le gars de service stoppe le cours de mes pensées en me tirant par la manche. L’anesthésiste nous sourit un peu crispé en attendant qu’on le rejoigne.

    Il nous conduit au travers d’un dédale de couloirs loin de l’image Feng Shui de la salle d’attente. Les sièges qu’il nous propose pour poser nos augustes séants dans son bureau sans fenêtre, semblent tout droit provenir des tréfonds d’un bunker de l’époque soviétique communiste. Sur un meuble de classement, il y a une bière d’une marque dégueulasse, ouverte, au deux tiers pleine et éventée depuis belle lurette si on en croit la poussière sur le goulot. Dans un coin, à l'opposé il y a une vieille paire de patins à roulettes en acier et un sac en plastique qui dégueule de femmes actuelles périmées. Je n’ai pas l’impression d’être chez un vrai médecin, d’ailleurs je cherche des yeux ses diplômes qu’il n’a pas encadré et accroché à un mur comme l’écrasante majorité de ses pairs. Je m’attends au pire quand enfin il nous rejoint.

    Cinq minutes. Il lui aura fallut à peine 5 minutes pour que ce curieux monsieur me déleste de 28 euros et me terrifie d'envisager ne serait ce qu'un instant, qu'il aura ma misérable vie entre ces mains dans quelques semaines. Pendant notre étrange entretien, je me suis félicitée intérieurement de  ne pas avoir lu en détail les avertissements et décharges que je devais ramener signées pour ce rendez vous. En effet, le médecin a eu une attitude plus que suspecte, un discours décousu, des phrases incompréhensibles, des éclats de rires inopportuns et dénués d'une quelconque raison. Les cinq minutes les plus longues de ma vie, où à mes regards inquiets le pervers gars de service n’a su répondre que par des sourires de plus en plus amusés face à l'homme qui d'un seul coup s'est levé pour refaire son lacet le pied sur le bord du bureau.

    Il finit par nous indiquer la sortie tout en nous saluant chaleureusement. Je retourne à l'accueil pour me faire orienter vers la personne qui fait les prises de sang. La secrétaire s'étonne que l'anesthésiste ne m'ait pas indiqué le bureau de l'infirmière. Elle pouffe de façon mignonne en m'expliquant que ce médecin est un peu tête en l'air. Ce qui finit de me faire prendre conscience que ce rendez vous était bien réel.

    L'infirmière a une grosse voix de fumeuse et une frange à la mode. Ses lunettes pendouillent autour de son cou grâce à  une chaîne en or. Souriante elle m'accueille seule, le gars de service n'aime pas le sang à part dans le jus du rôti de boeuf. Elle est volubile et me pose plein de questions sur mon groupe sanguin que je ne connais pas. Tout en m'engueulant gentiment sur cette bévue, elle m'apprend alors que j'ai juste envie de me casser de là, que sa carte de groupe n'est plus à jour. J'aimerai qu'elle se magne à préparer son matos mais quand elle sort plus d'une dizaine de tubes je fais moins la maligne. Elle finit par me prendre le bras droit et à me louper la veine en me faisant un mal de chien parce que j'aurai soi disant bougé. Oui. Bon. Peut être un chouilla. Alors au plus grand bonheur du gars de service, elle va le chercher dans le couloir pour qu'il me ceinture et qu'elle puisse me charcuter l'autre bras en toute quiétude pour me vider de tout mon sang. Sauf qu'après tant d'émotion, j'ai les veines plus tendues que la ficelle de mon string le plus serré. L'infirmière râle car le sang ne coule pas. Elle m'ordonne de rire. C'est vrai que dans ce cagibi sans fenêtre (lui aussi), assise sur un fauteuil qui a du servir en URSS pendant la guerre froide pour les interrogatoires du KGB, avec une aiguille dans le bras, je ne vois aucun prétexte à me marrer. Le gars de service me sauve avec une grimace et un regard qui pourrait perdre patience. Un rire à la con plus tard et l'infirmière est satisfaite.

    Elle regarde alors mon dossier tout en me vidant de mon sang et lit à haute voix le nom de mon anesthésiste tout en ajoutant immédiatement : "Il est bizarre ! Mais il est sympa vous verrez..."

    Bref tout va bien ! Je ne vais pas mourir ! 

     

     

     

  • 37- Les bagouses de mariés : le retour de la force du mesurage de doigt.

    Au bout de six jours, l’attente devint insupportable. Les mêmes questions nous hantaient et revenaient chaque soir au dessus de nos assiette de coquillettes tièdes à l’emmental. « Tu crois qu’on a bien fait de faire n’importe quoi, n’importe comment pour les bagouses  mon chaton sauvage ? » Ou encore : « Ma biquette du désert toujours rien au courrier ? ». N’y tenant plus de tant de suspense, on organisa un brain storming particulièrement éprouvant qui nous laissa avec deux de tension, une envie de fromage de chèvre chaud sur des toasts grillés et l’idée lumineuse de consulter l’onglet "suivi de  votre colis" de notre compte client. Cette démarche hautement futée, nous permit alors d’apprendre que nos alliances nous attendaient sagement au bureau de poste du bled d’en bas de la vallée, dont l’amplitude des horaires d’ouverture est proche du néant intersidéral du vide de l'espace temps. Heureusement je ne travaille pas le vendredi après midi. Je me fis donc violence malgré mon envie intense de ne pas me rendre en ce magnifique lieu de déperdition de bonne humeur, pris ma voiture et mis plus de dix minutes à trouver un endroit pour déposer ma clitomobile. Car contrairement à South Park, dans le bled en bas de la vallée, y’a pas de place pour se garer et personne ne vous dit bonne journée non plus. D’où mon enthousiasme dégoulinant de rester à la maison. Même pour récurrer le carrelage de la crédence des chiottes à la brosse à dent si il le fallait.

     

    Armée de l’impression papier de la page Internet "Suivi de votre colis" de mon compte client, je me présentai au bureau de poste où je m'installai guillerette en bout de queue derrière seulement 3 personnes. Vingt minutes plus tard, les deux mamies sourdes ont réussi à choisir leurs timbres de collection avec des pigeons oiseaux dessus ; le jeune homme quant à  lui a compris  sans presque s’énerver ou dire "bâtard", qu’il ne pourra pas retirer de l’argent "même au guichet" car il est à découvert de "113 € 74". Mon tour arrive. Entre la harpie aux cheveux couleur paille qui a faillit cracher à la gueule des mamies philatélistes indécises et la jeune femme aux cheveux gras qui ne respecte pas le secret bancaire, mon cœur vacille, ma logique me conduit vers la plus proche en distance : Cheveux Gras. Je dégaine mon plus beau sourire et tente de ne pas être trop belle pour qu’elle ne me prenne pas en grippe et accède à ma demande de retrait de colis sans le précieux avis de passage de mon facteur.

     

    Georges : Bonjour Madame. Voilà (je déplie mon papier). J’attends un colis depuis plusieurs jours et j’ai pu constater en consultant le suivi des colis sur Internet que celui-ci était arrivé dans votre bureau.

    Cheveux Gras : Vous z’avez pas d’avis de passage ?

    Georges : (Ca t’aurait égorgé la tronche de me dire bonjour) Bin nan. Sinon je serai venue avec. (Connasse !)

    Cheveux Gras : Donnez votre papier que je voye ça (si je te jure elle a dit ça).

    Georges : Oui (tout en le donnant et se demandant si par hasard la politesse ne serait pas un concept  qui serait suceptible d'égratigner sa gueule luissante de pores dilatés).

     

    Comme dans tout bureau de poste qui se respecte, Cheveux Gras prend immédiatement l’avis de Botte de Paille sur cette triste affaire de colis sans avis de passage.

     

    Cheveux gras : La cliente elle m’dit qu’elle a pô d’avis de passage.

    Botte de Paille : Et son colis il est là ?

    Cheveux Gras fouille dans une corbeille et en extirpe mon paquet. Intérieurement je jouis de savoir que mes bagouses de mariés ne sont pas perdues.

    Cheveux Gras : Oui je l’ai. Mais elle a pô eu d’avis de passage. Comment que je fais ?

    Botte de Paille : C’est quoi l’adresse de la dame ? Fais voir. Ah bah laisse tomber, c’est la tournée de Thérèse et en ce moment elle est en arrêt, c’est le remplaçant.

    Cheveux Gras : Ah bah je comprends mieux ! Quand je te disais que c’était un bon à rien c’teu arabe !

    Botte de Paille : Bin ouais ça m’étonne pas ! Madame, vous allez nous faire une réclamation hein ?

     

    Putain de haine ordinaire des provinces rurales. Putain d’esprits étroits.  Putain de bêtise humaine. Putain d’ignorance.

     

    Georges : Pourrais-je avoir mon colis ? (Dans ton cul le "s’il vous plait", ça ne me faisait déjà pas rire de venir à la Poste, mais là j’ai juste envie de me barrer.)

    Cheveux Gras : Je peux garder vot’ papier ?

    Botte de Paille : Fais une photocopie du devant du colis, là où que c'est mis qu'il a avisé. Je vous donne un papier pour vot' réclamation Madame.

     

    Cheveux Gras est revenue, m'a donné mon colis (enfin) ainsi qu’une feuille blanche sur laquelle j'ai signalé que les deux guichetières ont eu des remarques à caractères racistes envers l’actuel remplaçant de Thérèse qui dessert habituellement mon quartier et ce devant les usagés en ce jour d'avril. J'ai piqué une enveloppe à côté des formulaires de dépôt de chèque et glissé à Cheveux Gras ma réclamation scellée avec un sourire de faux cul. Non sans crier intérieurement gloire et longue vie à mon machiavélisme.

     

    Le retour de ma petite personne et du colis  se fit sans encombre et sous un soleil resplendissant. Le gars de service déjà de retour de sa dure journée de labeur m’attendait impatient au pied du portail fébrile et inquiet quant à la fiabilité de notre système de mesurage de doigts. Il me laissa à peine le temps de garer la voiture avant de se jeter sur la portière pour me réclamer le paquet et l’arracher pour en extraire deux petites boites en carton. Bah oui le site offrait les écrins, fallait peut être pas rêver à un truc en satin sauvage non plus. Toujours dans l’allée du garage, le gars de service et moi même découvrimes sa bague et la mienne. Trop belles ! De façon solennel, nous avons tous deux enfiler nos anneaux… qui nous vont parfaitement bien ! Donc si t'as besoin d'une règle infaillible de mesurage de doigt, je suis ta bonne femme !

  • La question du dimanche n°4

    Dans quelle condition tu écris les questions du dimanche (vu que leur publication est programmée) ?

     

    En général, je pars en forêt avec dans mon sac à dos, un thermos de bière trappiste, pour rejoindre une clairière secrète où on peut quand même choper le wifi de ma pote la fée des bois bandé. Je fais un cercle de pierre dans l’herbe et un feu de brindilles puis je me mets toute nue pour invoquer les esprits crétins.