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  • Ils commencent à me manquer mes p'tits boeufs !

     

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     Un peu hâte aux beaux jours ... que le fermier remettent les p'tits boeufs dans le champs ! Georges aime sa ruralité !

  • Georges n'aime pas Facebook...

    Je ne sais pas si les utilisateurs de Facebook ont une tronche particulière ou un signe disctinctif. (Existe-t-il une étude anthropologique sur le sujet ?)  Mais il semblerait, vu la fréquence à laquelle on me pose la question de mon appartenance ou pas à cette communauté, que j'ai la tête de l'emploi ou la tranche d'âge idéale pour en faire partie. Sauf que Facebook, très peu pour moi.

    J'ai testé avec un pseudo et des coordonnées bidons. Histoire de me faire une idée et de ne pas mourir complètement idiote en ayant fait l'impasse sur ce réseau social dont toutes les bouches parlent. Mais franchement non merci. L'étalage de sa vie privée à la face du monde, je trouve que c'est d'une vulgarité complètement indécente et d'un intérêt moindre quand on tombe sur quelqu'un qui épluche le menu de son petit déjeuner. Biensûr, je ne fustige que les addicts connectés en permanence, qui ont sont plus beaux sur leurs photos que dans la vraie vie, qui font toujours des choses passionnantes. Cette surenchère qui te renvois à la face, la fadeur de ta petite vie tranquille m'agace profondément. Jalouse moi ? Mais comment être jalouse d'une personne qui a 3 000 amis ? Comment peut on avoir 3 000 amis d'ailleurs ? Pour se préoccuper de 3000 amis sur une année il faut se consacrer chaque jour à 8.22 d'entre eux.  Ca me laisse pantoise. Et pis un ami qui te consacre à peine une journée dans l'année n'en est définitivement pas un selon mes critères.Ce genre de réseau galvaude l'amitié. La vraie. Celle que les gens nous offrent sincèrement et sur laquelle on peut vraiment compter. Comme j'ai lu ailleurs (mais je sais pu où), il faudrait plutôt parler de contact ou éventuellement de relation. D'autre part la possibilité d'être reconnu et espionner par des gens pas forcément bienveillants, vestiges d'un passé révolu ou fruits d'une rupture familiale insurmontable, me fait juste froid dans le dos.

    Pourtant j'ai un blog et dans le genre étalage, on ne peut pas dire que ce soit de la demie mesure. Mais c'est un endroit où je contrôle mon identité et les informations me concernant. Un endroit où l'on sait sans vraiment savoir, ce que je suis et ce que je pense. Un endroit où anonymement je peux déballer ce qu'il me plait. Un endroit que t'es même pas obligé de connaître et où t'es même pas obligé de viendre... ça me parait tout de même moins intrusif qu'un profil facebook. Et ça n'empêche pas de se faire des copains et des copines... même si c'est d'ordre virtuel. D'autant plus que ça peut aboutir à des correspondances mailesques plutôt sympa...

    Bien avant la naissance de l'outil idéal pour mettre ta petite vie en scène, j'ai pourtant été une fille très populaire avec des tonnes d'amis. Je connaissais tout le monde et tout le monde me connaissait dans mon lycée de la banlieue parisienne. On aurait été dans l'Ohio, je n'aurai pas manqué de m'appeller Brenda et d'être cheerleader tellement j'étais en vue. Simplement parce que je faisais la cinglée et que je m'incrustais à toutes les fêtes précédée par une réputation sulfureuse de salope. Bah oui je couchais. Je changeais souvent de copains. Je m'amusais. Mais on sait tous que pour une fille ce n'est pas  convenable... blablabla... voilà comment ce discours résonnait à mes oreilles. Et puis je suis partie à quelques centaines de kilomètres de là. J'aurai pu changer de pays le résultat aurait été similaire. On m'oublia. La solitude m'embrassa. Sans me déranger vraiment. On est bien tout seul parfois. On prend le temps de réfléchir et de se rendre compte que de vrais amis on n'en a pas.

    Aujourd'hui, j'ai peu d'amis. Mais des amis fidèles, que je peux appeller en catastrophe sans craindre leurs désistements. Des amis au sens authentiques du terme. Des gens à qui je peux vraiment consacrer du temps. Des relations vraies et plus profondes qu'un poke. Je suis devenu vieux jeux. Et ça ne m'inquiète même pas...

  • 26 - Oui mais pas là... non.

    A mon bureau sibérien, la responsable des fournitures administratives est une personne hyper compétente et professionnelle. On ne manque jamais de rien : stylos billes, critériums, marqueurs fluo de toutes les couleurs, enveloppes avec ou sans fenêtre et de toutes les tailles, gomme, rouleaux de scotch, dossiers suspendus, cahiers à spirales, stagiaires... Oui le stagiaire est une fourniture de bureau comme les autres puisqu'en général il hérite du tas bancal et poussiéreux des quinze kilos de dossiers à archiver ou des cinq milles cartes de voeux à mettre sous plis  impérativement en deux jours (tu sens le vécu là ?). 

     J'imagine donc que c'est la règle ou tout du moins je le suppute. Mi soulagée, mi emmerdée,  je refourgue mon classement  qui s'empile le long des murs. Parce que ça me chiffonne un brin d'exploiter le stagiaire qui selon moi, est là pour apprendre sur l'entreprise au delà des mille et une méthodes de rangement d'un dossier. Même si je suis aux anges d'échapper à ces tâches ingrates qui me prennent un temps fou dans mon emploi du temps de super héro,  je reste clairement le cul entre deux chaises, tiraillée entre mes convictions et ma haine pour le classement par ordre alphabétique. Dans ces moments où le stagiaire est en rupture de stock, l 'archivage est une torture qui me donne envie de casser la gueule à l'alphabet.

    Mais comme je suis une rebelle et que j'emmerde les diktats, je tente quand cela est possible, d'apprendre des choses au stagiaire et de le considérer avec plus d'égard qu'une fourniture de bureau. Bien sûr le monde n'étant pas parfait, il existe plusieurs types de stagiaire (d'ailleurs j'ai toujours eu le type féminin) et de différentes qualités. Parfois, ils sont aussi intéressants qu'une agrafeuse sans agrafes ou qu'un trombone tordu. En gros, on ne peut rien en faire pour différentes raisons, dont l'ennui évident de faire un stage en entreprise. En ce cas, je délègue mon classement non sans jeter un coup d'oeil méfiant au travail du stagiaire qui se tape royalement du concept d'ordre alphabétique et qui par extension me faire perdre mon temps plus qu'autre chose.

    Toutefois, il faut reconnaître que j'ai souvent eu la chance de devoir chaperonner des stagiaires impliquées, au moins assez pour avoir une bonne note à leurs rapports de stage. Pas toujours des gonzesses très folichonnes et délirantes d'ailleurs, mais en tant qu'associable, la gestion de ce genre de situation où l'échange verbal se restreint au strict minimum, me convient. J'ai de toute manière du mal à comprendre les liens d'amitié au bureau. Ca me dépasse. Personnellement, je range mon intimité en arrivant le matin dans mon sac à main. L'étaler devant un collègue qui pourrait accessoirement dire du mal de moi en vue de me piquer la place que je convoites activement ? Devant une personne dont la compagnie m'est imposé par un travail que j'ai certes choisi d'accepter mais que souvent je subis ? C'est juste un concept qui me dépasse.

    Bref.

    Un jour,ma chef m'a livrée Julie. Une nouvelle stagiaire. Arguant que c'était temporaire, que Julie devait rejoindre l'équipe des vieilles biques de la compta dès la fin du contrôle du commissaire aux comptes. Commissaire aux comptes très sympa et sexy qui m'a d'ailleurs rendu visite dans ma chambre froide à propos du dossier de facturation d'un nébuleux chantier haute qualité environnementale qui me sort par les yeux. Mais je m'égare.

    Plutôt moche et à la mode. Avec des grands cheveux et une frange. Une conversation pas désagréable mais muselée par une certaine réserve qui arrangeait mes incapacités en matière de sociabilité. Julie s'avéra efficace et incollable sur les mille et une méthode de rangement d'un dossier. Je lui destinai alors des tâches plus complexes, intéressantes et gratifiantes. Ultime outrage à l'establishment codifiant les régles d'utilisation du stagiaire. Mais au lieu de prendre cela comme un acte de contestation, au lieu d'entrevoir la punk anarchiste qui sommeille en moi,Julie me trouva gentille et se mit à me faire des sourires. Des sourires avec passage de la pointe de sa langue sur ses lèvres. J'ai noté que c'était plutôt bizarre. Mais comme je range mon esprit mal placé avec mon intimité dans les tréfonds de mon sac à mains plein d'acariens, il fallut qu'elle me pelote le genou pour que je comprenne qu'elle me faisait du plat. Je me faisais draguer par la stagiaire. Et elle ne me plaisait pas en plus. Alors je lui ai mis un rateau. Un gentil. Un petit "no zob in job".

    Parce que je sais pas bien quelle équivalent féminin on pourrait utiliser pour cette expression...

  • 25- Un festival !

    L’autre jour au magasin discount, je faisais la queue avec le chariot rempli de victuailles et le gars de service toujours aussi désirable, même en ces lieux où le néon blafard règne en roi. Jusque là tout allait bien. On pouvait passer à une phase intéressante de la corvée de ravitaillement hebdomadaire de mangé. Celle qui consiste à observer nos contemporains pour mieux les gazer discrètement et rigoler dans nos écharpes comme des trolls. Niveau difficultés ? Moindre, étant donné que nous jetons toujours notre dévolu de langues de putes sur les gens qui parlent forts et couvrent  l’ensemble des autres conversations plus discrètes. Courageux mais pas téméraires. Faudrait pas non plus se faire crever... Quoi qu’un jour, dans un grand supermarché, j’ai gueulé un peu trop fort que « Y font chier bordel »  à propos d’une famille bi parental (des pas divorcés la honte !) avec les mômes accrochés sur les côtés, arrêtée au milieu de l’allée centrale, entrain de taper de la gueule avec deux autres conducteurs de chariots, un samedi blindé de monde. La bonne femme m’a fusillé du regard en m'entendant. Je l’aurai mordu si le gars de service ne m’avait pas tiré par la manche pour me coller devant le rayon pinard. Ca me calme bien de choisir du vin. Cinq  ans qui me pratique le gars de service. Il sait bien que je peux me bagarrer pour pas grand-chose. Depuis, il évite le grand supermarché avec moi. Dommage ! Dans les queues du  grand supermarché, on s’amuse à repérer les jolies filles et les mecs baisables. Parce que y’en a presque jamais au magasin discount. A part nous. Oui nous sommes beaux et ce n’est pas faciles tous les jours.

     

     

    Bref.

     

     

    L’autre jour au magasin discount, pendant nos observations moqueuses et sûrement un peu méchantes (on n’a pas dit qu’on était parfait non plus), on a été super gâté. A croire que c’était les jeux olympiques du genre. La Coupe du Monde. On s’est éclaté : ça nous a tenu mort de rire sur tout le chemin du retour. On a commencé à notre gauche, par une vielle dame avec un kilo de carottes qui a clairement doublé deux personnes qui n’ont rien osé lui dire mais qui n’en pensaient pas moins en se regardant mutuellement. Tant qu’on lui dira rien elle récidivera. Pourquoi se gênerait-elle ? C’était sans compter sur la révélation d’un vieux monsieur à notre droite entrain de remercier une femme de le laisser passer, lui et son sachet de gruyère, et de lui expliquer que l’autre jour, un jeune homme avait refusé de lui céder sa place et que c’était inadmissible, qu’on n’avait pas le droit. Le droit. Ca va je me tenais au chariot, je ne suis pas tombée par terre complètement effarée que j’étais. Le gars de service qui lui non plus n’avait pas perdu une miette de ce discours révoltant, me dit cette chose très drôle et flippante quand on y songe : « Sûrement qu’y’a une convention spéciale vieux dans ce patelin et qu’on est pas au courant. Ils ont du faire passer des lois locales toussa ». Faut dire que la moyenne d’âge est à la retraite depuis 15 ans dans ces parages. Mais heureusement, il reste encore quelques survivants de la jeunesse. Adolescents et adolescentes boutonneuses à la pointe de la mode. Derrière cet affreux petit vieux imbu de ces droits imaginaires, se trouvaient le couple de l’année : pour elle catégorie « j’ai 14 ans chuis trop une femme et je m’habille comme une prostituée brésilienne » et pour lui « j’ai 14 ans  chuis une star du rap, je vis pas à LA, mais je fais comme si en portant des imitations de ray ban même en intérieur ». Du lourd. Des médaillés d’or de la honte. Franchement c’est moche d’être jeune de nos jours.

     

     

    On pensait en avoir fini quand ce fut notre tour de payer. Mais il faut croire que ce jour là, nous avions eu des pensées  assez affreuses et impures pour avoir une cerise sur ce beau gâteau de moqueries. Une mère de famille amorphe et son morpion. Morpion qui s’est mis à hurler qu’il voulait des chocolats disposés judicieusement en tête de caisse et à sa hauteur. Pas de réaction. La mère de famille a l’air sous champi. Elle plane très haut. Morpion met le paquet dans le chariot. La caissière rend sa carte au gars de service. Et la mère de famille sort de sa léthargie et commence à faire mollement la remontrance à Morpion à propos des chocolats. Et bah, Morpion s’est pas démonté et lui arraché des mains en gueulant violemment  « Va te faire foutre ! ».

     

     

    Le gars de service m’a rapatrié en urgence à la voiture, j’avais la mâchoire qui se décrochait.

  • Georges a buté la fille de service.

    Résultat du sondage
    A friend in need is a friend indeed.
    Aide moi les gens et votent !
    Menacée à mort de strangulation par ses propres doigts qui en ont marre de saisir, à tout bout de commentaire, 4 mots pour un pseudo, comment pourrait s'appeller la fille de service désormais ?
    8.33% Estebanette (la femme d'Esteban)
    8.33% Kalimonote (la cousine japonaise de Calimero)
    16.66% Baldaquine (la couquine)
    8.33% Eliocha (c'est pas dans un sketch de Chevallier et Laspales?)
    0% Mon vrai prénom mais faut qu'tu trouves ( 5 lettres, 3 voyelles, 1 R et une autre consonne)
    50% Georges (parce que c'est sexy)
    8.33% Brenda (parce que tu me détestes)
    0% Autre (défoules toi dans mon mail ou dans les commentaires)

    12 personnes ont répondu à ce sondage
    Blog-It Express © 2004-2008 Damien Guinet, tous droits réservés

    Ci dessus la preuve irréfutable de sa culpabilité. Oui Georges est coupable, il a tué la fille de service à coup de pourcentage dans sa face. Et pourtant, rien ne prédisposait Georges à cet acte de violence d'une gratuité innommable et d'une barbarie effrayante. Georges est une fille comme les autres, ou presque comme dirait l'autre philosophe d'Hélène et les garçons. C'est vrai que ce n’est pas facile pour une fille de s'appeler Georges. M'enfin c'est pas pire que Brenda. Franchement, faut vraiment pas aimer son gosse pour l'appeler Brenda quand on n’habite pas dans l'Ohio ou le Wyoming. D'un autre côté, si les parents de Georges l’avaient appelée Brenda, ça ne l’aurait pas dérangé, Georges. Car Georges aime être détestable et se faire détester. Georges pense que les gens qui la détestent sont plus à plaindre qu'elle. Alors si en plus ils votent, ça ne peut que faire sourire Georges qui trouve que détester est une façon comme une autre de porter un intérêt.

    Georges est donc une fille comme les autres, à part qu'elle n'aime pas le maquillage, les greluches, le coca light (une hérésie le light), la paella en boîte et les repas sans fromage. Georges elle kiffe plutôt les trucs confidentiels et elle est bien contente d'avoir que douze lecteurs.(En fait onze parce que j'ai joué aussi!).  Georges elle préfère le noir au rose, les chaînes au strass, les docs aux escarpins pointus, Emily The Strange à Hello Kitty. Mais Georges met quand même des jupes. Courtes en générales. Elle aime ces grandes guiboles cette cinglée de Georges. Et pas que. Parce que Georges elle a réglé le problème quand elle avait 14 ans. En effet, sans ciller en s'observant dans le miroir de la salle de bain sous toutes les coutures,  elle a décidé qu'elle était belle. C'est tout. Et cette méthode est plutôt infaillible. 

    Oui Georges est du genre cinglé, à se faire des trips, à s'imaginer des trucs, à s'intéresser à des choses pas possibles pour que la vie soit moins chiante. Parce que la vie est chiante. Ou plutôt la société, ses contraintes, ses règles et ses horaires. En fait Georges, on a l'impression qu'elle est plusieurs dans sa tête parfois... mais normalement ce n'est pas contagieux. Juste fatiguant. C'est seulement sa manière de faire mine d'être armée face à la vie qui la désarme très souvent. Le truc, c'est que c'est loin d'être suffisant et efficace. Mais à priori, c'est normal. Il n'existe pas vraiment de solution face aux coups de putes de la vie.

    Mais tout cela fait il de Georges une criminelle ? Je ne le crois pas. Georges est une fille sympathique et polie. Juste elle aime pas qu'on l'emmerde. C'est son petit côté associable qui souvent la démange. De là à tuer la fille de service ? Allez... j'avoue que peut être. Faut dire la fille de service, c'était pas non plus vraiment un nom. Une appellation à la rigueur. Et puis de quel service d'abord ? De la compta ? Du marketing ? Du midi ? Du soir ?  Quand on y songe, avec quelques neurones, elle était pas relou cette fille de service ? Franchement ? C'est tout même plus convivial et sexy Georges ? Georges, ça fait sérieux, ça inspire confiance : on pourrait lui prêter ses clefs de bagnole les yeux fermés. Georges ça pourrait être ta mère, ta copine, ton voisin, le charcutier. Georges ça pourrait même être ton chien. Alors oui la fille de service est morte dans d'atroces souffrances. Mais du coup maintenant tu peux m'appeler Georges.

     

  • 24- Le chien de service

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    Il est beau mon chien de service quand il tire la langue...
    Derrière c'est la chienne de service qui aime particulièrement se rouler dans l'herbe.
    Et devant c'est ma basket mais ça on s'en fout...
                  
                      
                 
         
    Le chien de service a eu son rendez vous vendredi. Avec le gars de service, depuis 15 jours et les précedents rendez vous et examens, on s'est défoncés pour lui faire des bonnes gamelles tous les soirs, et faire en sorte que notre chien de service adoré se remplume et se refasse une santé.  On pensait avoir au moins réussi à le refaire un peu grossir... que dalle, il a encore perdu 4 kilos. L'anémie s'améliore mais pas assez pour que la véto nous disent de ne plus nous inquiéter... En vérité, la pauvre véto ne sait plus quoi faire pour lui avec les moyens à sa disposition. La seule chose que nous pourrions encore faire, c'est l'emmener dans une clinique à Paris voir un spécialiste. Mais ça coûte extrêmement cher (vraiment). Et on a pas les moyens.
    Alors je commence ma semaine pas vraiment avec la grosse patate... parce que notre chien va mourir... parce que l'espoir s'amenuise... parce qu'il perd du poids malgré un appétit d'ogre, parce qu'il est malade et que ça ne se voit pas...
        
    Alors on parlera de Georges que demain...

  • 23- Mes collègues sont tellement pas drôles que je ne me pisse pas dessus.

    Pour rien au monde, je ne mangerai le midi avec mes collègues. Sauf si, bien sur, on m’offrait un million de dollars. Mais comme ce n’est pas le cas, je préfère cent fois me taper mon sandwich à la rillette en tête à tête avec mon livre dans ma bonne vieille bagnole. Au beau temps, je m’installe dans le parc du cimetière : c’est calme et il y a de l’herbe pour s’asseoir dessus. C’est d’ailleurs le seul endroit dans cette ville où il y en a. Mes collègues ne sont pourtant pas des psychopathes sanguinaires, ni même des mangeurs compulsifs de tripes d’animaux morts. Nan. Ceux sont juste des collègues. Et entre collègue, on parle de quoi ? Et bin on cause boulot et on casse du sucre sur le dos des  absents, qui ont toujours torts c’est bien connu. Moi, le travail ce n’est pas trop ma came, alors le midi, j’estime qu’il est de mon devoir de faire une véritable pause et de ne surtout pas en parler. Chose vraisemblablement peu réalisable avec mes collègues. Miraculeusement et parfois, je dois dire qu’en revenant de la pause déjeuner, je les entends discuter d’autre chose que du chantier Machin haute qualité environnementale qui nous bouffe la vie à tous. Mais comme la plupart sont des garçons, ça tourne inexorablement autour de la question cruciale du championnat de Football. Fabuleuse discipline sportive qui me file de l’urticaire rien qu’à son évocation. Sinon la rumeur et les potins les occupent pas mal. Non, il ne s’agit pas d’une fatalité féminine, j’ai des preuves vivantes d’1m80 avec des bras gros comme des poutres de soutènement. Pour moi c’est le pied intégral de leur faire croire tout et surtout n’importe quoi. A vrai dire, ils sont tellement  fortiches en médisances, critiques non constructives  et blagues méchantes à deux balles, que bien souvent j’ai peu d’effort à fournir pour leur donner l’image d’une dégénérée complètement à l’ouest de la normalité, tant ils sont capables de s’amuser d’un rien pendant des semaines comme de jeunes chiens fous. Finalement, on pourrait presque parler d’œuvre de bienfaisance de ma part, tellement ça les occupe de me décortiquer et de tenter de deviner qui je suis alors que je ne lâche rien à part de la musique que j’aime bien, dans mon beau bureau sibérien. Leurs dernières trouvailles qui risquent de les occuper jusqu’au printemps prochain consiste à se moquer de mes grandes chaussettes. Oui je mets des grandes chaussettes l’hiver quand je fais péter la jupe : ça tient chaud ! J’en ai toute une collection. Je me restreins à mettre les moins « choquantes », sous entendu on oublie les têtes de mort pour aller besogner la facture. Je pensais naïvement que les simples chaussettes rayées ne poseraient pas de problèmes. C’était sous estimer leurs conneries et leur facultés à trouver des vannes pourries à propos de n’importes quels sujets. Car dès que je revêts mes supers chaussettes qui tiennent chauds et qui sont trop belles, c’est toujours la même question sui revient sur le tapis de souris : « Tu joues à quel poste dans ton équipe de Rugby ? »

    Sérieux les gars faut arrêter de manger du clown le matin au petit déjeuner… ça me fatigue.

  • Parfois je me fais peur toute seule.

    Quand on est malade, que le rhume court-circuite les trois neurones qu’on a l’habitude d’avoir à sa disposition pour survivre en ce bas monde, on finit irrémédiablement devant la télévision. Parce que la télévision est la seule activité au monde pour laquelle on n’a pas besoin de cerveau, pour laquelle il est même recommandé de ne pas avoir de cerveau. Et qu’ai-je eu l’honneur de voir entre deux publicités débiles pour logo évolutif de portable ? La ferme des célébrités en Afrique ! Waouh ! Au niveau du concept énoncé dans le titre, la ferme et l’Afrique je maîtrise. Concernant les célébrités, j’avoue que je pédale un peu dans la semoule. Heureusement Internet est mon ami ! Et d’habitude il sait répondre à mes questions aussi futiles soient elles. Mais même avec sous le nez (bouché) les biographies des protagonistes de cette émission, je suis restée assez dubitative sur la pseudo reconnaissance publique de ces gens. Pour tout dire, je me suis même posée des questions sur ma culture… mais pas trop longtemps non plus. Lorsque je vis deux pétasses trop maquillée en robe à paillettes perchées sur des talons vertigineux ramasser du crotin de girafe, j’ai failli mourir d’une affreuse crise de ricanements ! Enroulée dans ma couette comme un rouleau de printemps, j’ai vainement tenté de comprendre pourquoi tout le monde s’engueulait pour une histoire de pelle. Je me suis demandée pour quelles obscures raisons,  eux, ils pouvaient donner des biberons à des bébés antilopes et pas moi ? J’étais drôlement populaire au lycée, ça ne suffit pas en matière de célébrité ? Parce que sinon j’ai déjà fait des photos à poil. Ca permet bien à Miss Paris de faire des câlins à un bébé gnou...

    Et bénis soit les effets secondaires d’un de mes médicaments, je me suis endormie comme une pierre

  • 22- Les personnages de Zola ne sont pas tous morts...

    En me levant péniblement ce matin, dérangée par une envie pressante (vessie je te maudis), me traînant déjà une tête en plomb et un nez aussi bouché que le plus cradingue des chiottes d’aire de repos d’autoroute, je ne pensais qu’à deux choses : me soulager et prendre un bon café.

     

    N’ayant pas prévu d’agoniser d’un malheureux rhume assez vicelard pour me foutre KO (nan ce n’est pas la grippe A pas d’inquiétude !), j’avais complètement oublié la coupure de courant consécutive à des travaux sur le réseau électrique qui devait avoir lieu : « le mercredi 17 février 2010 de 8h30 à 12h00 […] l’alimentation électrique pourra être rétablie sans préavis avant l’heure indiquée » Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu !

     

    Adieu petit déjeuner, ordinateurs, dessins animés ! Adieu chauffage, qu’on n’a beau avoir une chaudière au fioul, sans électricité elle ne fonctionne pas (et n’aller pas me demander pourquoi, je ne sais pas moi-même et j’oublie toujours de demander l'explication au gars de service). Salut la gazinière pour se faire bouillir de l’eau et tenter de se faire un café old school ! Salut la couette sur les épaules, que c’est d’un pratique pour se déplacer sans rien faire valdinguer sur son passage ! Bref sans la fée électricité, on a vite fait de pas avoir l’air malin.

     

    C’est souvent pour tout un chacun, naturel de l’avoir chez soi, ainsi que l’eau qui coule au robinet. Seulement voilà. Il ne faudrait pas oublier pour réaliser cette chance, que certains n’ont pas ce confort. Par rapport au monde entier, nous faisons parti de ces privilégiés. Mais chez nous la misère existe aussi.  Je peux en parler, je l’ai côtoyée.  Les bons sentiments ce n’est pas mon genre, mais j’estime qu’à l’heure actuelle, pour ignorer la misère il faut le vouloir à grand coup de lunettes roses sur le nez. Malgré tout je peux le comprendre, le malheur des autres ça peut miner la sensibilité.

     

    J’ai vécu pendant deux ans et demi dans un livre de Zola. A l’époque, je n’avais nulle part où aller et mon ex m’avait proposé de vivre avec lui chez ses parents.  Lui alcoolique au dernier degré, menteur et crade. Elle travailleuse, soumise et quelque peu simple d’esprit. Je ne savais pas. De toute manière, je n’avais pas le choix.  Et surtout j’étais bien contente de ne pas dormir sous un pont, même si la maison de mes ex beaux parents n’avaient rien de chaleureuse.  Plus que sommaire, les murs étaient en béton brut sans isolation. Pas de chauffage à part un poêle à bois dans la salle,  sur lequel on faisait chauffer des grosses gamelles pleines d’eau pour se laver. Car il n’y avait pas d’eau chaude au robinet. Dans notre chambre, les murs ruisselaient tout l’hiver, des champignons poussaient dans les fringues et cette odeur d’humidité dont je n’arrivais pas à débarrasser mes cheveux.  On avait froid. Prendre un bain était une mission. Quant au contexte relationnel avec un alcoolique qui flambait la paye de sa femme méritante et courageuse au PMU du bled pour boire de la bière et jouer au tiercé… ce n’était pas facile tous les jours.  Mais on ne va pas non plus, commencer à entrer dans les détails. Je ne vais pas flinguer le moral des troupes !

     

    Manquer de confort et vivre avec cette famille m’a beaucoup appris. Il y a des chances qu’on a et dont je suis particulièrement consciente de par cette expérience. J’aimerai bien qu’on n’ait pas forcément besoin d’en passer par là pour se rendre compte.

  • Le rhube ?

    C’est juste une des maladies bénignes les plus chiantes au monde.

     

    Déjà, corporellement parlant, le visage observent des mutations qui rayent temporairement du quotidien de la vie de tous les jours les mots : glamour, séduction massive et classe internationale. L’œil humide et larmoyant en permanence ne supporte plus la lumière du jour ou artificielle, et encore moins celle de l’écran d’ordinateur devant lequel on passe un certains temps tous les jours. De charmantes croûtes s’agglomèrent au coin des paupières : on ressemble à un lapin de laboratoire sur lequel on testerait avant sa commercialisation, un nouveau mascara pour avoir des cils longs comme un bras d’enfant. Le nez observent deux phases qui peuvent s’alterner à l’infini : le bouchage et le coulage. En mode bouchage, un instinct de survie ancestral ordonne à la bouche de rester ouverte dans une expression distinguée proche de celle du poisson asthmatique hors de l’eau : les lèvres gercent, la soif  se fait ressentir. Bref c’est la merde ! En configuration « goutte au nez » non seulement les sessions de mouchages intensifs ne résolvent pas plus que ça le problème que l’on rencontre avec cet appendice, mais en plus irrémédiablement, on finit par l’irriter et le rendre aussi rouge que celui d’un clown du cirque Zavatta. Bilan : pas mieux !

     

    Ensuite logistiquement parlant, on se retrouve à trimballer son poid en salopin ou en PQ plein de morve dans ses poches, car la rupture de stock de mouchoirs en papiers intervient toujours au meilleur moment, celui où on en a le plus besoin. Le sac à main ressemble à l’arrière boutique d’une pharmacie qu’on te regarderait sûrement comme une junkie si tu ne toussais pas en permanence. Ton bon médecin, en plus des traditionnels cachets et antibiotiques, te prescrit des gouttes dans le nez, que c’est juste la chose la plus horrible à s’administrer après les suppositoires. Les éternuements sont aussi une source d’angoisse importante quand simultanément et une fois sur deux, un liquide verdâtre s’échappe des narines pour souiller la main qu’on utilise pour ne pas propager les microbes.

     

    Heureusement toute situation aussi pourrie soit elle, peut être une bénédiction : le rhube devient alors ton meilleur ami quand il s’agit d’évacuer la corvée journalière du bonjour en entreprise. Par je ne sais quelle misogynie, la femme ne peut se contenter de saluer son prochain en lui serrant la main. Instinctivement et sauf si une question d’ordre hiérarchique entre en cause, c’est la bise qu’on tapera à la femme collègue de travail. Mais riche d’un tas de bouts de papier durcis par de la vieille morve de la veille et installés artistiquement et bien en évidence sur la surface du bureau, cette horrible routine devient un mauvais souvenir durant les quelques jours nécessaires au total rétablissement de notre petite personne tyrannisée par le méchant rhube des bois. O joie ! O bonheur d’échapper à :

     

     

    > Celui qui fait la bise sans un bruit, ce qui revient à un contact de joue à joue et c’est très flippant autant d’intimité.

    > Celui qui tourne à peine la tête en espérant secrètement te rouler une pelle. (même pas en rêve !)

    > Celui qui te colle bruyamment et joyeusement son ADN sur les joues (profondément dégueulasse).

    > Et la variante de celui qui te colle son ADN sur une joue et t’invite tacitement à faire de même sur la sienne en te la tendant (je crois que je vais gerber).

    > Celui qui fleure bon le brocoli, le chou fleur et le chewing gum à la menthe glaciale  de bon matin. (ayé j’ai vomi)

    > Celle qui colle des joues encore toute fraîches de  fond de teint.

    > Celle qui te redonne la nausée avec un parfum très fort à base de patchouli.

    > Celle qui essaye aussi de te rouler une pelle mais ne t’attires pas plus que le collègue masculin qui a déjà tenté la chose dix minutes plus tôt.

     

    Moralité : le rhube c’est quand même vachement bien au bureau ! Et c'est encore mieux quand le bon médecin pour se faire pardonner de t'avoir refilé des gouttes pour le nez, te colle un arrêt maladie de 2 jours... pardon ma couette m'appelle sur le canapé !