Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les traditions qui gonflent (part 2)

    Si  j’étais comme les journalistes nous le conseillent dans les magazines féminins, je prendrai de bonnes résolutions pour cette nouvelle année ; résolutions allant du régime pour perdre des kilos imaginaires à la plus traditionnelle cessation de relation buccale avec la cigarette.

    Mais je ne suis pas comme dans les magazines pour la simple et bonne raison que je ne suis pas photoshoper des bourrelets ni botoxer de la tronche. Le seul vice très féminin dont je ne peux me défaire consiste à manger de la salade verte à tous les repas quelque soit le menu. La salade et moi c’est une grande histoire d’amour, une passion mais là n’est pas le propos.

    Elle est agaçante cette manie de croire que le début d’une nouvelle année est le moment propice à de bonnes résolutions. Le foutage de gueule. Combien de millions de résolutions prisent aux alentours du 1er janvier meurent dès le lendemain dans l’oubli ou la culpabilité d’avoir lamentablement craqué ? Cette histoire de nouvelle année n’est-elle pas uniquement du au caractère arbitraire d’un calendrier ? A ce moment là pourquoi le 1er janvier serait-il THE moment pour prendre des résolutions qu’on ne tient presque jamais ?

    Je ne peux rien contre la fin de l’année et cette tradition des bonnes résolutions que je ne comprends pas et que je trouve inutile. Et comme je ne gagnerai jamais contre le reste du monde, je propose aux pauvres hères qui se perdent malencontreusement ici mes 10 mauvaises résolutions.

    1.      Je n’arrêterai pas le chocolat.

    2.      Ni les fraises tagada.

    3.      Je ne perdrai pas les 2 kilos que j’ai de trop. Parce que je ne vois pas pourquoi je les aimerai moins que les autres.

    4.      Je ne deviendrai pas plus aimable avec mon prochain surtout quand il sent la connardise à plein nez et même si c’est bon pour mon karma. Rien à foutre.

    5.      Je ne serai pas plus tolérante à l’égard des vieux qui s’obstinent à aller au supermarché et  à acheter leurs nouilles ou leur PQ le samedi alors qu’ils ont la semaine entière pour le faire.

    6.      Je ne prendrai pas d’abonnement à canal plouche ou au satellitche.

    7.      Je ne cesserai pas de pisser dans la douche quand j’en prends une.

    8.      Je ne commencerai pas le maquillage et les chaussures à talons.

    9.      Je ne renouvèlerai pas mon putain d’abonnement chez Bouygues pour mon portable.

    10.  Je ne reprendrai pas de portable et je ne me ferai pas avoir comme la dernière fois par le gars de service qui m’a refilé le sien.

    La prochaine fois je parlerai peut être de la grande hypocrisie des vœux de bonne année. Peut être. Pas sûr.

     

     

     

     

     

  • Les traditions qui gonflent (part 1)

    Si j’étais une vraie blogueuse. Une vraie de vrai, certifiée conforme et élevée aux commentaires, alors peut être, je me plierai à l’exercice tendance du moment : le best of de l’année. La petite liste de films, albums ou bouquins préférés. Voir les trois à la fois.

     

    Mais comme je peux l’avoir déjà proclamer (oui je proclame et alors ?) je ne suis qu’une brute pas épaisse qui tabasse modestement son clavier qu’elle devrait d’ailleurs sérieusement dépoussiérer (le gros dépoussiérage avec démontage de touches que t’as intérêt de prendre une photo avant de commencer l’opération).

     

    Alors non je n’offenserai pas le oueb international du monde de mes petits goûts personnels. Mes petits goûts de chiottes à moi que jamais la télé elle parle de la musique que j’écoute, des films que je vois et des bouquins que je dévore. Faut dire à la télé, ça cause pas non plus bouquin très souvent. Et autant dire que les chaînes musicales actuelles me font saigner les oreilles presque toujours. Bref.

     

    Par contre je dois avouer que sur le oueb international du monde, des humains anonymes ou presque causent si bien, que leurs cultures m’interpellent et devient un peu la mienne, si elle ne l’est pas déjà.  Et même qu’ils le font toute l’année. Grandiose n’est il pas ?  Pourquoi irai-je donc saboter tout cela avec une liste dépareillée, vu les goûts tous azimuts que je me traîne ? Franchement ?

     

    Je ne peux rien contre la fin de l’année et cette tradition des best of que je ne comprends pas et que je trouve facile. Et comme je ne gagnerai jamais contre le reste du monde, je propose aux pauvres hères qui se perdent malencontreusement ici le worst of 2009. Honte à moi.

     

    Littérature (enfin si on veut)

     

    La trilogie en quatre volumes de Stephenie Meyer. La série Twilight. Que j’ai lu. Ou plutôt que j’ai voulu lire sans savoir que le film allait suivre et que les adolescentes pré pubères se masturbaient dessus, sinon je me serai abstenu. Et dire qu’il faut attendre le quatrième volume pour  qu’enfin Edward couche avec Bella … c’est une mormone la fille qu’ a écrit ça  ou quoi ?

     

    Cinéma (enfin bon)

     

    L’étrange histoire de Benjamin Button de  David Fincher. Sur le papier, j’avais envie de le voir. Et je l’ai vu dimanche dernier. Par principe je l’ai regardé jusqu’au bout. J’aime bien me torturer d’ennui parfois.

     

    Musique (euh … )

     

    En fait je suis super embêtée, mes doigts collent sur le clavier… La musique qu’on n’aime pas on ne l’écoute tout simplement pas. Dans mon cas, on arrive même à ne pas l’entendre mais ça demande beaucoup d’entraînement. Je dirai un peu déçue par le dernier Placebo Battle for the sun. Mais trois fois rien comme déception. C’est vraiment histoire de dire quelque chose !

     

    Sinon la prochaine fois, je ne parlerai pas de mes bonnes résolutions.

  • No comment 4/

    Ya des jours, où je me mettrais bien des pains de seigle dans la tronche pour remettre en place la bouillie indigeste et visqueuse qui me sert de cerveau.

    Ya des jours, où j'aurai voulu être le fruit défendu de l’union d’un couple mentalement équilibré, et ainsi passer au travers de la névrose que mes parents m’ont transmise avec le pack réglementaire de 43 chromosomes*, un certains nombres de bonnes manières et un goût immodéré pour les parasols de cocktails sur les coupes glacées (que je fais un scandale si la serveuse oublie d’orner de cet accessoire mon café liégeois.)

    Ya des jours où mon travail me désespère tellement par son absurdité que j’en fais une dépression nerveuse avec crises de larmes toutes les deux heures et pour n’importe quelles raisons. Surtout pour n’importe quelles raisons.

    Ya des jours où je n’en peux plus d’être au bord de la crise de nerfs parce que l’on me demande pour la énième fois de transmettre un duplicata de factures déjà adressé 4 fois en plus de l’original de départ. Tout ça parce que la comptable met la pression pour récupérer l’impayé et que le client tente vainement de gagner 3 jours de sursis pour un montant de même pas 100€ hors taxes.

    Ya des jours où j’en peux tellement plus de ces montagnes de papiers, de ces directeurs de supermarchés que j’envois chier l’ange Gabriel alors qu’il vient me demander ce qu’il peut faire pour que je cesse d’être hystérique. [L’ange Gabriel est le surnom du directeur qui officie pour Dieu le Père (le grand patron). Je ne connais pas le pourquoi de ces surnoms bibliques. J’imagine juste qu’étant souvent la plus courte vêtue, celui de Marie Madeleine me revient de droit.]

    Ya des jours comme ça (enfin hier), où le miracle se produit, où enfin on se rend compte que je travaille comme une dingue pour tenir mes délais et faire rentrer le pognon par l’établissement à la chaîne de centaines de factures.

    Et ce jour là (enfin hier), je fous tout en l’air sans réfléchir et sans la moindre hésitation. Je m’égosille à affirmer que je déteste mon travail, que je ne crois plus aux solutions étant donné la réussite infructueuse des précédentes tentatives où le droit de me décharger sur ma collègue m’a été honteusement voler par la nécessité de mettre en place des bases de données pour ce nouveau logiciel que je hais. Je continue en lui expliquant que je ne suis pas facturière de formation et qu’il ne s’agit pas de mon premier travail mais bien du troisième. Je conclus par mon souhait de ne jamais remettre les pieds ici et de devenir éleveuse de poules.

    Et ce jour là, (enfin hier) l’Ange Gabriel a rit. Lui qui sait seulement faire la gueule. Il a rit. A gorge déployée de mon caractère de phacochère enragé. Il m’a même remercié d’avoir une « personnalité aussi spéciale ». Vexée comme un pou qui se fait asperger de répulsif, je suis partie non sans ressentir à peine 10 minutes plus tard un sentiment cuisant de regret et la culpabilité d’avoir dépasser les bornes des limites.

    Alors le lendemain, (enfin aujourd’hui) j’ai présenté des excuses relatives à mon emportement et à mon attitude indignes d’une professionnelle.

    L’Ange Gabriel a sourit, surpris par ma demande bafouillante de pardon en me disant que cela n’était vraiment pas nécessaire.

    Rhaaaaaaa ! C’que c’est naze de faire partie de ces gens qui peuvent pas s'empêcher de s’excuser...

     

     

    *Je pensais à m’en faire couper la main que j’avais 24 chromosomes… comme toute grenouille qui se respecte.  Source Wikipédia.

     

     

  • 13- ma clio...

    Ah ma clio ! Ma voiture-pourrie d'amour que j'aime à m'en scarifier son petit nom sur les mollets ! Son petit nom ? Clitomobile. Subtil, classieux et élégant. A l'image de sa couleur maronnasse improbable. A mi chemin entre la teinte de la crasse propre et celle de la crasse sale. Petit bijou de technologie, ma Clitomobile dépourvue (de série) de 5ème vitesse, développe une puissance d'environ 2 chevaux trois quart après 10 minutes de starter et avec démarrage en pente descendante. Vitres manuelles, direction sinistrée, jantes en fer, pot catastrophique, autoradio à cassette : appareil dernier cri dans les années 80 ! La Clitomobile est âgée d'à peine 20 ans et quelques centaines de milliers de kilomètres. Autant dire que je n'ai pas fini de tailler la route avec cette petite merveille de mécanique. Que de kilomètres parcourus en ta charmante compagnie, bien assise sur tes sièges et tes ressorts rouillés vintage : Amsterdam, Paris, Bruges, Rennes, Montaigu !

    Aujourd'hui tu as bravée la neige et les éléments pour me mener à bon port. J'aurai largement préférer que tu ne tiennes pas l'asphalte afin de rester crapuleusement à la casa avec mon convalescent handicapé du bras. Mais n'écoutant que ton courage, tu as dompté la chaussée pas toujours sablée ni salée et les flocons tourbillonnant devant tes phares jaunes bouton d'or. Clitomobile tu forces mon respect ! Mais le mécano de Dieu sait que je mérite (normalement) ton indéfectible loyauté. Pas plus tard que dernièrement, je délestais encore mon compte courant de 400€ pour ta petite gueule, pour te payer des cardans flambants neufs et faire cesser tes plaintes lugubres. Et pourtant tu as déjà oublié... Tu as déjà oublié que pour toi, j'ai bouffé des pâtes sans beurre pendant un mois entier : sur le retour, ce soir tu t'es mise à crier. En plein centre ville. Sans même un signe annonciateur. J'ai quitté la route des yeux un instant pour consulter ton tableau de bord high tech. Et ô stupeur ! j'ai vu ça :

    P1020512.JPG

     

    180 ???!!!???

    Une hallucination. Cela ne peut et ne doit être qu'une hallucination. Sûrement une intoxication au capuchon de stylo bille que je ne peux m'empêcher de mâchouiller  nerveusement au travail. Intoxication qui entraînerait cette fantasmagorie visuelle et ce cauchemar auditif. Car tu te mets à hurler du plus profond de ta carcasse. Je n'ose y croire, mais que se passe-t-il  fidèle Clitomobile ?

    J'arrive pantelante et effrayée à la maison, m'empressant sans même l'embrasser ni lui dire bonjour, d'exposer les symptômes alarmants de la voiture au gars de service. Spécialiste incontesté en mécanique dans notre couple, puisqu'il connaît 20 termes automobiles de plus que moi, le gars de service m'écoute attentivement avant de délivrer à coup de peut être son diagnostique :  une souffrance aiguë de ta gaine de compteur. Je m' effondre devant l'inévitable, il me faudra à nouveau me faire arnaquer par le garagiste.

    Je suis furieuse face à ce nouveau caprice et ton manque de considération quant à mes finances et au budget que je te consacre annuellement. Tu n'es qu'une épave ingrate. Je te hais. Mais promet moi de démarrer demain, j'ai besoin d'aller bosser pour que tu te fasses encore tripoter par les mains sensuelles et couvertes de cambouis du mécanicien. Ah ! Mais c'est ça qu'tu veux ? Petite salope...

     

  • Ce que j'aime...

    Ce que j'aime dans les blogs c'est la première note.

    Je ne sais pas si cette révélation (on ne peut plus passionnante) est la conséquence de ma vexation d'hier d'avoir  vu un de mes rares commentaires censurés. Ou plutôt ne pas passer le stade de la modération alors qu'il ne le méritait pas. Non vraiment pas. De toute manière, je ne commente que positivement. Dans le cas inverse, je ne m'attarde tout simplement pas sur la page qui me dérange ou me déplait. Disons que j'ai pas que ça à foutre.... voyez ?

    Ce que j'aime dans la première note, c'est qu'elle se prête souvent à cette tradition qui veut que l'on motive sa décision d'entrer dans la blogo.

    Exercice auquel je ne me suis pas vraiment pliée. Je n'en avais pas envie, puisque je ne suis ici que pour mon petit plaisir personnel qui consiste à tabasser de temps à autre un clavier de ma connerie ordinaire et intrinsèque. Sans aucun talent particulier. Je suis lucide. Mais avec plaisir. C'est déjà pas mal.

    Ce que j'aime c'est la façon de se dévoiler. Le moyen. Le pourquoi du comment. Je suis curieuse. Le blog que vous entretenez est votre journal, mais pour moi il s'agit d'un roman. Je vous sais réels bloggeurs d'ici et d'ailleurs,  mais je vous vois comme les personnages d'un monde où on peut apprendre un peu tout et n'importe quoi. Un monde que je me rappelle être en général bienveillant. Un monde qui m'avait accueilli plus que chaleureusement.

    Avant j'ai eu un blog. Un autre. Ya plus de quatre ans. J'y racontais déjà des tas de bêtises et aussi ma vie sexuelle. Et puis un commentateur devenu régulier m'a contacté. On a échangé des mails. On est devenus potes virtuels. La vie n'étant pas un long fleuve tranquille, je suis entrée dans une phase de turbulences généralisée à ma vie toute entière ou presque. Je suis restée muette quelques temps. J'ai finalement donné signe de vie mais mon correspondant ne l'entendit pas ainsi et me pourrit tout simplement auprès de mes connaissances de la blogo. Ca m'a saoulé. Alors un soir, j'ai tout effacé et je suis partie sans laisser de trace et sans me battre. Et je ne regrette pas. Tout cela avait prit trop importance et me demandait de consacrer trop de temps à des gens que je ne connaissais pas, que je ne rencontrerai jamais. Je dois plaider coupable dans cette affaire. Si je ne l'avais pas voulu, je n'aurais pas laisser la blogo prendre le pas sur moi.

    Mais faut croire que : "qui blogotte un jour, blogottera toujours". Car j'ai récidivé. Retrouver ce plaisir de tabasser un clavier dans un autre but que de saisir un courrier ou une facture.  Retrouver ses pages que d'autres écrivent avec talent, avec humour, avec sérieux, avec distance, avec professionnalisme pour certains. Retrouver ce plaisir de découvrir qui se cache derrière les mots, d'entre apercevoir des réalités qui dans la vraie vie jamais ne m'effleureront.

  • 12 - Direction bien aimée, tu es conne.

    A la question peut être naïve mais tout de même essentielle du “pourquoi qu’on change de logiciel?”, notre bien aimée direction a su trouver les mots justes et à balayer d’un revers de “parce que” lapidaire toutes nos angoisses d’employés bas de gamme. Il est évident que pour nous autres subalternes, il est difficile de concevoir de changer de logiciel de gestion lorsque ce dernier fonctionne, que tout à chacun (et même le plus nul d’entre nous en informatique) le maîtrise et que les procédures qui jusque là en découlaient sont efficaces. Mais si la direction a dit, alors ne nous reste qu’à obéir sans saisir de près ou de loin les subtilités qui ont motivé ce choix forcément judicieux, puisqu’émanant de notre bien aimée direction.

    C’est autour d’un gobelet de café insipide, et lors d’une réunion initialement prévue à la gloire des commerciaux, qui sont les seuls membres du personnel pour lesquels la direction a un tant soit peu de respect, que nous a été vanté l’arrivée de ce nouveau logiciel qui allait révolutionner nos vies d’employés au sein de notre belle et bonne entreprise. Aux achats on promit une gestion des stocks High Tech, aux commerciaux de magnifiques calculs en temps réels de leurs commissions exorbitantes de 0.175%, et à moi, beaucoup moins de prise de tête avec la facturation client qui m’incombe. La direction venait de semer des étoiles dans les yeux de ses fidèles troupes…

    Un court instant, je me suis tout de même demandé si la direction n’avait pas croisé le chemin d’un vendeur de logiciel machiavélique et vaudou, qui de par ces connaissances ésotériques auraient jeté un sort d’imbécilité profonde à notre bien aimée direction. Mais nan. L’acquisition de ce logiciel est une décision mûrement réfléchie et pleine de considération envers les employés… c’est du moins ce que j’ai cru comprendre en me brûlant la langue avec mon café dégueulasse. Etant un tant soit peu débrouillarde en informatique, je ne m’inquiétais guère de ce changement. Pire je m’en foutais comme de mon premier string. Ma belle insouciance fut de courte durée. Qui dit nouveau logiciel, dit formation. Rien de bien inquiétant quand celle ci est dispensée par un professionnel. Mais plus délicat, si c’est un membre de la direction qui l’a reçu pour mieux nous la restituer gratuitement. Et plutôt très inquiétant quand à la plupart de mes questions la réponse fut “je sais pas”. Le coup de grâce fut portée aux alentours de 15h 22 :” le logiciel ne peut pas se plier aux procédures actuelles de l’entreprise, il vous faut donc repenser votre organisation, ce sont désormais les commerciaux qui sont au cœur du système !” Nous a-t-on dit mielleusement avec un sourire Colgate blancheur très à propos dans des circonstances si catastrophiques ! Ma collègue des contrats d’entretien a eu un fabuleux décrochement de mâchoire tandis que celle des achats se mit à ricaner nerveusement. En effet, mettre au cœur de notre système des commerciaux qui nous filent des dossiers qui n’en ont que le nom, ne peut être que la meilleure idée du millénaire. Habituée à récupérer leurs conneries, je me suis dit que j’allais grâce à ce nouveau logiciel me jeter prochainement par la fenêtre de mon bureau, car il ne m’est plus possible de modifier ou corriger ce que je vais facturer ! Pratique quand on sait que je passe mon temps à le faire !

    A l’issue de cette journée de formation riche en rebondissement, je suis rentrée chez moi pour picoler et me rouler un deux feuilles. Le lendemain matin, je glissais dans mon sac à main un tube de valium ! Et depuis ce fabuleux jour, où le nouveau logiciel est entré pleinement dans notre vie, chacun tente de s’en sortir comme il peut à coup de hurlements, d’engueulades, d’insultes, de crises de larmes…. Si seulement on avait eu quelque chose à reprocher à l’ancien logiciel !

  • Va falloir se calmer sur la déco....

    Depuis quelques années, les nuits d'hiver dans ma campagne profonde, ne sont plus d'encre. Certains illuminés, sûrement intoxiqués au téléfilms américains bas de gamme de l'après midi, s'amusent à avoir la plus grosse facture d'électricité du quartier. Pour se faire, ils multiplient les guirlandes clignotantes, les pères noels et tout objet du folklore qui crache de la lumière.

    Dans l'immeuble à côté de mon taf, une compétition tacite s'est engagé entre les divers habitants, à celui qui inondera le plus son balcon de lumière. Est ce une façon pour eux de se valoriser, comme on se la pète au volant d'une grosse bagnole ? Je m'interroge.

    On pourrait me faire remarquer qu'il s'agit là de faire plaisir aux enfants. Mouais. Peut être. Mais dans le fond, au bout de 5 minutes ne sont ils pas passés à autres choses ces chers têtes blondes ? Ne suffirait il pas de les emmener à la ville pour voir les décorations des vitrines et des rues ? Et pis moi quand j'étais petite, ma mère se contentait d'une guirlande clignotante dans le sapin et d'une couronne sur la porte. Et j'en étais ravie !

    Je dois dire que cette année le phénomène est moins systématiquement répandu. La faute à la crise ou à l'injonction d'éteindre les lumières que nous assène les messages à portée écologique ?

                                                                                            

  • No comment /3

    P1020480.JPGP1020479.JPG

  • Ne pas oublier...

    Entre les flics qui braquent des magasins de téléphonie, entre les politiciens qui philosophent sur l’identité nationale (et dire que je croyais que « français(e) » était juste un terme administratif), entre le sommet de Copenhague et la rediffusion  du film de Yann Arthus Bertrand hier soir à 23 heures, on en oublierait presque que c’est bientôt Noyel ! Et surtout qu’il n’est pas trop tard pour écrire sa lettre au Père Noyel…

     

    Cher Père Noyel,

     

    J’espère que tu vas bien depuis l’année dernière et que ces derniers mois n’ont pas été trop difficiles avec la crise tout ça, tout ça…  tu n’avais pas confié tes économies à Madoff au moins ? Parce que cette année encore, j’ai été super sage et je refuse d’être pénaliser par une mauvaise gestion de ta fortune qui t’empêcherait de m’acheter mes cadeaux que je mérite amplement.

    Sinon la santé ? Roselyne t’a-t-elle adressé ton bon de vaccination contre la grippe A ? Moi toujours pas… Excuse-moi d’être curieuse mais en cette période troublée par la perspective d’une pandémie, je ne peux que me faire du souci pour toi qui voyage tout autour de la terre dans un traineau sans chauffage.

    Comme ton temps est précieux et que tu vas recevoir encore une fois un courrier de dingue, je me permets d’entrer toute de suite dans le vif du sujet : mes cadeaux de Noyel. Et afin de ne pas faire d’impair, je te liste ci-dessous ce que je ne veux absolument pas te voir déposer dans ma doc martens. Sous aucun prétexte.

    Ne pas m’offrir (même si tu crois que c’est une bonne idée)

    1.      Un fer à repasser ou une centrale vapeur. Je sais bien que je n’en ai pas et que je n’en ai jamais eu. Mais ne croit pas que j’en rêve en me tripotant. On peut très bien s’en sortir sans repasser. Suffit de bien choisir ses fringues et d’organiser le séchage du linge sur des cintres en défroissant du revers de la main…. Si, si, je t’assure Père Noyel…

    2.      Un ou plusieurs livres de Marc Lévy ou d’Anna Gavalda. Bah oui j’ai été sage cette année alors tu ne peux pas m’imposer ça !

    3.      Un nécessaire de correspondance ou un agenda. Va falloir arrêter ça avec Mémé. Je sais bien que ça vient d’elle. Mais franchement que veux tu que je fasse en 2009 d’un nécessaire de correspondance avec des petites fleurs ? J’ai un ordinateur et mes 14 ans sont loin maintenant. Quant à l’agenda, j’oublie de le remplir dès le 2 janvier donc merci de vous abstenir tous deux.

    4.      Le DVD d’un film de Kad Merad. Je n’aime pas Kad Merad. N’est ce pas un droit fondamental  de ne pas le trouver marrant et d’en avoir marre de le voir chanter I believe I can fly sur tous les plateaux de télé ?

    5.      Un chèque cadeau valable dans deux magasins et pendant 36 heures. Fais un effort sur le nombre de magasin et la durée de validité. Souviens toi l’année dernière comment j’ai maudit la tante Henriette et ses bons plans à deux balles : « Waouh !!!!! 7€62 !!! (ndlr 50 francs d’avant tout rond) A dépenser avant après demain dans un magasin artisanal de bijoux en écailles de poissons situé au choix : en Belgique ou à 150 bornes d’ici !!!!! Comment t’es royal Tata ! » (VERIDIQUE)

    6.      Une caisse à outils. Ne me confond pas avec le gars de service. On ne fait pas encore notre déclaration d’impôt sur la même feuille, donc les cadeaux communs t’oublie !

    7.      Un objet de décoration quelconque que tu aurais choisi toi-même. Je ne me permettrais jamais de remettre en cause des goûts qui sont très sûrs. Jamais. Mais ayant moi même des goûts de chiottes, il me semble que ce serait une perte de temps de t’embêter à choisir avec soin un objet : je serai incapable d’y déceler la moindre beauté. Oublie donc les statuts de chats en bois et les assiettes décoratives. Je suis trop rustre pour apprécier ces objets d’art.

    8.      Un téléphone portable. Même si le mien fait la tronche et risque de bientôt rendre l’âme de sa batterie. Même si tu peux m’en avoir un super technologique qui fait des photos, des films, couverture de survie et un expresso du tonnerre. Oublie, je n’en veux sous aucun prétexte.

    9.      Une étoile avec le certificat de propriété ou (dans le même genre) la plantation d’un arbre en mon nom. C’est too much. Vraiment too much. Et pis des arbres j’en ai déjà planté dans mon jardin au printemps… du coup j’ai peur qu’à la fin j’ai trop d’arbres à mon nom.

    10.  Un abonnement à un magazine féminin. Vade retro satanas ! Par contre si tu veux faire plaisir à la mère de service fonce !

     

     

     

     

     

    M’offrir s’il te plait (et si c’est possible par rapport au ratio de sagesse et de gentillesse développé par moi-même durant toute cette année)

    1.      Une machine à pain. Parce que la mienne elle est cassée et que ça me manque de faire du pain… surtout quand la première boulangerie se trouve à 10 kilomètres de la maison. Par contre tu peux prendre le premier prix, je ne fais que pétrir, je cuis mon pain au four…

    2.      Un petit vibro qui vibre vraiment fort (ou deux). Oui vraiment fort la vibration s’il te plaît…. Mes dernières acquisitions ne font que me chatouiller gentiment.

    3.      L’intégrale de Manara. Lue il ya de ça bien longtemps dans les rayons d’une FNAC.

    4.      Des petites culottes et des soutiens gorges. Parce que c’est la dèche. Parce que presque toutes mes culottes sont trouées et que ça ne fait pas très classieux dans les partouzes.

    5.      Des Docs Martens. Oui je sais que j’en ai déjà. Mais pas des rouges ! Je les veux rouge foncé s’il te plait Père Noyel.

    6.      Un abonnement à la piscine qui fait des soirées naturistes. Parce que c’est le pied de nager toute nue !

    7.      Un chargeur de piles avec plein de piles rechargeables. Pour les manettes de la wii et mes jouets qui vibrent. Pour freiner ma consommation de piles en général.

    8.      Une place pour aller voir Florence Foresti. Ce serait bien que tu puisses… en plus j’ai jamais vu un spectacle d’humoriste autrement qu’en DVD.

    Ta sagacité d’esprit, cher Père Noyel, remarquera immédiatement, que je te demande moins de choses que  je ne refuse d’en recevoir. Preuve indubitable que j’ai vraiment été gentille et sage et que je mérite d’être gâter après cette longue et difficile année.

    Je ne t’accapare pas plus longtemps, cher Père Noyel.

    Mais avant de te quitter je voudrai comme tous les ans te souhaiter bon courage et te dire de ne pas oublier ton écharpe, tes moufles et ton bonnet.

    Je t’embrasse bien fort.

    La fille de service